N° 355
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

ENERGIE. Le royaume du carbone
INFLATION. Les prix nouveaux sont arrivés
AGRICULTURE. Etat de non droit fiscal
L'ACTU ÉCONOMIE



Patrons. Le moral en berne

Près de 48% des patrons
du BTP prévoient une stagnation
de leur activité. (TNIOUNI)

Les chefs d’entreprises, interrogés par le HCP, craignent une baisse d’activité pour la fin 2008.


Les chiffres mesurant l’activité économique au 2ème semestre 2008 n’ont pas encore été publiés, mais la seconde moitié de l’année écoulée ne semble pas avoir été rose pour les patrons. Et ce d’après une note, publiée par le Haut commissariat au plan, sur l’appréciation des chefs d’entreprises des secteurs de l’industrie manufacturière, de l’énergie, des mines et du BTP. Les derniers mois de 2008 ont connu une
quasi-stagnation de l’activité du BTP, principal indicateur de la bonne tenue d’une économie. Près de 48% des chefs d’entreprises ont prévu une stagnation de leurs affaires, 21% un recul et 31% une hausse. Idem pour le secteur manufacturier qui devrait connaître un léger marasme. Seuls 39% des patrons interrogés par les experts du HCP anticipent une hausse, alors que 33% s’attendent à une baisse et 28% une stagnation. L’énergie ne s’en sort pas mieux : une baisse de la production devrait être enregistrée, due essentiellement à la régression conjuguée de la production du pétrole raffiné et de l’électricité. Seul point positif, l’emploi devrait progresser. Les patrons prévoient en effet un trend haussier pour les effectifs employés dans les différents secteurs couverts par l’enquête. Certaines branches, notamment les industries alimentaire et de textile et cuir, touchées de plein fouet par la crise, devraient néanmoins enregistrer un recul. F.T.


Bourse. Un invité so british

Un hôte de marque était en visite au Maroc du dimanche 4 au mardi 7 janvier?: le Lord Mayor de la prestigieuse City de Londres, Ian Luder. Après avoir rencontré des officiels, dont Abbas El Fassi à Rabat, Ian Luder s’est rendu à Casablanca accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires. “La visite du Lord est une opportunité pour la place de Casablanca, sachant que la City engrange 50% des transactions financières de la planète. Si les projets de coopération entre les deux places financières sont mis en œuvre, c’est le jackpot pour le marché boursier national”, s’extasie le patron d’une banque d’affaires. Pour la petite histoire, c’est Fathallah Berrada, ex-président du directoire débarqué il y a peu, qui a convaincu, quand il était encore en fonction, le Lord de venir au Maroc. La Lady Mayoresse, Lin Luder, a profité, elle, de la petite escapade marocaine pour faire plus ample connaissance avec des femmes d’affaires marocaines. F.T.


Investissement. Une agence sur les rails

Après avoir réussi à évincer Hassan Bernoussi de la Direction des investissements étrangers, Ahmed Reda Chami, le ministre de l’Industrie et du Commerce, a franchi un nouveau pas dans la mise en place de l’Agence marocaine de développement des investissements, qui portera le flambeau de la promotion des investissements au Maroc. Les parlementaires ont entériné mardi 6 janvier le texte de loi portant sur la création de cet établissement public. Sa mission principale : courtiser les investisseurs étrangers et raviver l’arrivée des capitaux. La grande nouveauté de cet organisme aux prérogatives élargies est la désignation de représentants au sein de certaines ambassades à fort potentiel. Ahmed Reda Chami, bien décidé à verrouiller la gestion de cet établissement, a confié l’administration de l’agence à un conseil dans lequel siégeront des représentants de l’Etat et certains présidents des chambres professionnelles. L’agence héritera d’une grande partie du personnel de la défunte direction. A.B.A.


Attijariwafa Bank. Pagaille u Gabon

Les Gabonais ont failli ne pas acheter les cadeaux de Noël de dernière minute. Le 23 décembre, en pleins préparatifs des fêtes et juste avant l’arrivée des paies, l’Union gabonaise de banque (UGB) a fermé les portes de ses agences et ses guichets automatiques. La raison de ce mouvement social ? Dix jours auparavant, l’administration avait annoncé que l’UGB passerait aux mains d’Attijariwafa bank en 2009. Le premier groupe bancaire du Maghreb a en effet racheté les parts du Crédit Agricole, et détiendra 59% du capital de l’UGB. Face à la colère des clients, qui essayaient de forcer l’entrée de la banque, le travail a repris le lendemain, avec la promesse de la direction de négocier dès janvier. Aucune mesure sociale n’ayant été définie, il semble que les employés ne voient pas d’un bon œil l’avenir sous l’enseigne marocaine. Z.D.

 
 
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