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Contre Israël, pas contre les juifs
Excusez-moi M. Boukhari, mais j'ai eu un peu de mal à cerner, très exactement, votre raisonnement et votre réflexion, dans votre Bloc-notes, par rapport au carnage que subissent les Palestiniens depuis quelques jours par un Etat voyou nommé Israël. Faut-t-il encore rappeler que les Marocains ne s'emportent pas contre les juifs mais contre, justement, cet Etat sioniste. Et qu'il ne s'agit pas d'une balle juive-israélienne qui perfore un corps arabe, mais d'un véritable génocide provoqué par des bombes et des missiles anarchiques, qui s'abattent sur des civils innocents. Plus encore, vous dressez une symétrie facile entre les massacres perpétrés par Israël et de l'autre côté par des kamikazes palestiniens, en vous demandant pourquoi notre exaspération ne se manifeste pas dans les deux cas. J'avoue qu'une telle thèse me met très mal l'aise car, au-delà de nos sentiments humains, on ne pourrait jamais porter deux causes paradoxales dans nos curs, d'autant plus que le rapport de forces entre les deux camps est atrocement inégal.
Mohamed Bellaj, Casablanca.
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A propos des mariages consanguins
TelQuel a rapporté, dans sa dernière édition, une information au sujet des travaux réalisés par le démographe belge Georges Reniers au sujet de la consanguinité. Les chiffres annoncés pour les Marocains (51% au total) sont à mon avis exagérés et ne concernent que les Marocains immigrés en Belgique qui, sur le plan génétique, sont considérés comme un isolat ethnique. Ces chiffres ne peuvent en aucun cas être extrapolés au reste de la population marocaine. Les différentes études réalisées localement situent le taux de consanguinité à lintérieur du Maroc entre 15 et 28%. Les chiffres les plus élevés ont été retrouvés dans les zones rurales. Je réagis donc à cette information car notre équipe publiera dans les semaines à venir un travail de recherche qui situe le taux de consanguinité au Maroc à 15,29 %, alors que ce taux atteint les 60% chez les couples qui consultent notre service lorsque lun de leurs enfants est atteint d'une maladie génétique autosomique récessive. Cette mise au point étant faite, je considère qu'une politique de prévention du handicap dans notre pays, si un jour elle est mise en place, devrait inclure une sensibilisation des jeunes aux risques de ce type de mariages.
Pr Abdelaziz Sefiani, Département de génétique médicale
Institut National d'Hygiène, Rabat.
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Ça grenouille à la fac
A la Faculté des lettres de Tétouan, et depuis les dernières pluies, les responsables de létablissement ont eu lingénieuse idée de ne pas nettoyer plusieurs passages inondés, obligeant les usagers de la fac à piétiner lherbe, en attendant peut-être de la fumer. Tout le monde critique le doyen qui reste spectateur des bassins qui se sont constitués partout autour de la fac, et même dans les amphithéâtres, offrant aux grenouilles des lieux de rêve pour saccoupler et se reproduire, mais surtout pour, la nuit venue, nous chanter les sérénades des cygnes, en attendant la chaleur et les moustiques qui joueront les churs.
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La monnaie jaune
En faisant mes courses dans un célèbre supermarché de la ville, j'ai remarqué que les caissières et caissiers s'abstiennent de vous rendre la monnaie jaune (les 5, 10 ou 20 centimes). Croyant d'abord à une initiative personnelle des employées, je me suis rendu compte ensuite que les tiroirs de caisse ne sont dotés d'aucune monnaie jaune, ce qui est tout simplement inacceptable. En demandant des comptes aux caissières en question, jai eu comme simple répondre : On applique les instructions que lon nous donne !. cest dautant plus hallucinant que, de lautre côté, ces mêmes caissières exigent de vous le paiement de toutes vos consommations, au centime près. Que font-elles de ces pièces jaunes ? Pourquoi cette grande surface au label bien connu applique-t-elle cette politique pour le moins anti-commerciale ?
Zaineb Maddarsi, Casablanca.
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Le blues sur le trottoir
Jentends souvent à la radio des messages du style être un bon citoyen, ça veut dire marcher dans les endroits faits pour (trottoirs) afin déviter des accidents. Comment pourrait-on le faire alors que les trottoirs, dans bien des cas, nexistent pas, ma kayninch, parce quils ne sont pas construits ou parce quils sont occupés par les commerces et les petits ateliers de mécanique. Je sais de quoi je parle, moi qui viens dun quartier, dit le Beauséjour, dont la gestion des trottoirs est catastrophique. Depuis toujours.
Mohamed Bellahsen, Casablanca.
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La paix pour les marcheuses
Fidèle lectrice de votre magazine, je reviens sur lun de vos dossiers (Etudiantes et prostituées, TelQuel n° 347) qui était dun grand intérêt. Je veux rappeler que toute femme dans notre pays se fait traiter régulièrement de prostituée, presque tous les jours, et même dans les beaux quartiers. Surtout si la femme en question, selon sa catégorie dâge, porte un jeans moulant entre 16-26 ans, se promène sans chaperon et sans voile entre 26 et 36 ans, utilise un rouge à lèvres entre 36 et 66 ans. Sans parler de cette épée de Damoclès (pression sociale, argent) qui menace en permanence nos étudiantes. On ne peut évidemment pas vous blâmer d' aborder de tels sujets de société, bien au contraire. Il reste que la réalité est triste. Continuez de vous distinguer de cette mentalité macho, qui rôde en surnombre, et pour laquelle jamais une femme ne pourra être légale de lhomme, ne serait-ce que pour déambuler dans la rue. En paix !
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