N° 357
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.

E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 22 05 63). Lettres (28, avenue des FAR, Casablanca).



A propos d’Israël

Bonne Année 2009 à toutes et à tous. Je suis particulièrement heureux de voir qu'un membre, au moins, de l'équipe qui fait mon hebdo préféré, Karim Boukhari avec son Bloc-notes (TelQuel n° 355), garde son sang-froid par rapport aux douloureux (pour chaque personne dotée d'un minimum d'humanité) événements de Gaza. A côté de ce Bloc-notes bien carré, je trouve quelque peu déplacée la “sortie” d’Ahmed Reda Benchemsi dans son édito. Je le cite : “Le parallèle entre les Nazis et les Sionistes, commun dans certains milieux, m'a toujours mis mal à l'aise. Mais depuis le déclenchement de la dernière offensive sur Gaza, j'avoue, en tout(e) honnêteté, être troublé...” Et de s'appuyer, comme s'il en était besoin, sur le géopolitologue français Pascal Boniface qui, comme beaucoup d'historiens français par ailleurs, a été trop de fois pris en flagrant délit de parti pris et est trop peu neutre pour être crédible en cette affaire comme en d'autres. L'exemple imagé de ce monsieur, “noix et marteau pilon”, est tellement ridicule que je suis grandement étonné de voir le fin Benchemsi le faire sien, l'adopter. Je suis franchement déçu, car habitué à mieux, à beaucoup mieux de la part de Monsieur Benchemsi.
Je dis “déplacée” parce que c'est, sinon faire sienne, du moins s'approcher de la terminologie extrémiste qui, entre autres, ne dit jamais “Israël” mais “l'entité sioniste”. Et puis c'est jouer le jeu de ceux qui disent “tous terroristes” à propos des Palestiniens, que de parler encore du sionisme (oublions l'exécrable parenthèse nazie) qui, me semble-t-il, a bel et bien fait son temps, tant la société israélienne a évolué et ne serait-ce que par respect pour les nombreux penseurs, artistes, journalistes et personnalités de la société civile israélienne qui ne cessent de braver les foudres de gouvernements successifs pour appeler à des compromis territoriaux. Profiter de l'émotion générale et, peut-être sans s'en rendre bien compte, jeter de l'huile sur un feu déjà flamboyant ne servira aucune cause, alors attention.

Mohamed El Baghdadi, Casablanca.



Cher Monsieur,
J’avoue ne pas comprendre tout à fait l’objet de votre indignation. Serais-je, à vos yeux, trop sévère avec le Hamas, ou avec Israël ? Ou les deux ? Quoi qu’il en soit, revoici ma position, en bref : le gouvernement d’Israël est coupable d’inhumanité et de réaction outrageusement disproportionnée aux attaques du Hamas, dont les victimes sont des civils palestiniens innocents. Ce qui est intolérable. Quant au Hamas, son aveuglement idéologique contribue à accentuer les souffrances de son peuple – qui à, ce stade, n’en a vraiment pas besoin.

ARB



Bled schizo

En lisant votre dossier de la semaine (Casanegra, TelQuel n° 356), j'ai senti le besoin d'aller voir ce film dont tout le monde parle et je trouve que vous avez parfaitement raison dans votre parti pris, qui appuie la démarche du film. Rejeter les réalités de notre société, en effet, reviendrait à nier le présent et à laisser le lendemain en pointillés... Cela me rappelle, par ailleurs, un autre de vos anciens dossiers : Bled Schizo. C’est la même thématique, dans le fond. On est profondément schizos, on dit et on fait le contraire de ce qu'on aime. Et on continuera d’être “malades” tant qu’on rejettera notre réalité, telle qu’elle est.

Abdeslam Acharki, Rabat.



Casanegra, et alors ?

Casanégra n'étant qu'une resucée de films américains que les spectateurs marocains ont pris l'habitude de voir, il y a peu de chance qu'il scandalise qui que ce soit. Rien dans ce film ne justifie l'engouement de votre journal. Ça sent l'escroquerie morale et esthétique. Un long vidéoclip vu et revu, aucune émotion dégagée en 2h10mn, on se fout bien de ce qui arrive aux deux personnages centraux. Le scénario part en quenouille. Tout sent le toc dans ce film. Et TelQuel qui s'extasie devant les dialogues, la violence, le sexe... On se marre ! Vous voudriez nous faire croire que ce film est un chef d'œuvre, comme vous avez voulu faire croire aux gens par un article tendancieux que Adieu Mères était nominé aux Oscars. Beaucoup l'ont cru. Résultat : dans le numéro de cette semaine, vous avouez piteusement dans une brève qu'il n'en a jamais été question. Décidément, vous n'êtes pas vraiment crédibles en ce qui concerne le cinéma.

Mehdi Alaoui, Rabat



Cher lecteur, nous avons décidé de soutenir Casanegra, avant même sa sortie en salle, pour ses audaces “artistiques”, que l’on a pris la peine d’expliquer et de contextualiser. Et ce n’est pas une simple histoire de dialogues crus. Mais on n’a jamais présenté le film comme un chef d’œuvre. Quant à Adieu mères, on a toujours écrit que le film était candidat à la nomination aux oscars et que la sélection finale se fera début 2009, chose qui vient d’être officialisée, comme vous avez pu le lire.


La preuve par les films

Bravo pour votre couverture et votre soutien à Casanegra. J'ai vu la bande-annonce de ce film sur le Net. Je rêve d'une industrie cinématographique à la hauteur du génie créateur des Marocains. J'ai acheté les DVD de Marock et de What a Wonderful World, films que vous avez également défendus dans les pages de TelQuel. Il y a, là-dedans, un vrai génie cinématographique marocain. Je me suis repassé plusieurs fois le WWW. What à Wonderful World. L'actrice (Nouzha Rahil) est magnifique dans son rôle de policier, dirigeant la circulation à Casablanca comme un maestro dirigerait un orchestre. Alors, continuez à soutenir la création culturelle locale et merci pour ce que vous faites.

Dr Abderrahim Najid, Lyon (France)

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés