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Par Selma Mestiri, (avec AFP)
correspondante au Moyen-Orient
Proche-Orient. Le cessez-le-feu et après ?
Alors quIsraël et le Hamas revendiquent chacun la victoire, pour les habitants de Gaza lheure est à la reconstruction, avec, pour condition, la réconciliation Fatah-Hamas.
Cest comme si la bande de Gaza avait été frappée par un tremblement de terre. Ce constat est fait par lONU, quelques jours après lannonce de la fin de la guerre le 18 janvier. Nombreux sont les bâtiments officiels, maisons et locaux des Nations Unies à avoir été détruits pendant les 22 jours de lopération israélienne qui a fait plus de 1300 |
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morts palestiniens. Selon une estimation provisoire du Bureau palestinien des statistiques, les pertes s'élèvent à 1,9 milliard de dollars. Les promesses de dons ont beau se multiplier (le roi Abdallah d'Arabie a annoncé l'octroi d'un milliard de dollars), la reconstruction reste entravée par les sanctions internationales contre le Hamas et le blocus imposé par lEtat hébreu à la bande de Gaza. Israël nautorise que laide humanitaire, et nest pas prêt à rouvrir les points de passage tant que le Hamas est au pouvoir, craignant que le mouvement nen retire de la légitimité.
Trêve durable ?
Le cessez-le-feu a peut-être mis fin aux derniers combats en date, mais na certainement pas résolu le problème de fond entre Israël et le Hamas. Selon la sortie de crise dessinée par lEgypte, une trêve permanente entrerait en vigueur début février et conduirait à louverture des points de passage. Ensuite, le lancement dun dialogue national palestinien visant à réconcilier le Hamas et le Fatah, à couteaux tirés depuis que le premier a délogé le second de Gaza par la force en juin 2007. Enfin, lorganisation dune conférence internationale des donateurs en Egypte fin février, pour la reconstruction de Gaza. Mais la division des Palestiniens reste un obstacle majeur à cette réunion. LAutorité palestinienne veut que la reconstruction se fasse uniquement sous sa houlette, ce que refuse le Hamas.
Et plusieurs donateurs, comme lUnion Européenne, ont annoncé quils ne traiteraient pas avec le Hamas, classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis et lUE. La réconciliation Fatah-Hamas semble donc être une condition sine qua non de la reconstruction. Mais pendant le conflit, les Palestiniens sont apparus plus divisés que jamais. LEgypte avait bien tenté de réconcilier les rivaux en novembre dernier, mais en vain. Le Hamas avait décidé de boycotter le dialogue prévu au Caire pour dénoncer les détentions politiques de ses membres par les forces de lAutorité palestinienne en Cisjordanie.
Cette affaire compromet toujours, selon le Hamas, les discussions sur une réconciliation. Sans compter la question de la réouverture des points de passage de la bande de Gaza : le Hamas demande la levée du blocus israélien et l'ouverture des terminaux avant de lancer tout processus de réconciliation, tandis que le Fatah veut dabord un gouvernement d'union nationale. Des représentants du Fatah et du Hamas se sont toutefois rencontrés pour la première fois depuis mars 2008 cette semaine au Caire. Azzam Al Ahmad, le chef du groupe du Fatah au Parlement palestinien, a annoncé avoir tenu avec Jamal Abou Hachem, du Hamas, un entretien consultatif pour briser la glace et avancer vers la réconciliation. Et de préciser : Nous nous sommes accordés sur une suite à cet entretien. |
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