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Irak. Lancer de babush
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Cinéma. Lettre ouverte au roi...
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Sortie. Les frères Lumière
N° 352
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Eric Goldstein et Human Rights Watch veulent élargir le mandat de
la MINURSO. (DR)

Sahara.
Chaud, chaud, le rapport


Human Rights Watch (HRW), association internationale de défense des droits de l’homme, devait rendre public, vendredi 19 décembre, son dernier rapport intitulé “Les droits humains au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés à Tindouf”. Eric Goldstein et son équipe, qui ont mené les travaux de HRW, préconisent notamment d’élargir le mandat de la force de paix onusienne (MINURSO) à la question des droits humains. Une recommandation qui a fait bondir les responsables
du dossier sahraoui à Rabat, qui avaient bien sûr vu venir le coup. Mercredi 17 décembre, soit deux jours avant la publication du rapport de HRW (dont TelQuel avait eu une copie), le ministre des Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri, a organisé une rencontre informelle avec les principaux représentants de la presse marocaine dans une villa du quartier Souissi à Rabat. Etaient aussi présents Yassine Mansouri, patron de la DGED (renseignements extérieurs), et Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur. L’objectif de nos “diplomates” en chef est apparu au fil de la rencontre : briefer les journalistes nationaux sur le risque de manipulation et, surtout, s’opposer à l’élargissement du mandat de la MINURSO à la question des droits humains. Tranchant avec son habituel discours diplomatique, Fassi Fihri a eu des mots très durs vis-à-vis de l’Algérie, accusée de dénigrer le Maroc et de prendre en otage la question des droits de l’homme. La politique de “la main tendue” adoptée par les autorités marocaines envers l’Algérie semble en tout cas révolue. “Nous avons tout essayé, mais aucun signal positif ne nous a été envoyé en retour”, a déploré Fassi Fihri.


Insolite.
Obama, please…

Les six détenus dits politiques de l’affaire Belliraj, dont les leaders de deux partis dissous, Al Oumma (Mohamed Marouani) et Al Badil (Mustapha Moâtassim, Amine Ragala), ont adressé une surprenante lettre, la semaine dernière, à Barack Obama. Le texte, dont l’intégralité a été publiée par le quotidien Attajdid, exhorte le futur président américain à “répandre et ancrer la pratique de la démocratie et du respect des droits de l’homme dans le monde”. Non, les détenus, accusés d’appartenir au réseau Belliraj (une affaire pour laquelle ils n’ont toujours pas été jugés), n’ont pas demandé à Mister Barack d’intercéder auprès de Mohammed VI pour une éventuelle demande de grâce.


Intempéries.
Le froid, ce serial killer


A cause de la tempête, le toit d’une maison en terre s’est effondré sur une famille, dans la région de Taza. Bilan : 5 morts ! “Les précipitations de ces derniers mois ont endommagé des habitations qui n’ont pas été consolidées. Le drame de Taza est la conséquence de tout ce qui s’est passé avant”, nous a déclaré Mohamed Chiabri, membre de l’AMDH à Taza. Et d’ajouter : “Comme toujours, les autorités réparent le strict minimum et plient bagage”. La nouvelle vague de précipitations et de froid a touché toutes les régions du Maroc. Particulièrement impressionnantes à Ifrane, de fortes chutes de neige ont également touché la ville d’Oujda le week-end du 13 décembre.


Abbas ô Abbas!
La gaffe espagnole


La 9ème réunion de haut niveau maroco-espagnole s’est tenue à Madrid le 16 décembre, sous la présidence de Abbas El Fassi et du chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero. Mais ce que les médias espagnols retiendront surtout de notre Premier ministre, c’est qu’il ne connaît pas le prénom de Zapatero. En plein discours sur l’amitié qui lie les deux pays, il a commencé par l’appeler “José Maria” (le prénom de son prédécesseur Aznar)… Remarquant les rires de l’assemblée, il a maladroitement souri, avant de tenter de se corriger : “Maria José” - un prénom féminin qui n’a pas dû dissiper l’irritation de Zapatero ! Après un “Je crois que c’est ça” peu crédible, le gaffeur a poursuivi son discours comme si de rien n’était...


Henri Michel.
Choukrane l’Mgharba


“Je n’ai toujours pas digéré l’expérience marocaine. Ce que l’on m’a fait après la Coupe d’Afrique des nations est incorrect et malhonnête. Quand je pense que j’avais cassé mon contrat avec le Zamalek du Caire pour reprendre la sélection…”. C’est en ces termes que l’ancien coach des Lions de l’Atlas est revenu, cette semaine dans les colonnes de France-Football, sur sa dernière expérience marocaine. “Je l’ai vraiment en travers de la gorge, parce que je ne m’attendais pas à une telle façon de procéder. Je n’ai jamais insulté les Marocains, mais j’aurais dû me méfier de certains”, conclut Henri Michel, qui a repris aujourd’hui du service en Afrique du Sud. Amer mais pas rancunier, Michel, 61 ans bien sonnés, qui a déjà coaché les Marocains à deux reprises (1995 – 2000 et 2007), a emmené dans ses bagages sud-africains Samir Ajam, un préparateur physique venu de Rabat, qui a déjà bossé avec Philippe Troussier, autre sélectionneur malheureux de nos difficiles Lions de l’Atlas.


SEBTA.
Du zèle à la frontière


Depuis un mois, le Maroc a suspendu le régime spécial dont bénéficiaient les habitants de Sebta pour entrer dans le pays et en sortir. Ils doivent à présent faire comme tous les voyageurs européens : remplir une fiche, tamponner leur passeport, fournir une assurance internationale et un permis d'importation temporaire du véhicule. Au poste-frontière de Tarajal, ce sont des queues interminables. Et la pression s'exerce davantage sur les Sebtaouis d'origine marocaine, d'après José Luis Navajo, qui écrit dans le quotidien El Pueblo de Ceuta. “Il semble que ce soit une réaction au laxisme antérieur appliqué aux passages des Sebtaouis. Dans l'espoir de comprendre, une délégation de citoyens de Sebta a remis une lettre aux autorités marocaines.”



3 questions à Bassima Hakkaoui
[Députée du PJD]


Que pensez-vous de la décision royale de lever les réserves émises par le Maroc sur la Convention internationale sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) ?
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a eu détournement de l’esprit de la lettre royale. Toutes les réserves n’ont pas été levées. Le souverain n’a en fait parlé que des réserves obsolètes par rapport à la législation marocaine. Je pense notamment à la transmission de la nationalité par la mère marocaine à sa progéniture, qui a été rendue possible par la Moudawana.

Cette levée de réserves en matière d’égalité hommes/femmes ne concernerait donc pas la question de l’héritage ?
C’est un leurre, répandu par des gens de différents horizons, notamment des militantes des droits de la femme. Des opportunistes ont saisi l’occasion pour remettre sur le tapis la question de l’égalité en matière d’héritage. Le roi, qui a consulté ses conseillers, les oulémas ainsi que des militants des droits de l’homme pour opérer cette levée, ne peut pas prendre une décision pareille.

Pour vous, la question de l’héritage ne doit pas être débattue ?
En tout cas pas avec légèreté. Ce dont il faut débattre, c’est l’application de ce que la Charia a octroyé comme droits à la femme et qui sont aujourd’hui bafoués. La répartition équitable de l’héritage n’est actuellement pas la vraie problématique. Une grande majorité de femmes, surtout dans le rural, ne disposent même pas de leur droit à l’héritage. Si elles en sont là, c’est avant tout à cause du silence de la société.


Franco.
Melilia fait de la résistance


Les derniers signes de Franco tombent comme des feuilles d'automne. Après le démontage de la statue du général de la place Nuevos Ministerios en 2005 à Madrid, la ville de Santander (nord) a procédé le 18 décembre à l'enlèvement de la statue de Franco à cheval. La place ainsi libérée sera transformée en zone de stationnement, et la statue échouera dans un hangar municipal. Reste donc Melilia, où trône encore, sur une place publique, l’un des derniers monuments consacrés au Caudillo. L'élimination des symboles de l'ère franquiste a été vivement critiquée par l'association pour la récupération de la mémoire historique, mais se poursuit tout de même partout en Espagne, butant encore sur Melilia “la résistante”.


Chabiba.
La Haraka des d’jeuns


Le congrès constitutif de la Jeunesse harakie s’est réuni avec tambours et trompettes, les 13 et 14 décembre à Bouznika. L’apparition inattendue à la tribune de Michael Moffo, conseiller de campagne de Barack Obama, en visite au Maroc, a flatté l’enthousiasme juvénile des militants. Le meeting avait pour but de créer une “nouvelle Chabiba” à partir des restes des trois jeunesses héritées des partis MP, MNP et UD, fusionnés en 2006. L’ancien leader de la Chabiba, le pas très jeune Ouzzine Aherdane (61 ans, fils de Mahjoubi) a été écarté de la course et les jeunes Harakis, en un joli acte symbolique, ont élu au comité national un certain Abdelhamid Aakid, en tant que représentant de la région de… Melilia.

(Lire aussi article p. 24)



Découverte.
Jurassic park in Morocco


L’annonce, mardi 16 décembre, de la découverte de deux fossiles dans le sud-est marocain, près de la frontière algérienne, passionne les paléontologues du monde entier. Une équipe maroco-irlando-britannique a déterré un joli (et tellement long) bec de 45 cm appartenant à un ptérosaure (reptile géant volant) et un os de 1 m interprété comme le reste d’un sauropode (dinosaure herbivore) de 20 m de long. L’intérêt de ces fossiles du Crétacé (il y a environ 100 millions d’années) réside dans le fait qu’ils correspondraient à des espèces encore inconnues. Sur le même site ont été récoltés des restes de crocodiliens de 18 m de long ainsi que de poissons carnivores de 4 m, Excusez du peu.


Syndicat.
La guerre des Zouâma


La bataille fait rage à l’UGTM, syndicat de l’Istiqlal. Depuis le 4 décembre, date à laquelle son secrétaire général, Mohamed Benjelloun Andaloussi, a été démis de ses fonctions, insultes et autres amabilités sont échangées entre ce dernier et Hamid Chabat, maire de Fès. Les deux protagonistes en sont arrivés à se traiter de tous les noms d’oiseaux dans les pages d’un quotidien de la place. Contacté par TelQuel, Andaloussi accuse Chabat de vouloir faire main basse sur le syndicat. Le maire de Fès nous explique pour sa part qu’il ne s’agit, là, que d’un “différend avec Si Mohamed qui reporte sans raison la tenue du congrès de l’UGTM”. Rappelons que ces deux mêmes personnages s’étaient alliés il y a quelques années pour éjecter l’ancien numéro 1 de la centrale, Abderrazak Afilal.


Prison.
Rififi à Safi


La prison de la capitale des Abda a été le théâtre, jeudi 11 décembre, de violentes échauffourées impliquant une journaliste qui souhaitait rendre visite à un détenu, membre de sa famille. “Une dizaine de personnes, dont le directeur de la prison, n’ont pas supporté de me voir prendre des photos. J’ai été violentée, insultée et on m’a conduite manu militari au commissariat dans une estafette de police”, nous a déclaré Nouzha Berkaoui, correctrice au quotidien Assabahia, qui a passé 48h au poste de police à Safi. “Nous lui avons refusé l’accès parce qu’elle n’a donné aucun justificatif, et c’est alors qu’elle nous a fait un scandale”, nous a expliqué pour sa part Abdelhak El Atrassi, directeur de la prison de Safi.


Rapport.
Corrompus, les Marocains ?


Le dernier rapport de Transparency Maroc a été rendu public le 12 décembre. L’étude de l’ONG, qui porte sur 100 ménages et 400 entreprises, révèle notamment que 69 % des chefs de ménage admettent que la maladie d’un proche justifie le versement d’argent illicite. Par ailleurs, le rapport affirme que 70 % des actes de corruption dans l’administration ne visent que l’obtention de simples documents administratifs. Malgré cela, il n’y a que 39 % des chefs de ménage qui sont prêts à payer plus cher les services publics si cela pouvait aider à la lutte contre la corruption. Des données qui serviront sans aucun doute à orienter les activités du tout nouveau Centre d’assistance juridique anti-corruption (CAJAC), lancé à Rabat la semaine dernière par Transparency Maroc.


NADOR.
Pris sur le fait


Le premier frappe, pendant que le second rit… La photographie publiée dans notre article “Melilia, la frontière de la honte” du 29 novembre n’est pas passée inaperçue à Nador ! On y voyait deux agents des Forces auxiliaires en train d’abuser de leur autorité au milieu de la foule qui se pressait au poste-frontière de Beni Enzar, entre Nador et Melilia. Pour ne rien arranger, une courte vidéo montrant le même genre d’abus avait été filmée le même jour par des membres de la société civile, et postée sur Youtube… “Les deux mokhaznis de la photo de TelQuel, ainsi que leur chef de groupe, et un quatrième agent qui apparaissait sur Youtube, ont été convoqués pour s’expliquer et changés de poste”, nous a appris Saïd Chramti, membre de la commission de suivi des affaires publiques de Nador.


Succesion.
Parlement cherche président


La course au perchoir de la deuxième Chambre n’est pas encore tranchée. Alors que les conseillers avaient fixé, mardi dernier, la date du 5 janvier prochain pour élire leur président, le vote a été encore une fois reporté. Selon des informations qui ont filtré ici et là, un petit détail a tout fait capoter. Ahmed Fadili, le premier vice-président, aurait contacté le conseiller royal Mohamed Moâtassim pour l’informer de la nécessité de reporter l’élection. Vu les prétendants qui se bousculent au portillon, la tentation est désormais d’attendre les communales de juin prochain avant d’élire un successeur à Mustapha Oukacha. Le temps d’y voir plus clair…


Droit de vote.
Les étrangers aussi ?


Les non-Marocains pourront voter un jour aux communales, a déclaré Abbas El Fassi cette semaine à Madrid. Etonnant ? En fait, il s’agit de renvoyer la balle au gouvernement espagnol qui a déjà validé le principe du vote des ressortissants étrangers pour les municipales de 2011. Mais pour que cette mesure puisse s’appliquer aux 376 000 Marocains concernés, la Constitution espagnole exige la réciprocité : autrement dit, il faudrait que les Espagnols jouissent du même droit chez nous. Le Premier ministre a fait part de la bonne volonté du gouvernement marocain… en soulignant que l’opération est tributaire d’une révision constitutionnelle (et d’un feu vert royal). Bref, il faudra attendre !



Humeur. W.

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Qu’est-ce qu’on n’a pas dit sur le coup de pompes dont a été victime le malheureux W ! Se baisser, comme ça, comme pour chercher un stylo qui traîne par terre, dégainer ses chaussures et les balancer contre mister W, ou contre sa femme, ses enfants, sa femme de ménage, on connaît bien, merci. Il y a une forme d’arabité dans le geste, sa géométrie, son architecture, la gestuelle, la symbolique, tout ce halo de lumières, de ténèbres et d’autres particules qui gravitent autour. Ça vous renvoie à un lointain background mental, une machine à remonter le temps, à décortiquer les mille et un gestes du quotidien. Tant pis si ça ne vole pas bien haut, c’est juste culturel, nos pères, nos instit’, et tous ceux qui nous aiment, doivent comprendre. Donner de la “savate”, ça vous rabaisse un bonhomme et ça met l’autre sur un piédestal, question de rapport de forces. C’est tout un art. Un père peut “balancer” à ses enfants, sa femme, tout autre être vivant soumis à sa petite volonté de chef, jamais l’inverse. Le fort tape le faible, c’est comme ça, c’est la loi du coup de savate, c’est culturel on vous dit, ça nous connaît, c’est inscrit dans nos gênes. Avec W, c’est le faible qui a tapé le fort. Le pistolero irakien est un peu l’enfant qui “balance” au père. C’est fou, c’est proprement insensé, ça bouscule tout. Rappelez-vous, quand Saddam le zaïm a été renversé par ce même W, quand il ne pouvait plus faire de mal à une mouche, des badauds irakiens ont donné de la savate à la statue du raïss. Ça a toujours été comme ça. La savate est un droit exercé sur le plus faible. Désolé, c’est arabe. Oliver Stone aurait apprécié, les derniers ossements qui restent de Saddam aussi. Ça ressemble à un bras d’honneur, un petit doigt vengeur, c’est juste du vent, il n’y a pas de quoi être fier.



VITES !

La HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle) devrait rendre son verdict, quant à l’octroi de nouvelles licences télé, début 2009. Parmi les projets soumis, c’est celui du tandem Fouad Ali El Himma – Aziz Akhannouch qui semble remporter le plus de suffrages, suivi du projet défendu par le banquier Othman Benjelloun. Evidemment.


De la friture sur la ligne au PAM, le parti cocotte-minute monté autour de Fouad Ali El Himma. Aux dernières nouvelles, deux figures de marque parmi les centristes, Ahmed Alami, ancien ministre de la Santé, et Najib Ouazzani, ancien président du groupe parlementaire, seraient sur le départ, nous explique une source proche du parti (du représentant) de Sa Majesté.


Dans une interview-fleuve accordée à El Mundo, Nouzha Skalli, ministre du Développement social, estime que le statut avancé accordé au Maroc est une récompense pour ses progrès en matière de droits de l’homme. En revanche, la ministre admet que 5 ans c’est trop court pour faire changer des siècles de traditions.


Cinq membres d’une cellule islamiste qui “aménageaient un maquis” ont été arrêtés à Berkane, alors qu’ils se préparaient à braquer des banques pour acheter des armes à feu, vient d’annoncer l’Intérieur. Le communiqué évoque aussi “la neutralisation de personnes recherchées dans le cadre du terrorisme”. Merci !


Le Maroc du foot termine l’année 2008 à la 41ème place du classement mondial de la FIFA. Pas mal, nos Lions de l’Atlas ayant gagné deux places depuis le dernier classement en date. Au niveau arabe, ils occupent la deuxième place juste après l’Egypte, mais ils ne sont que sixièmes en Afrique (normal à côté du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, etc).
 
 
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