La semaine
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Le ministre de la Justice, reçu
par le roi dans son palais dIfrane.
(DR)
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Radi.
Il reste !
Cest officiel, Abdelouahed Radi ne démissionnera pas de son poste de ministre de la Justice, comme il lavait annoncé en juin dernier à la veille du premier round du congrès de lUSFP. Reçu mardi 23 décembre par Mohammed VI dans son palais dIfrane, Radi a été prié de poursuivre sa mission au gouvernement, a annoncé, le jour même, un communiqué du cabinet royal. Le roi lui a réitéré sa confiance et lui a en substance demandé de satteler à la réforme de la justice, placée |
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| en tête des grandes réformes structurelles pour la consolidation de lEtat de droit, la primauté de la sécurité judiciaire et la réalisation du développement. Cette décision met fin à une période dincertitude pendant laquelle un remaniement ministériel semblait imminent et indispensable. La plupart des observateurs tablent désormais sur une recomposition de léquipe gouvernementale en septembre prochain, soit juste le temps de digérer les résultats des élections communales du 12 juin. Rappelons que Radi avait promis de quitter le gouvernement pour mieux se consacrer à la vie de son parti. Cela lui sera manifestement impossible. Doù une idée qui fait son chemin dans les rangs de lUSFP : désigner un vice-premier secrétaire, poste qui échoirait au dauphin de Radi lors du 8ème congrès, à savoir Fathallah Oualalou. Ali Bouabid, nouveau membre du bureau politique du parti de la rose, se fait lécho de la satisfaction (non partagée par la base du parti) qui règne chez certains dirigeants ittihadis. Cest une responsabilité de plus pour le bureau politique et les militants de lUSFP. Nous devons répartir les tâches pour que notre parti, sattelle aux résolutions du congrès qui a dailleurs fixé la réforme de la justice comme une priorité. Notre participation au gouvernement en dépend, explique Bouabid. |
Livre.
La lettre de Taïa
Lauteur du Rouge du Tarbouche reprend du service. Je planche actuellement sur un livre collectif, écrit en français et en arabe, que jaimerais réaliser avec des personnalités marocaines de tous bords, nous explique Abdellah Taïa. Comme qui ? Comme Abdelfattah Kilito, un des plus grands intellectuels marocains, Fouad Bellamine, un peintre qui bouscule, ou encore Najat Aâtabou, véritable icône populaire
. Lettre à un jeune Marocain, dont lobjectif est de pousser à la réflexion, devrait voir le jour en 2009. Et peut-être que ce livre-rêve pourrait devenir un futur classique marocain, poursuit Taïa. Pourquoi pas
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Procès.
Guéguerres journalistiques
Le Tribunal de première instance de Casablanca a condamné, lundi 22 décembre, Abdelhakim Badie, directeur du quotidien Annahar Al Maghribia, à verser 450 000 DH à Rachid Niny, patron dAl Massae, pour diffamation. Le même jour et dans le même tribunal, le quotidien Al Jarida Al Oula a écopé (lui aussi pour diffamation) de 60 000 DH de dommages et intérêts à Khalil Hachimi Idrissi, éditorialiste dAujourdhui le Maroc (ALM). Dans sa livraison du 25 décembre, la direction dAl Jarida Al Oula, qui sest dit étonnée par le verdict, a republié larticle incriminé, accompagné dun édito du patron dALM contre lequel elle annonce de prochaines poursuites judiciaires. |
Sahara.
Le rapport qui fâche
Les réactions marocaines se multiplient pour dénoncer le rapport de Human Rights Watch sur la situation au Sahara et dans les camps de Tindouf. Dernière en date, celle de lAssociation le Sahara marocain (ASM). Au cours dun point de presse tenu lundi 22 décembre à Rabat, Réda Taoujni, président de lASM, a qualifié le rapport de HRW de partial. Ses enquêteurs ont pu circuler librement au Maroc mais ont passé seulement 4 jours à Tindouf, a argumenté Taoujni, qui en a profité pour demander aux autorités marocaines dêtre fermes contre les séparatistes de lintérieur. Pour rappel, vendredi 19 décembre, Human Rights Watch avait appelé lONU à élargir le mandat de la Minurso à la question des droits lhomme au Sahara et dans les camps de Tindouf. |
Hommage.
Adieu Lotfi
Abdelkader Lotfi a fermé les yeux pour la dernière fois, mardi 23 décembre. C'est l'un des pionniers du cinéma marocain qui s'est éteint, à 68 ans, laissant derrière lui une pellicule de vie fournie en uvres cinématographiques et télévisuelles. L'acteur qui a incarné Jebbour dans la série Lalla Fatema avait déjà partagé la scène, théâtrale cette fois, avec Khadija Assad et Aziz Saâdallah dans le cadre de la troupe Le théâtre expérimental. Sa dernière prestation cinématographique rappelle le décès d'un autre grand du Septième art, Hassan Skalli, auprès duquel il apparaît dans Où vas-tu Moshé?, long-métrage du réalisateur Hassan Benjelloun. |
Droits de lhomme.
Quand lIntérieur propose
Sécurité et droits de lhomme, cest le thème débattu lors dun colloque organisé par le ministère de lIntérieur et le CCDH, mardi 23 décembre. Hassan Amrani, wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, a notamment proposé de définir des lieux où se dérouleraient les manifestations. Une idée qui a fait bondir le vice-président de lAMDH : Les manifestations doivent pouvoir être organisées de manière spontanée, a estimé Abdelhamid Amine. La critique de la principale association marocaine des droits humains a également été virulente par rapport à la proposition du ministère de lIntérieur de rendre la garde à vue plus flexible. Les autorités disposeraient à leur guise de cette nouvelle marge de manuvre, et ce ne serait pas à lavantage des prévenus, déplore Amine. |
Gouvernement.
Limogeage par SMS
Le secrétaire dEtat aux Affaires étrangères, Ahmed Lakhrif, a vécu un lundi difficile. Il se trouvait au Parlement quand il a, comme ses collègues, reçu sur son téléphone mobile une dépêche de la MAP annonçant quil était démis de ses fonctions au motif de sa nationalité espagnole récemment acquise. Ahmed Lakhrif avait été nommé secrétaire dEtat en octobre 2007 et était le seul Sahraoui au gouvernement. Pour le politologue Youssef Belal, qui analyse ce limogeage, le roi a encore une fois rappelé quil se plaçait au-dessus de la légitimité électorale et partisane. Le Premier ministre Abbas El Fassi, qui est aussi le leader du parti de Lakhrif, aurait pu avoir son mot à dire, estime-t-il. La mesure qui frappe Lakhrif traduit en tout cas lirritation du Maroc vis-à-vis de lEspagne. Accorder la nationalité espagnole à plusieurs responsables marocains originaires du Sahara est une provocation de Madrid. Mais le signal envoyé en retour par le roi peut compliquer notre position : nous sommes en période de négociations, prévient Belal. |
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Humeur. Les radis sont cuits
On connaît une femme de ménage qui, entre la serpillière et la lessive, ne lit plus Al Ittihad Al Ichtiraki. On ne lui fera plus le coup des lendemains qui chantent, elle les a trop attendus dans une cuisine qui nest pas la sienne à nettoyer la saleté des autres. Elle a perdu la foi, ne croit plus en lUSFP, regarde avec défiance Abdelhouahed Radi, le nouveau messie du parti de la rose. Il fut un temps, pourtant, où elle trouvait rassurante sa barbe blanche taillée au cordeau, son côté Papa Noël sentant bon lafter-shave. Plus maintenant. On connaît une femme de ménage qui, entre la poussière et le récurage des toilettes, sest mise à lire Le Matin du Sahara. Elle a vu en Une du quotidien la photo de Abdelhouahed Radi, dans sa belle veste de ministre de la Justice, reçu par Mohammed VI dans son costume de tous les jours. Le monarque y pose un regard protecteur sur le chef des socialistes. En retour, Radi sourit timidement au roi. Comme un élève studieux à qui lon remet un bon point. Mohammed VI a un geste de la main tranchant et assuré à ladresse de son hôte. Radi, en réponse, garde ses mimines croisées, rangées sagement sur ses genoux, par peur de casser la vaisselle royale. On connaît une femme de ménage qui ne rêve plus. Le Matin du Sahara une fois achevé, elle essuie les vitres avec
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PND vs PAM.
Avantage Kadiri
Abdellah Kadiri est heureux qu'on veuille bien lui rendre son joujou : après le report du procès, ouvert le 23 octobre, le Tribunal administratif de Rabat lui a donné raison, lundi 22 décembre, dans l'affaire l'opposant au PAM. Le Parti national démocratique (PND) a donc légalement le droit de reprendre ses installations et [ses] cadres et n'a nulle obligation de fusion avec le PAM, dixit Kadiri himself. Quant au parti d'El Himma, il fait appel et redirige l'affaire vers le Tribunal de grande instance. Cette affaire durera le temps qu'il faudra, cinq ou dix ans peut-être, prophétise Kadiri. De toute manière, le PND n'a jamais cessé d'exister, clame-t-il haut et fort. Peut-être, mais il a eu très chaud. |
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3 questions à Noureddine Saïl
[Directeur général du Centre cinématographique marocain (CCM).]
Certains reprochent à Whatever Lola Wants, primé au 10ème festival national de Tanger, d'être le moins marocain des films présentés. Votre réaction ?
Je ne sais pas comment on calcule la marocanité d'un film. Les normes internationales sont claires : c'est le réalisateur qui attribue à un film sa nationalité. Nabil Ayouch a choisi de donner sa nationalité à son film. Whatever Lola Wants est donc marocain.
Le film Casanegra n'a pas été retenu pour le Festival de Marrakech. Est-ce en raison de la teneur des dialogues, jugés trop trash pour un festival officiel ?
Du tout. Les dialogues de Casanegra sont brillants. La commission du Festival a décidé de ne pas le retenir à Marrakech. Nous avons eu un coup de cur pour Kandicha et ça n'enlève rien du tout à la valeur des autres films. Le plus important, cest davoir le choix entre plusieurs films pour la sélection, fait rare dans l'histoire de notre cinéma.
Le Maroc a produit 14 longs métrages cette année. C'est un peu mieux qu'en 2007. Mais le nombre de salles de cinéma se réduit comme peau de chagrin
Notre ambition est que 20 à 30 films soient produits par an dans les 5 années à venir. Mais nous ne sommes pas des stakhanovistes des chiffres. Cela doit venir de façon naturelle. Aujourd'hui, de jeunes réalisateurs bourrés de talent prennent la relève, ce qui est encourageant. Parallèlement, nous prévoyons de mettre en place 150 écrans d'ici 2012. Nous rattrapons en quelque sorte le retard accumulé lors des 20 dernières années. |
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Salon.
Au secours, madame Jabrane
Le prochain Salon du livre de Paris, attendu en mars 2009, pourrait se passer
du Maroc. La France aurait en effet refusé de prendre en charge le stand marocain. Un professionnel du livre, qui a requis lanonymat, nous explique : La France avait lhabitude de payer les frais liés à lorganisation du stand (en gros, une fourchette de 500 000 DH), cette année elle a dit non. La seule manière, désormais, pour être présent au Salon, cest que Touria Jabrane, notre ministre de la Culture, règle la facture
. En attendant la décision de la ministre, on sinterroge : pourquoi la France aurait-elle soudainement coupé les vivres ? Parce que le Maroc a boycotté le dernier Salon de Paris, où linvité dhonneur sappelait Israël, suppose notre source. |
Tourisme.
Ça craint pour 2009
Le ministère du Tourisme a dévoilé, en milieu de semaine, sa stratégie Cap 2009 pour prévenir les effets de la crise économique internationale sur le tourisme au Maroc. Ce plan de sauvetage se fixe pour objectif de promouvoir limage de marque du pays, de référencer la destination Maroc auprès de tous les tours opérateurs, de favoriser lachat de séjours en ligne, et de mieux communiquer sur les marchés émergents. En dépit des efforts du département de Mohamed Boussaïd, le tourisme national risque de pâtir des effets de la crise dès 2009 : lOrganisation mondiale du tourisme (OMT) prévoit... 0% de croissance pour le tourisme mondial. |
Haj.
Colère des pèlerins
Panique à laéroport de Jeddah où, des centaines de pèlerins marocains sont restés bloqués pendant plus de 48h en raison des retards des vols de la RAM. Ce qui les a poussés à manifester dans les locaux de laéroport. Cest labsence de soutien de la part de nos officiels qui nous a fait enrager, explique un pèlerin arrivé à Casa avec deux jours de retard. La RAM justifie cette situation par l'encombrement au sein de l'aéroport de Jeddah. Les aérogares et les terminaux sont saturés, il ny a pas suffisamment de salles d'embarquement et les parkings- avions sont souvent affectés avec retard, nous explique une source à la RAM. Cette année, pas moins de 32 000 Marocains ont effectué le pèlerinage à la Mecque contre 30 000 en 2007. |
Lions de lAtlas.
Des buts, encore des buts
Les footballeurs marocains dEurope étaient inspirés les 21 et 22 décembre. Lattaquant de Bordeaux, Marouane Chamakh, a marqué deux fois devant Monaco (4-3), tout comme le Nancéien, Youssef Hadji, devant lOlympique de Marseille (3-0). Le sociétaire du Havre, Hassan Alla, a inscrit lunique but de son club devant Lille (1-3). En Espagne, Nabil Baha, le métronome de Malaga, a trouvé le chemin du but devant Santander. Dans le Calcio, Houcine Kharja, qui joue à Sienne, a réduit la marque face à lInter de Milan (1-2). Aux Pays-Bas, la star de lAZ Alkmaar, Mounir El Hamdaoui, élu meilleur joueur de lannée par ses pairs, a marqué son 15ème but de la saison devant Ultrecht (2-0). |
Sidaction.
Chose pas promise
Vendredi 19 décembre, Carla Bruni-Sarkozy a fait une apparition sur les télés marocaines, à loccasion du Sidaction. Lundi 22 décembre, la très officielle agence de presse MAP annonçait que la première dame de France comptait faire un don à lAssociation marocaine de lutte contre le sida (ALCS), sans en préciser le montant. Sauf quen réalité, lépouse du président français na jamais promis de verser un kopeck à lAssociation dirigée par Hakima Himmich. Je ne sais pas où la MAP est allée chercher ça, mais Carla Bruni ne nous a jamais fait part de promesses de dons, nous a déclaré Hakima Himmich. Mais peut-être que maintenant quelle nous connaît
, poursuit-elle dun air malicieux. |
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Humeur. Number one
Si on sondait les Marocains sur lidentité de lhomme de lannée, que risquent-ils de répondre ? Le roi, évidemment. Oublions les opportunistes, beaucoup le feront par conviction, dautres pour des raisons un peu pratiques. Cest ceux-là, peut-être, les plus intéressants. Ils correspondent à un modèle de structure mental aussi répandu quune monnaie nationale. Ne pas mettre le roi en tête (de tout) est une hérésie, cest ce que notre culture, nos valeureux aînés, le temps, et toutes les machines à bourrer les esprits, nous ont appris. Alors on coche le roi comme on dit oui à son gentil papa, par amour mais les yeux fermés, oui, vous savez bien, cet amour où toute notion de plaisir est totalement exclue, un amour quon va appeler filial, quil faut avaler comme un super calmant, histoire de dormir tranquilles. Plébisciter le roi est lexercice le plus commode qui soit. Vous vous appliquez et vous rendez votre copie, blanche, impersonnelle, muette. Personne ne viendra taper à votre porte. Peace & love, vous êtes vernis pour des lunes entières. Mais oui, bien sûr, il ny a pas que lamour là-dedans. Cest tellement complexe, le sentiment offre une telle gamme démotions en pagaille, on est plongés dans un tel bordel intérieur que lon se dit, à la fin, un peu dépités : Cest comme ça. Un maître décole, dont je me souviens très bien, disait à ses valeureux sujets : Alors quoi, vous naimez pas le roi ? Vous naimez pas votre père ?. Il y en avait bien qui préféraient maman, ce jour-là ils ont tous dit : Oui, on aime papa. Cest le number one. Cest donc lui lhomme de lannée, inutile de vous déranger. |
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VITES !
En 2009, Rabat devrait accueillir une antenne de lassociation Ni putes ni soumises, selon Aujourdhui le Maroc. Ni putes ni soumises peut exister au Maroc tout en tenant compte des spécificités du pays, a déclaré une responsable de lorganisation (ultra) féministe au quotidien. Ni putes ni soumises, ça donne quoi traduit en arabe ?
Mohamed Chatbi, un des évadés de Kénitra rattrapé par la police, a tenté de se suicider en début de semaine dans sa cellule de la prison Ezzaki à Salé. Daprès lun de ses proches, Mohamed voulait en finir parce quil ne supportait plus dêtre enfermé avec des détenus de droit commun.
Le ministère de l'Intérieur et l'Institut royal de la culture amazighe ont signé, mardi 23 décembre, une convention pour que les caïds se mettent à apprendre l'amazigh. Mais cet enseignement restera optionnel, ce qui ne devrait pas déplaire aux puristes de lIstiqlal, très attachés à larabe, langue nationale.
Le drame des Subsahariens intéresse-t-il les Marocains ? Il faut croire que oui, heureusement. La dernière émission réalisée sur le sujet, diffusée dimanche sur Al Aoula, a enregistré lun des plus beaux scores de lannée : 28% daudience, sil vous plaît. Pas mal pour un sujet que lon disait, à tort, peu vendeur.
Le Patah Eliyahou, best-seller de 750 pages sur les rituels de prière hébraïque séfarade, sécoule chaque année à 80 000 exemplaires dans le monde, et ce depuis 1978. Cest ce que révèle le site de lhebdomadaire français lExpress. Et devinez quoi, lauteur nest autre quun rabbin
marocain. Serait-il notre prédicateur le plus lu ?
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