N° 357
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

INTERVIEW. “L’objectif d’Israël : rétablir sa capacité de dissuasion”
L'ACTU MONDE



Pages coordonnées par NORA Fadlaoui

Etats-Unis. United Colors of Obama

Le couple présidentiel s’est
rendu dans dix bals officiels. (AFP)

Le temps d’une investiture, le monde a rêvé avec le 44ème président américain.


Il est midi pile, mardi 20 janvier, et le Mall, l’esplanade devant le Capitole, accueille près de deux millions de personnes devant les caméras du monde entier pour le serment du 44ème président des Etats-Unis. “Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir les fonctions de président des États-Unis fidèlement”. Ce dernier mot, inversé par le président de la Cour suprême à l’énoncé du texte
solennel, a valu au nouvel hôte de la Maison Blanche de prêter serment une deuxième fois, le lendemain, par “abondance de précaution”. Ce faux-pas n’a pas ôté un brin d’émotion à la foule, venue des quatre coins des Etats-Unis pour assister à ce jour historique. Son discours, tant attendu, a été sobre, sans annonce de grand projet, si ce n’est celui de faire preuve de “responsabilité” pour “reconstruire” l’Amérique. Il a dressé le dessein d’un président pragmatique et idéaliste à la fois. “En 20 minutes environ, il a balayé huit années de mauvais choix et de politiques désastreuses du président Bush et promis de réaffirmer l’engagement de l’Amérique avec ses idéaux les plus sacrés”, analyse l’éditorial du New York Times. Le nouveau président et ses 200 invités ont ensuite dégusté un déjeuner inspiré des préférences culinaires d’Abraham Lincoln, modèle d’Obama. Au menu, ragoût de crustacés en entrée, suivi d'un faisan rôti au romarin, servis dans une réplique du service en porcelaine choisi par Mme Lincoln. Ensuite, après avoir raccompagné George W. Bush à un hélicoptère, première étape de son retour vers le Texas, un défilé en fanfares a escorté le couple présidentiel jusqu'à la Maison Blanche. Cette folle journée s’est conclue par quelques pas de danse dans pas moins de dix bals officiels, tradition incontournable. Américains, Européens, citoyens du monde, dirigeants ou anonymes se sont endormis. Bercés par une vague d’espoir…


Proche-orient. Gaza au phosphore

Trois jours après le cessez-le-feu, proclamé par Israël, puis le Hamas, chacun de son côté, l'armée de l’Etat hébreu a annoncé avoir achevé son retrait de la bande de Gaza. L'offensive aura coûté la vie à au moins 1315 Palestiniens, selon les services d'urgence de Gaza. Israël serait coupable de “crimes de guerre”, selon l’ONG Amnesty International, qui considère “claire et indéniable” l'utilisation par Tsahal de bombes au phosphore, alors que l'exposition à ce produit dangereux peut se révéler fatale. L'armée israélienne rétorque n’avoir utilisé que des armes non prohibées par les conventions internationales. Mais aucun traité international n’interdit les bombes au phosphore blanc, en dépit de leur caractère controversé, même si leur utilisation est réglementée par un protocole à la Convention sur les armes classiques de 1980, que l’Etat hébreu n'a pas ratifié. L'armée israélienne a tout de même ouvert une enquête sur une éventuelle utilisation de ces obus au phosphore dans la bande de Gaza, rapporte le quotidien libéral israélien Haaretz.


Chine. Mort aux empoisonneurs

Trois condamnations à mort, dont l'une avec sursis, ont été prononcées, jeudi 22 janvier, dans l’affaire du lait contaminé en Chine. En septembre dernier, des sociétés laitières avaient été accusées de vendre du lait frelaté à la mélamine, produit destiné aux colles, aux résines ou aux engrais, provoquant chez 300 000 enfants de graves problèmes rénaux et causant la mort de 6 d’entre eux. Sur les 21 accusés au total, trois autres personnes ont été condamnée à la prison à vie, dont l'ancienne patronne de Sanlu, la société laitière chinoise responsable de cet empoisonnement. Les 15 autres ont écopé de peines allant de 2 à 15 ans d'emprisonnement. En condamnant aussi sévèrement les responsables, la Chine frappe fort pour redorer l’image de ses produits. Une image à la dérive puisque le pays, depuis 3 ans, enchaîne les scandales de consommation, allant des jouets enduits de peinture de plomb importés aux Etats-Unis aux dentifrices contenant de l’antigel pour véhicules.


Al Zaïdi. Asile en Suisse ?

La Suisse pour une paire de pompes : un destin probable pour celui qui a lancé ses chaussures sur l’ancien président américain George Bush, le 14 décembre dernier. Le journaliste irakien Mountazer Al Zaïdi va demander l’asile politique au réputé pays de la neutralité, a annoncé un avocat genevois. “Au début du mois, sa famille est entrée en contact avec moi via le Comité international de la Croix-Rouge, et je vais écrire cette semaine au Département fédéral (ministère) des affaires étrangères pour encourager la Suisse à lui accorder l’asile politique”, a indiqué Maître Mauro Poggia. “Il ne pourra plus travailler comme journaliste sans subir désormais de terribles pressions”, a-t-il ajouté. Mountazer Al Zaïdi devait être jugé le 31 décembre par la Cour centrale criminelle d'Irak, mais le procès a été reporté en attente d’une décision sur la demande d'annulation de la procédure déposée par son avocat. A 29 ans, le journaliste de la chaîne de télévision Al Baghdadia risque 15 ans de prison pour "agression contre un chef d'Etat étranger".


Lu pour vous. Royal humour

“J’ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés”, affirmait mardi Ségolène Royal disant à l'avance “assumer” les critiques et les moqueries que cette sortie pourrait susciter. (…) Mais les commentateurs s'en sont donné à cœur joie et le public s'est déchaîné. Mercredi, de retour des Etats-Unis, où elle a assisté aux cérémonies d'investiture, la dirigeante socialiste s'est empressée de s'expliquer, sur son site Désirs d'avenir. “C'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique !” assure-t-elle. (…) Le journaliste en question, Sylvain Cypel, du Monde, explique n'avoir “personnellement pas perçu la réponse de Ségolène Royal comme étant de l'humour”. Par ailleurs, indique-t-il, “c'est Ségolène Royal qui a, la première, abordé ce thème” (…). Finalement, Mme Royal fait machine arrière : “Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le ‘copier’.”
Le Monde.fr, 21 Janvier 2009

 
 
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