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Patrons. Le moral en berne
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Près de 48% des patrons
du BTP prévoient une stagnation
de leur activité. (TNIOUNI)
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Les chefs dentreprises, interrogés par le HCP, craignent une baisse dactivité pour la fin 2008.
Les chiffres mesurant lactivité économique au 2ème semestre 2008 nont pas encore été publiés, mais la seconde moitié de lannée écoulée ne semble pas avoir été rose pour les patrons. Et ce daprès une note, publiée par le Haut commissariat au plan, sur lappréciation des chefs dentreprises des secteurs de lindustrie manufacturière, de lénergie, des mines et du BTP. Les derniers mois de 2008 ont connu une |
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| quasi-stagnation de lactivité du BTP, principal indicateur de la bonne tenue dune économie. Près de 48% des chefs dentreprises ont prévu une stagnation de leurs affaires, 21% un recul et 31% une hausse. Idem pour le secteur manufacturier qui devrait connaître un léger marasme. Seuls 39% des patrons interrogés par les experts du HCP anticipent une hausse, alors que 33% sattendent à une baisse et 28% une stagnation. Lénergie ne sen sort pas mieux : une baisse de la production devrait être enregistrée, due essentiellement à la régression conjuguée de la production du pétrole raffiné et de lélectricité. Seul point positif, lemploi devrait progresser. Les patrons prévoient en effet un trend haussier pour les effectifs employés dans les différents secteurs couverts par lenquête. Certaines branches, notamment les industries alimentaire et de textile et cuir, touchées de plein fouet par la crise, devraient néanmoins enregistrer un recul. F.T. |
Bourse. Un invité so british
Un hôte de marque était en visite au Maroc du dimanche 4 au mardi 7 janvier?: le Lord Mayor de la prestigieuse City de Londres, Ian Luder. Après avoir rencontré des officiels, dont Abbas El Fassi à Rabat, Ian Luder sest rendu à Casablanca accompagné dune délégation dhommes daffaires. La visite du Lord est une opportunité pour la place de Casablanca, sachant que la City engrange 50% des transactions financières de la planète. Si les projets de coopération entre les deux places financières sont mis en uvre, cest le jackpot pour le marché boursier national, sextasie le patron dune banque daffaires. Pour la petite histoire, cest Fathallah Berrada, ex-président du directoire débarqué il y a peu, qui a convaincu, quand il était encore en fonction, le Lord de venir au Maroc. La Lady Mayoresse, Lin Luder, a profité, elle, de la petite escapade marocaine pour faire plus ample connaissance avec des femmes daffaires marocaines. F.T. |
Investissement. Une agence sur les rails
Après avoir réussi à évincer Hassan Bernoussi de la Direction des investissements étrangers, Ahmed Reda Chami, le ministre de lIndustrie et du Commerce, a franchi un nouveau pas dans la mise en place de lAgence marocaine de développement des investissements, qui portera le flambeau de la promotion des investissements au Maroc. Les parlementaires ont entériné mardi 6 janvier le texte de loi portant sur la création de cet établissement public. Sa mission principale : courtiser les investisseurs étrangers et raviver larrivée des capitaux. La grande nouveauté de cet organisme aux prérogatives élargies est la désignation de représentants au sein de certaines ambassades à fort potentiel. Ahmed Reda Chami, bien décidé à verrouiller la gestion de cet établissement, a confié ladministration de lagence à un conseil dans lequel siégeront des représentants de lEtat et certains présidents des chambres professionnelles. Lagence héritera dune grande partie du personnel de la défunte direction. A.B.A. |
Attijariwafa Bank. Pagaille u Gabon
Les Gabonais ont failli ne pas acheter les cadeaux de Noël de dernière minute. Le 23 décembre, en pleins préparatifs des fêtes et juste avant larrivée des paies, lUnion gabonaise de banque (UGB) a fermé les portes de ses agences et ses guichets automatiques. La raison de ce mouvement social ? Dix jours auparavant, ladministration avait annoncé que lUGB passerait aux mains dAttijariwafa bank en 2009. Le premier groupe bancaire du Maghreb a en effet racheté les parts du Crédit Agricole, et détiendra 59% du capital de lUGB. Face à la colère des clients, qui essayaient de forcer lentrée de la banque, le travail a repris le lendemain, avec la promesse de la direction de négocier dès janvier. Aucune mesure sociale nayant été définie, il semble que les employés ne voient pas dun bon il lavenir sous lenseigne marocaine. Z.D. |
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