Richesses. Mais qui contrôle nos responsables ?
Document. Maradji, témoin du siècle
Droits de l'homme. Herzenni "Le passé ne m'intéresse pas"
Football. Le bal des transferts
Reportage. La route de l'essence
Insolite. Gay luron
Regards. Le Maroc, vu d'ailleurs
RETRO. 2008 dans tous ses états
Retro 2008. L'abécédaire
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Portrait. Un certain regard
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N° 353-354
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Le ministre de la Justice, reçu
par le roi dans son palais d’Ifrane.
(DR)

Radi.
Il reste !


C’est officiel, Abdelouahed Radi ne démissionnera pas de son poste de ministre de la Justice, comme il l’avait annoncé en juin dernier à la veille du premier round du congrès de l’USFP. Reçu mardi 23 décembre par Mohammed VI dans son palais d’Ifrane, Radi a été prié de poursuivre sa mission au gouvernement, a annoncé, le jour même, un communiqué du cabinet royal. Le roi lui a réitéré sa confiance et lui a en substance demandé de s’atteler à la réforme de la justice, placée
“en tête des grandes réformes structurelles pour la consolidation de l’Etat de droit, la primauté de la sécurité judiciaire et la réalisation du développement”. Cette décision met fin à une période d’incertitude pendant laquelle un remaniement ministériel semblait imminent et indispensable. La plupart des observateurs tablent désormais sur une recomposition de l’équipe gouvernementale en septembre prochain, soit juste le temps de digérer les résultats des élections communales du 12 juin. Rappelons que Radi avait promis de quitter le gouvernement pour mieux se consacrer à la vie de son parti. Cela lui sera manifestement impossible. D’où une idée qui fait son chemin dans les rangs de l’USFP : désigner un vice-premier secrétaire, poste qui échoirait au dauphin de Radi lors du 8ème congrès, à savoir Fathallah Oualalou. Ali Bouabid, nouveau membre du bureau politique du parti de la rose, se fait l’écho de la satisfaction (non partagée par la base du parti) qui règne chez certains dirigeants ittihadis. “C’est une responsabilité de plus pour le bureau politique et les militants de l’USFP. Nous devons répartir les tâches pour que notre parti, s’attelle aux résolutions du congrès qui a d’ailleurs fixé la réforme de la justice comme une priorité. Notre participation au gouvernement en dépend”, explique Bouabid.


Livre.
La lettre de Taïa


L’auteur du Rouge du Tarbouche reprend du service. “Je planche actuellement sur un livre collectif, écrit en français et en arabe, que j’aimerais réaliser avec des personnalités marocaines de tous bords”, nous explique Abdellah Taïa. Comme qui ? “Comme Abdelfattah Kilito, un des plus grands intellectuels marocains, Fouad Bellamine, un peintre qui bouscule, ou encore Najat Aâtabou, véritable icône populaire…”. Lettre à un jeune Marocain, dont l’objectif est de pousser à la réflexion, devrait voir le jour en 2009. “Et peut-être que ce livre-rêve pourrait devenir un futur classique marocain”, poursuit Taïa. Pourquoi pas…


Procès.
Guéguerres journalistiques


Le Tribunal de première instance de Casablanca a condamné, lundi 22 décembre, Abdelhakim Badie, directeur du quotidien Annahar Al Maghribia, à verser 450 000 DH à Rachid Niny, patron d’Al Massae, pour diffamation. Le même jour et dans le même tribunal, le quotidien Al Jarida Al Oula a écopé (lui aussi pour diffamation) de 60 000 DH de dommages et intérêts à Khalil Hachimi Idrissi, éditorialiste d’Aujourd’hui le Maroc (ALM). Dans sa livraison du 25 décembre, la direction d’Al Jarida Al Oula, qui s’est dit étonnée par le verdict, a republié l’article incriminé, accompagné d’un édito du patron d’ALM contre lequel elle annonce de prochaines poursuites judiciaires.


Sahara.
Le rapport qui fâche


Les réactions marocaines se multiplient pour dénoncer le rapport de Human Rights Watch sur la situation au Sahara et dans les camps de Tindouf. Dernière en date, celle de l’Association le Sahara marocain (ASM). Au cours d’un point de presse tenu lundi 22 décembre à Rabat, Réda Taoujni, président de l’ASM, a qualifié le rapport de HRW de “partial”. “Ses enquêteurs ont pu circuler librement au Maroc mais ont passé seulement 4 jours à Tindouf”, a argumenté Taoujni, qui en a profité pour demander aux autorités marocaines “d’être fermes contre les séparatistes de l’intérieur”. Pour rappel, vendredi 19 décembre, Human Rights Watch avait appelé l’ONU à élargir le mandat de la Minurso à la question des droits l’homme au Sahara et dans les camps de Tindouf.


Hommage.
Adieu Lotfi


Abdelkader Lotfi a fermé les yeux pour la dernière fois, mardi 23 décembre. C'est l'un des pionniers du cinéma marocain qui s'est éteint, à 68 ans, laissant derrière lui une pellicule de vie fournie en œuvres cinématographiques et télévisuelles. L'acteur qui a incarné “Jebbour” dans la série Lalla Fatema avait déjà partagé la scène, théâtrale cette fois, avec Khadija Assad et Aziz Saâdallah dans le cadre de la troupe “Le théâtre expérimental”. Sa dernière prestation cinématographique rappelle le décès d'un autre grand du Septième art, Hassan Skalli, auprès duquel il apparaît dans Où vas-tu Moshé?, long-métrage du réalisateur Hassan Benjelloun.


Droits de l’homme.
Quand l’Intérieur propose…


Sécurité et droits de l’homme, c’est le thème débattu lors d’un colloque organisé par le ministère de l’Intérieur et le CCDH, mardi 23 décembre. Hassan Amrani, wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, a notamment proposé de définir des lieux où se dérouleraient les manifestations. Une idée qui a fait bondir le vice-président de l’AMDH : “Les manifestations doivent pouvoir être organisées de manière spontanée”, a estimé Abdelhamid Amine. La critique de la principale association marocaine des droits humains a également été virulente par rapport à la proposition du ministère de l’Intérieur de rendre la garde à vue plus flexible. “Les autorités disposeraient à leur guise de cette nouvelle marge de manœuvre, et ce ne serait pas à l’avantage des prévenus”, déplore Amine.


Gouvernement.
Limogeage par SMS


Le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Ahmed Lakhrif, a vécu un lundi difficile. Il se trouvait au Parlement quand il a, comme ses collègues, reçu sur son téléphone mobile une dépêche de la MAP annonçant qu’il était démis de ses fonctions au motif de sa nationalité espagnole récemment acquise. Ahmed Lakhrif avait été nommé secrétaire d’Etat en octobre 2007 et était le seul Sahraoui au gouvernement. Pour le politologue Youssef Belal, qui analyse ce limogeage, “le roi a encore une fois rappelé qu’il se plaçait au-dessus de la légitimité électorale et partisane. Le Premier ministre Abbas El Fassi, qui est aussi le leader du parti de Lakhrif, aurait pu avoir son mot à dire”, estime-t-il. La mesure qui frappe Lakhrif traduit en tout cas l’irritation du Maroc vis-à-vis de l’Espagne. “Accorder la nationalité espagnole à plusieurs responsables marocains originaires du Sahara est une provocation de Madrid. Mais le signal envoyé en retour par le roi peut compliquer notre position : nous sommes en période de négociations”, prévient Belal.



Humeur. Les radis sont cuits

Hassan Hamdani
h.hamdani@telquel.info

On connaît une femme de ménage qui, entre la serpillière et la lessive, ne lit plus Al Ittihad Al Ichtiraki. On ne lui fera plus le coup des lendemains qui chantent, elle les a trop attendus dans une cuisine qui n’est pas la sienne à nettoyer la saleté des autres. Elle a perdu la foi, ne croit plus en l’USFP, regarde avec défiance Abdelhouahed Radi, le nouveau messie du parti de la rose. Il fut un temps, pourtant, où elle trouvait rassurante sa barbe blanche taillée au cordeau, son côté Papa Noël sentant bon l’after-shave. Plus maintenant. On connaît une femme de ménage qui, entre la poussière et le récurage des toilettes, s’est mise à lire Le Matin du Sahara. Elle a vu en Une du quotidien la photo de Abdelhouahed Radi, dans sa belle veste de ministre de la Justice, reçu par Mohammed VI dans son costume de tous les jours. Le monarque y pose un regard protecteur sur le chef des socialistes. En retour, Radi sourit timidement au roi. Comme un élève studieux à qui l’on remet un bon point. Mohammed VI a un geste de la main tranchant et assuré à l’adresse de son hôte. Radi, en réponse, garde ses mimines croisées, rangées sagement sur ses genoux, par peur de casser la vaisselle royale. On connaît une femme de ménage qui ne rêve plus. Le Matin du Sahara une fois achevé, elle essuie les vitres avec…



PND vs PAM.
Avantage Kadiri


Abdellah Kadiri est heureux qu'on veuille bien lui rendre son joujou : après le report du procès, ouvert le 23 octobre, le Tribunal administratif de Rabat lui a donné raison, lundi 22 décembre, dans l'affaire l'opposant au PAM. Le Parti national démocratique (PND) a donc légalement le droit de reprendre ses “installations et [ses] cadres” et n'a “nulle obligation de fusion avec le PAM”, dixit Kadiri himself. Quant au parti d'El Himma, il fait appel et redirige l'affaire vers le Tribunal de grande instance. “Cette affaire durera le temps qu'il faudra, cinq ou dix ans peut-être”, prophétise Kadiri. “De toute manière, le PND n'a jamais cessé d'exister”, clame-t-il haut et fort. Peut-être, mais il a eu très chaud.



3 questions à Noureddine Saïl
[Directeur général du Centre cinématographique marocain (CCM).]


Certains reprochent à Whatever Lola Wants, primé au 10ème festival national de Tanger, d'être le “moins marocain” des films présentés. Votre réaction ?
Je ne sais pas comment on calcule la marocanité d'un film. Les normes internationales sont claires : c'est le réalisateur qui attribue à un film sa nationalité. Nabil Ayouch a choisi de donner sa nationalité à son film. Whatever Lola Wants est donc marocain.

Le film Casanegra n'a pas été retenu pour le Festival de Marrakech. Est-ce en raison de la teneur des dialogues, jugés trop trash pour un festival “officiel” ?
Du tout. Les dialogues de Casanegra sont brillants. La commission du Festival a décidé de ne pas le retenir à Marrakech. Nous avons eu un coup de cœur pour Kandicha et ça n'enlève rien du tout à la valeur des autres films. Le plus important, c’est d’avoir le choix entre plusieurs films pour la sélection, fait rare dans l'histoire de notre cinéma.

Le Maroc a produit 14 longs métrages cette année. C'est un peu mieux qu'en 2007. Mais le nombre de salles de cinéma se réduit comme peau de chagrin…
Notre ambition est que 20 à 30 films soient produits par an dans les 5 années à venir. Mais nous ne sommes pas des stakhanovistes des chiffres. Cela doit venir de façon naturelle. Aujourd'hui, de jeunes réalisateurs bourrés de talent prennent la relève, ce qui est encourageant. Parallèlement, nous prévoyons de mettre en place 150 écrans d'ici 2012. Nous rattrapons en quelque sorte le retard accumulé lors des 20 dernières années.


Salon.
Au secours, madame Jabrane


Le prochain Salon du livre de Paris, attendu en mars 2009, pourrait se passer…du Maroc. La France aurait en effet refusé de prendre en charge le stand marocain. Un professionnel du livre, qui a requis l’anonymat, nous explique : “La France avait l’habitude de payer les frais liés à l’organisation du stand (en gros, une fourchette de 500 000 DH), cette année elle a dit non. La seule manière, désormais, pour être présent au Salon, c’est que Touria Jabrane, notre ministre de la Culture, règle la facture…”. En attendant la décision de la ministre, on s’interroge : pourquoi la France aurait-elle soudainement coupé les vivres ? “Parce que le Maroc a boycotté le dernier Salon de Paris, où l’invité d’honneur s’appelait Israël”, suppose notre source.


Tourisme.
Ça craint pour 2009


Le ministère du Tourisme a dévoilé, en milieu de semaine, sa stratégie “Cap 2009” pour prévenir les effets de la crise économique internationale sur le tourisme au Maroc. Ce plan de sauvetage se fixe pour objectif de promouvoir l’image de marque du pays, de référencer la destination Maroc auprès de tous les tours opérateurs, de favoriser l’achat de séjours en ligne, et de mieux communiquer sur les marchés émergents. En dépit des efforts du département de Mohamed Boussaïd, le tourisme national risque de pâtir des effets de la crise dès 2009 : l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) prévoit... 0% de croissance pour le tourisme mondial.


Haj.
Colère des pèlerins


Panique à l’aéroport de Jeddah où, des centaines de pèlerins marocains sont restés bloqués pendant plus de 48h en raison des retards des vols de la RAM. Ce qui les a poussés à manifester dans les locaux de l’aéroport. “C’est l’absence de soutien de la part de nos officiels qui nous a fait enrager”, explique un pèlerin arrivé à Casa avec deux jours de retard. La RAM justifie cette situation par l'encombrement au sein de l'aéroport de Jeddah. “Les aérogares et les terminaux sont saturés, il n’y a pas suffisamment de salles d'embarquement et les parkings- avions sont souvent affectés avec retard”, nous explique une source à la RAM. Cette année, pas moins de 32 000 Marocains ont effectué le pèlerinage à la Mecque contre 30 000 en 2007.


Lions de l’Atlas.
Des buts, encore des buts


Les footballeurs marocains d’Europe étaient inspirés les 21 et 22 décembre. L’attaquant de Bordeaux, Marouane Chamakh, a marqué deux fois devant Monaco (4-3), tout comme le Nancéien, Youssef Hadji, devant l’Olympique de Marseille (3-0). Le sociétaire du Havre, Hassan Alla, a inscrit l’unique but de son club devant Lille (1-3). En Espagne, Nabil Baha, le métronome de Malaga, a trouvé le chemin du but devant Santander. Dans le Calcio, Houcine Kharja, qui joue à Sienne, a réduit la marque face à l’Inter de Milan (1-2). Aux Pays-Bas, la star de l’AZ Alkmaar, Mounir El Hamdaoui, élu meilleur joueur de l’année par ses pairs, a marqué son 15ème but de la saison devant Ultrecht (2-0).


Sidaction.
Chose pas promise…


Vendredi 19 décembre, Carla Bruni-Sarkozy a fait une apparition sur les télés marocaines, à l’occasion du Sidaction. Lundi 22 décembre, la très officielle agence de presse MAP annonçait que la première dame de France comptait faire un don à l’Association marocaine de lutte contre le sida (ALCS), sans en préciser le montant. Sauf qu’en réalité, l’épouse du président français n’a jamais promis de verser un kopeck à l’Association dirigée par Hakima Himmich. “Je ne sais pas où la MAP est allée chercher ça, mais Carla Bruni ne nous a jamais fait part de promesses de dons”, nous a déclaré Hakima Himmich. “Mais peut-être que maintenant qu’elle nous connaît…”, poursuit-elle d’un air malicieux.



Humeur. Number one

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Si on sondait les Marocains sur l’identité de l’homme de l’année, que risquent-ils de répondre ? Le roi, évidemment. Oublions les opportunistes, beaucoup le feront par conviction, d’autres pour des raisons un peu pratiques. C’est ceux-là, peut-être, les plus intéressants. Ils correspondent à un modèle de structure mental aussi répandu qu’une monnaie nationale. Ne pas mettre le roi en tête (de tout) est une hérésie, c’est ce que notre culture, nos valeureux aînés, le temps, et toutes les machines à bourrer les esprits, nous ont appris. Alors on coche le roi comme on dit oui à son gentil papa, par amour mais les yeux fermés, oui, vous savez bien, cet amour où toute notion de plaisir est totalement exclue, un amour qu’on va appeler filial, qu’il faut avaler comme un super calmant, histoire de dormir tranquilles. Plébisciter le roi est l’exercice le plus commode qui soit. Vous vous appliquez et vous rendez votre copie, blanche, impersonnelle, muette. Personne ne viendra taper à votre porte. Peace & love, vous êtes vernis pour des lunes entières. Mais oui, bien sûr, il n’y a pas que l’amour là-dedans. C’est tellement complexe, le sentiment offre une telle gamme d’émotions en pagaille, on est plongés dans un tel bordel intérieur que l’on se dit, à la fin, un peu dépités : “C’est comme ça”. Un maître d’école, dont je me souviens très bien, disait à ses valeureux sujets : “Alors quoi, vous n’aimez pas le roi ? Vous n’aimez pas votre père ?”. Il y en avait bien qui préféraient maman, ce jour-là ils ont tous dit : “Oui, on aime papa”. C’est le number one. C’est donc lui l’homme de l’année, inutile de vous déranger.



VITES !

En 2009, Rabat devrait accueillir une antenne de l’association Ni putes ni soumises, selon Aujourd’hui le Maroc. “Ni putes ni soumises peut exister au Maroc tout en tenant compte des spécificités du pays”, a déclaré une responsable de l’organisation (ultra) féministe au quotidien. Ni putes ni soumises, ça donne quoi traduit en arabe ?


Mohamed Chatbi, un des “évadés de Kénitra” rattrapé par la police, a tenté de se suicider en début de semaine dans sa cellule de la prison Ezzaki à Salé. D’après l’un de ses proches, “Mohamed voulait en finir parce qu’il ne supportait plus d’être enfermé avec des détenus de droit commun”.


Le ministère de l'Intérieur et l'Institut royal de la culture amazighe ont signé, mardi 23 décembre, une convention pour que les caïds se mettent à apprendre l'amazigh. Mais cet enseignement restera optionnel, ce qui ne devrait pas déplaire aux puristes de l’Istiqlal, très attachés à l’arabe, langue nationale.


Le drame des Subsahariens intéresse-t-il les Marocains ? Il faut croire que oui, heureusement. La dernière émission réalisée sur le sujet, diffusée dimanche sur Al Aoula, a enregistré l’un des plus beaux scores de l’année : 28% d’audience, s’il vous plaît. Pas mal pour un sujet que l’on disait, à tort, peu vendeur.


Le Patah Eliyahou, best-seller de 750 pages sur les rituels de prière hébraïque séfarade, s’écoule chaque année à 80 000 exemplaires dans le monde, et ce depuis 1978. C’est ce que révèle le site de l’hebdomadaire français l’Express. Et devinez quoi, l’auteur n’est autre qu’un rabbin…marocain. Serait-il notre prédicateur le plus lu ?
 
 
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