N° 355
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Arts plastiques

(DR)

La galerie de l’Institut Cervantès de Casablanca expose jusqu’au 15 janvier les toiles et sculptures de Leïla Cherkaoui. Son travail, fait d’arcanes et de voûtes jetées ici et là sur la toile, de couleurs (bleues, orangées…) qui jaillissent entre le blanc et le noir, dénote une sensibilité à fleur de peau, mais aussi une maîtrise d’une expression artistique sans fioritures. L’exposition à Cervantès montre l’artiste dans tous ses états.


Cinéma

Quand la Faculté de médecine dentaire de Rabat se met au cinéma, elle organise un festival de courts-métrages. Du 13 au 16 janvier se tiendra donc la troisième édition de l'événement estudiantin, avec la participation de réalisateurs nationaux et internationaux. La Fac de médecine dentaire invitera, pour lui rendre hommage, le réalisateur Latif Lahlou, qui viendra présenter son film Les jardins de Samira.


CONCERT

Le centre culturel de l’Agdal (Rabat) organise, samedi 17 janvier à partir de 15 heures, un concert qui regroupe plusieurs jeunes groupes marocains adeptes de Bob Marley et ses Wailers. A l’affiche de Reggae Vibes : Gnawa Click, Azul, L’Majdoub ou encore Redemption Life. Prix des tickets : 50 dirhams en prévente à la boutique La Guitare à Rabat, et 70 dirhams sur place.


Musique classique

L’Orchestre philharmonique du Maroc donne une série de concerts pour démarrer l’année en force. Y jouent depuis 1996 quelque 80 musiciens essentiellement marocains, triés sur le volet dans les conservatoires marocains et européens et menés d’une main de maître par le violoniste Farid Bensaïd et dorénavant interprétant les grandes œuvres du répertoire. A Casablanca le 14 et le 15 janvier, respectivement à l’Office des Changes et au Théâtre Mohammed VI et à Rabat, le 16 janvier au théâtre Mohammed V.
Réservations : 040 00 20 10


EXPOSITION

Mohamed Abouelouakar expose ses toiles jusqu’au 31 janvier à la galerie de l’Institut français de Rabat. L’occasion de découvrir les œuvres de cet artiste aux multiples facettes -installé depuis déjà plusieurs années en Russie- connu aussi pour avoir réalisé le long-métrage Hadda en 1984 (Grand prix de la deuxième édition du Festival national du film marocain) et le court-métrage vidéo Le Miroir enchanté en 1994.


A l’affiche. Rêver ne suffit pas

Il en rêvait, il l’a fait. A travers l’improbable et chevaleresque histoire d’amour entre une lady anglaise coincée, partie à la recherche de son mari dans le fin fond de l’Australie, et un cow-boy aussi rustre que rebelle, qui va l’aider à sauver sa propriété d’élevage, Baz Luhrmann a voulu rendre hommage à son pays natal, méconnu à l’écran et victime de nombreux clichés. S’appuyant sur un tandem de compatriotes very bankables – Nicole Kidman et Hugh Jackman - des paysages grandioses et l’émotion liée au drame des enfants métis volés, le cinéaste s’embourbe pourtant dans cette fresque à grand spectacle, mais stéréotypée et dénuée de magie. A trop vouloir en faire – Pearl Harbor, Autant en emporte le vent, Out of Africa, Rabbit-proof fence…- Baz Luhrmann échoue à insuffler une âme à son projet le plus personnel. D’autant plus frustrant que l’homme, avec ses extraordinaires Roméo&Juliette et Moulin Rouge, nous avait plus habitués à un cinéma moderne et déjanté qu’à de la mièvrerie sur fond de coucher de soleil.

Australia, de Baz Luhrmann, au Mégarama.

 
 
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