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N° 352
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La Semaine


6000 emplois directs et 30 000 indirects seront crées.
(AFP)

Tanger.
Renault maintient son projet



Grosse frayeur le week-end dernier pour le gouvernement El Fassi. Le site français www.usinenouvelle.com a annoncé un éventuel report de l’implantation du constructeur français au Maroc. Baptisé “Hercule”, le mégaprojet de Renault revêt une importance primordiale pour le Maroc. D’une superficie de 300 hectares, cet investissement de 600 millions d’euros créera 6000 emplois directs (et 30 000 emplois indirects) et
aura une capacité de production qui devrait atteindre à terme les 400 000 véhicules. Le ministère de l’Industrie et du Commerce aurait donc demandé des explications au constructeur français. Mais Ahmed Reda Chami a affirmé, lundi 15 décembre, qu’il s’agissait juste d’une rumeur à laquelle il ne fallait pas porter foi. Même son de cloche du côté du groupe Renault-Nissan qui a déclaré maintenir son plan d'investissement à Tanger. Contacté par TelQuel, le département communication du groupe confirme : “Ni le projet industriel, ni le planning de l’outil industriel ne sont remis en question”. Hercule représente la fierté de deux gouvernements successifs : celui de Driss Jettou qui a signé le protocole d’accord et celui d’El Fassi qui en verrala concrétisation. Car ce projet est un enjeu économique important pour le port Tanger Med, et revêt une importance stratégique. Dans les milieux économiques internationaux, on parle d’un véritable tournant, qui scelle définitivement le destin du port tangérois comme pôle économique majeur du pourtour méditerranéen.


RAM.
La privatisation dérange


Le projet de privatisation de la RAM fait grincer des dents les Istiqlaliens. L’Alliance des économistes istiqlaliens, institution nouvellement créée qui s’apparente à un think tank, a pris son bâton de pèlerin pour faire du lobbying contre cette mesure. “Ce n’est pas tant la privatisation qui nous dérange, mais plutôt l’option de rechercher un partenaire étranger qui ne nous convient pas”, confie un des membres de l’Alliance, présidée par Adil Diouiri, ex-ministre du tourisme. Selon les premières indiscrétions, l’Etat ne compte pas introduire une partie du capital en Bourse, comme on s’y attendait. Il devrait céder 30 à 40% du capital à l’une des quatre majors mondiales (Air France-KLM, Lufthansa, British Airways et Emirates) en restant majoritaire.


Contrefaçon.
Le luxe dans tous ses états


Près de 55% des Casablancaises avouent avoir déjà acheté une contrefaçon de grandes marques. C’est ce qu’a révélé l’enquête menée par le cabinet B Marketing auprès d’un échantillon représentatif constitué de 222 femmes casablancaises. L’étude, rendue publique lundi 15 décembre, vise à en savoir plus sur les comportements des acheteurs et consommateurs des marques de luxe et à définir une vraie cartographie de l’univers du luxe au Maroc. Résultats ? Les marques les plus connues au Maroc sont Dior (74%) et Chanel (55%) devant Gucci (43%), Cartier et Louis Vuitton (41%) et une grande partie des sondées a acheté, au cours de ces 3 dernières années, des parfums/cosmétiques et des bijoux/montres de luxe.


Tourisme.
Le plan se fait désirer


On devrait clôturer l’année 2008 avec une hausse de 7% par rapport à l’année précédente en nombre de touristes. C’est ce qu’a déclaré Mohamed Boussaïd, ministre du Tourisme, mercredi 17 décembre. Dans un communiqué, il a également annoncé la mise en œuvre d'un plan pour limiter l'impact de la crise internationale sur le tourisme dans le royaume en 2009. Mais la plan se fait attendre par les professionnels. Et pour cause, il est en préparation depuis deux mois. “Il y a urgence, on ne peut pas se permettre un tel retard”, déplore l’un d’entre eux. La récente baisse des arrivées dans les deux pôles touristiques les plus importants (Marrakech et Agadir) devrait inciter à plus de réactivité de la part des autorités de tutelle.


Carburant.
Nizar Baraka pas convaincant


Le plan du ministre des Affaires générales pour les prix pétroliers ne fait pas l’unanimité. “C’est encore un projet. Nous sommes toujours en discussion avec les professionnels afin d’arriver à un consensus qui arrange les différentes parties”, explique une source au ministère. Les professionnels du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) sont en plein brainstorming pour étudier la proposition de la nouvelle formule qui a été présentée lundi 15 décembre par Nizar Barak. Le ministre prévoit dans son plan de rogner sur les marges des professionnels sans toucher à la Caisse de compensation. Ce qui n’est pas pour plaire à ces derniers. Rappelons qu’à partir du 1er janvier 2009, les Marocains rouleront plus propre. Le diesel normal disparaîtra graduellement des stations- service pour laisser la place au 50 PPM.


Blanchiment d’argent.
Le Maroc pointé


“On estime à 5 milliards d’euros le montant blanchi au Maroc en 2007.” Les propos sont d’Eric Vernier, docteur en sciences de gestion, lors d’une conférence organisée la semaine dernière à l’ISCAE sur le thème “Argent sale, matière première du blanchiment”. Selon Vernier, l’argent sale a atteint en 2008, 6000 milliards de dollars et représente 15% du commerce mondial. Selon les estimations de l’ONU et du Gafi (Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux), ces chiffres sont amenés à croître. Rappelons que même si la loi relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux est entrée en vigueur en mai 2007, elle n’est toujours pas appliquée. Elle attend toujours la mise en place de la cellule de renseignement financière.


OFF.

Le système d’octroi des allocations familiales devrait bientôt changer. A partir du 1er janvier 2009, la CNSS va directement virer ces allocations sur les comptes des bénéficiaires ou les mettre à leur disposition dans ses agences pour ceux qui ne possèdent pas de compte bancaire. Actuellement, c’est l’employeur qui récupère ces aides et les redistribue aux salariés.


Gros clash, lundi 15 décembre à Madrid. Réunis à l’occasion de la rencontre annuelle du comité mixte Maroc Espagne, les hommes d’affaires des deux pays ont échangé de vifs propos. Les Espagnols ont accusé les Marocains de “manque de transparence” dans la gestion des appels d’offres internationaux. Ce qui n’a pas été du goût de Moulay Hafid Elalamy, patron des patrons, qui a rétorqué que le gré à gré n’avait plus cours au Maroc. On veut bien le croire !
 
 
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