N° 355
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Par Amal Baba Ali

Consommation. Soldes au rabais

(TNIOUNI)

Sans réglementation, les démarques fleurissent au gré des enseignes.


En ce début janvier, Salma est à l’affût. Elle guette tous les jours l’apparition de sa proie?: des articles à prix cassés. La chasse est lancée. Et en l’absence d’une date officielle d’ouverture des soldes, la fashion-victim se doit d’être attentive. Après quelques jours d’attente, les démarques tombent et les magasins connaissent une affluence importante. Aïcha Iraqui, responsable marketing au Mega Mall de
Rabat, admet que les soldes sont une période de grand rush dans cette galerie marchande qui regroupe un éventail d’enseignes. Pour mesurer l’impact de ces actions, cette galerie commerciale réalise des études tous les 2 ans. “Les soldes sont la saison où les enseignes se frottent les mains car le nombre de visiteurs double, voire triple, et leur chiffre d’affaires atteint un pic important”, se félicite Aïcha Iraqui.

L’entrée en force des franchises a bouleversé les habitudes de consommation des Marocains. Les grandes enseignes internationales ont ainsi instauré ces grands moments de ventes bradées, répartis sur deux périodes de l’année, l’été et l’hiver. Mais, les soldes n’étant pas réglementées, les enseignes s’organisent comme elles peuvent. “Nous avons une politique propre, à travers l’envoi de mailings aux enseignes du Mall pour synchroniser les soldes afin que toutes les parties en tirent profit”, explique, encore, Aicha Iraqui, ajoutant que 60% des magasins adhèrent à cette action commerciale, étalée sur 15 jours, d’autres franchises disposant de leurs propres dates.

Bonne affaire ?
“La période des soldes devrait être régie par les autorités. Dans le cas contraire, si une marque décide d’accorder des gentillesses à ses clients et brader ses prix, cela s’appelle promotions et non soldes”, explique Emad Eldine Abdalla de MSC Maroc, un groupement de franchises installées au royaume. Face à l’absence de législation, l’association a décidé de prendre les choses en main et mettre un peu d’ordre dans ce marché. “Nous entreprenons des actions en commun en essayant de choisir le bon timing pour lancer des offres touchant nos marques. Nos soldes démarreront à partir de 30 % pour atteindre 70% la dernière semaine, mais nous ne décidons pas des prix car nous suivons la marque”, indique Emad Eldine Abdalla.

De leur côté, les commerces éparpillés ici et là naviguent à vue. Un petit détour auprès des boutiques de Casablanca le confirme. “Nous serons en soldes prochainement, mais nous n’avons pas la moindre idée sur les ristournes ni la durée. C’est le patron qui décide. Je pense qu’on démarrera le 10 ou le 12 janvier”, lance Mehdi, vendeur dans un magasin d’articles de sport. Reste encore une question sur les lèvres de tous les clients : les bonnes affaires seront-elles au rendez-vous ? Pas tout à fait. La période des soldes est une occasion de faire quelques achats malins, mais guère plus.

 
 
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