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Pages coordonnées par NORA Fadlaoui
Etats-Unis. United Colors of Obama
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Le couple présidentiel sest
rendu dans dix bals officiels. (AFP)
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Le temps dune investiture, le monde a rêvé avec le 44ème président américain.
Il est midi pile, mardi 20 janvier, et le Mall, lesplanade devant le Capitole, accueille près de deux millions de personnes devant les caméras du monde entier pour le serment du 44ème président des Etats-Unis. Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir les fonctions de président des États-Unis fidèlement. Ce dernier mot, inversé par le président de la Cour suprême à lénoncé du texte |
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| solennel, a valu au nouvel hôte de la Maison Blanche de prêter serment une deuxième fois, le lendemain, par abondance de précaution. Ce faux-pas na pas ôté un brin démotion à la foule, venue des quatre coins des Etats-Unis pour assister à ce jour historique. Son discours, tant attendu, a été sobre, sans annonce de grand projet, si ce nest celui de faire preuve de responsabilité pour reconstruire lAmérique. Il a dressé le dessein dun président pragmatique et idéaliste à la fois. En 20 minutes environ, il a balayé huit années de mauvais choix et de politiques désastreuses du président Bush et promis de réaffirmer lengagement de lAmérique avec ses idéaux les plus sacrés, analyse léditorial du New York Times. Le nouveau président et ses 200 invités ont ensuite dégusté un déjeuner inspiré des préférences culinaires dAbraham Lincoln, modèle dObama. Au menu, ragoût de crustacés en entrée, suivi d'un faisan rôti au romarin, servis dans une réplique du service en porcelaine choisi par Mme Lincoln. Ensuite, après avoir raccompagné George W. Bush à un hélicoptère, première étape de son retour vers le Texas, un défilé en fanfares a escorté le couple présidentiel jusqu'à la Maison Blanche. Cette folle journée sest conclue par quelques pas de danse dans pas moins de dix bals officiels, tradition incontournable. Américains, Européens, citoyens du monde, dirigeants ou anonymes se sont endormis. Bercés par une vague despoir
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Proche-orient. Gaza au phosphore
Trois jours après le cessez-le-feu, proclamé par Israël, puis le Hamas, chacun de son côté, l'armée de lEtat hébreu a annoncé avoir achevé son retrait de la bande de Gaza. L'offensive aura coûté la vie à au moins 1315 Palestiniens, selon les services d'urgence de Gaza. Israël serait coupable de crimes de guerre, selon lONG Amnesty International, qui considère claire et indéniable l'utilisation par Tsahal de bombes au phosphore, alors que l'exposition à ce produit dangereux peut se révéler fatale. L'armée israélienne rétorque navoir utilisé que des armes non prohibées par les conventions internationales. Mais aucun traité international ninterdit les bombes au phosphore blanc, en dépit de leur caractère controversé, même si leur utilisation est réglementée par un protocole à la Convention sur les armes classiques de 1980, que lEtat hébreu n'a pas ratifié. L'armée israélienne a tout de même ouvert une enquête sur une éventuelle utilisation de ces obus au phosphore dans la bande de Gaza, rapporte le quotidien libéral israélien Haaretz. |
Chine. Mort aux empoisonneurs
Trois condamnations à mort, dont l'une avec sursis, ont été prononcées, jeudi 22 janvier, dans laffaire du lait contaminé en Chine. En septembre dernier, des sociétés laitières avaient été accusées de vendre du lait frelaté à la mélamine, produit destiné aux colles, aux résines ou aux engrais, provoquant chez 300 000 enfants de graves problèmes rénaux et causant la mort de 6 dentre eux. Sur les 21 accusés au total, trois autres personnes ont été condamnée à la prison à vie, dont l'ancienne patronne de Sanlu, la société laitière chinoise responsable de cet empoisonnement. Les 15 autres ont écopé de peines allant de 2 à 15 ans d'emprisonnement. En condamnant aussi sévèrement les responsables, la Chine frappe fort pour redorer limage de ses produits. Une image à la dérive puisque le pays, depuis 3 ans, enchaîne les scandales de consommation, allant des jouets enduits de peinture de plomb importés aux Etats-Unis aux dentifrices contenant de lantigel pour véhicules. |
Al Zaïdi. Asile en Suisse ?
La Suisse pour une paire de pompes : un destin probable pour celui qui a lancé ses chaussures sur lancien président américain George Bush, le 14 décembre dernier. Le journaliste irakien Mountazer Al Zaïdi va demander lasile politique au réputé pays de la neutralité, a annoncé un avocat genevois. Au début du mois, sa famille est entrée en contact avec moi via le Comité international de la Croix-Rouge, et je vais écrire cette semaine au Département fédéral (ministère) des affaires étrangères pour encourager la Suisse à lui accorder lasile politique, a indiqué Maître Mauro Poggia. Il ne pourra plus travailler comme journaliste sans subir désormais de terribles pressions, a-t-il ajouté. Mountazer Al Zaïdi devait être jugé le 31 décembre par la Cour centrale criminelle d'Irak, mais le procès a été reporté en attente dune décision sur la demande d'annulation de la procédure déposée par son avocat. A 29 ans, le journaliste de la chaîne de télévision Al Baghdadia risque 15 ans de prison pour "agression contre un chef d'Etat étranger". |
Lu pour vous. Royal humour
Jai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés, affirmait mardi Ségolène Royal disant à l'avance assumer les critiques et les moqueries que cette sortie pourrait susciter. (
) Mais les commentateurs s'en sont donné à cur joie et le public s'est déchaîné. Mercredi, de retour des Etats-Unis, où elle a assisté aux cérémonies d'investiture, la dirigeante socialiste s'est empressée de s'expliquer, sur son site Désirs d'avenir. C'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique ! assure-t-elle. (
) Le journaliste en question, Sylvain Cypel, du Monde, explique n'avoir personnellement pas perçu la réponse de Ségolène Royal comme étant de l'humour. Par ailleurs, indique-t-il, c'est Ségolène Royal qui a, la première, abordé ce thème (
). Finalement, Mme Royal fait machine arrière : Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le copier.
Le Monde.fr, 21 Janvier 2009 |
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