N° 359
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Abdelkrim Khattabi. Souvenirs, souvenirs

Abdelkrim Khattabi. (AFP)

L'Emir Abdelkrim, leader de la rébellion rifaine des années 1920, se rappelle à nos bons souvenirs. Ce vendredi 6 février, le 46ème anniversaire de sa mort est l'occasion d'une série de manifestations culturelles. Samedi 7, le Groupe universitaire de recherche sur Abdelkrim Khattabi organise un colloque dans la banlieue de Rabat. L'association “Mémoire du Rif”, qui publie sa revue annuelle chaque 6 février, en l'honneur de Abdelkrim, a pour sa part prévu des rencontres entre des témoins de l'époque (dont un ancien combattant de plus de 90 ans) et des habitants d'Al Hoceïma, capitale du Rif. Quant au projet de rapatriement de sa dépouille d'Egypte, proposé par l'IER à sa famille
en 2005, il reste en stand-by. “Le gouvernement marocain n'est pas encore prêt à donner à l'événement la dimension nationale qu'il mérite”, justifie la petite nièce de l'Emir, Fadela Khattabi.


Dolce vita

Le magazine International Living a publié son classement annuel relatif à la qualité de vie dans le monde. Sur les 194 pays qui figurent dans cette liste, le Maroc se classe 55ème, soit la 2ème meilleure place (derrière la Tunisie) parmi les pays du Maghreb et du monde arabe. Plusieurs éléments ont été combinés pour réaliser ce classement : le coût de la vie, le climat, la culture et les loisirs, les infrastructures, la santé, la sécurité et l'environnement. Le Maroc a progressé de deux points par rapport au classement 2007.


Chabat très bien

Porté triomphalement à la tête de l’UGTM le week-end dernier, Hamid Chabat n’a pas tenu sa parole… de sacrifier au baisemain à Abbas El Fassi. “Il le fera peut-être le jour où il prendra la place de Si Abbas à la tête de l’Istiqlal”, nous résume cette source qui connaît bien les us et coutumes de la maison istiqlalienne.


Casanegra au noir

Depuis quelques semaines, une version piratée (et non mixée) du film de Noureddine Lakhmari est en vente en DVD. Mais, avis aux intéressés, cette situation risque de ne pas durer. “Dès que nous avons appris la nouvelle, nous avons porté plainte auprès du Centre cinématographique marocain. Sa brigade anti-piratage a déjà arrêté 9 vendeurs un peu partout dans le pays”, nous a expliqué Dino Sebti, président de Sigma Technologies, et producteur de Casanegra.


Presse. Bouachrine sans Niny

Une vingtaine de salariés du groupe Al Massae ont choisi de quitter le navire pour rejoindre, essentiellement, le nouveau projet de Tawfik Bouachrine : le quotidien Akhbar Al Yaoum dont le lancement est attendu le 1er mars. Avec un tour de table estimé à 4 millions de dirhams et un staff de 30 journalistes, le quotidien, dont l’actionnariat est conçu en “société de journalistes” regroupée autour de Bouachrine, devra tracer une ligne éditoriale indépendante… “et différente d’Al Massae”, nous précise l’initiateur du projet.


Grévistes à la caisse

Fonctionnaires en rogne, vérifiez votre bulletin de paie. Le gouvernement est décidé à procéder à des ponctions sur les salaires des participants à la grogne des 22 et 23 janvier dernier. Selon Mohamed Abbou, ministre de la Modernisation des secteurs publics, la liste des grévistes est en cours de préparation au sein des ministères concernés et sera envoyée à la Trésorerie générale. Abbou précise que cette mesure a été déjà appliquée en 2008.


Confidentiel

Manhasset V pourrait avoir lieu dès mars prochain, si l’on en croit certaines confidences. C’est du moins le souhait de l’ONU qui chapeaute les négociations entre le Maroc et le Polisario, au point mort depuis le dernier round, Manhasset IV, en mars 2008.


Toc, toc ! Anas Sefrioui, Driss Jettou et Moulay Hafid Alamy se pressent à la porte de la presse écrite. Les trois hommes d’affaire ont tenté, via un intermédiaire, de devenir actionnaires de l’un des principaux quotidiens arabophones de la place. Sans succès. Les trois personnalités auraient toujours l’intention d’investir dans un ou plusieurs titres de presse.


Hospitalisation

L’écrivain et intellectuel Abdelkébir Khatibi a été hospitalisé en début de semaine à l’hôpital Sheikh Zayed de Rabat, à la suite de complications cardiaques. Né à El Jadida en 1938, Khatibi, qui a fait des études de sociologie, a publié son premier roman, La mémoire tatouée, en 1971. Universitaire de renom, il est aussi l’un des commentateurs les plus en vue de la vie politique marocaine. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.


Bendidi on Mars

Mardi 3 février, les spectateurs qui ont assisté à la pièce de théâtre “Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus”, au Mégarama de Casablanca en ont eu pour leur argent. Le PDG déchu de l’ONA, Saâd Bendidi, a été invité à monter sur scène par Paul Dewandre, l'humoriste belge qui a adapté le best-seller de John Gray au théâtre. Monsieur et madame Bendidi, donc, se sont prêtés au jeu d'une thérapie publique de couple. Bien plus rigolo que le holding royal !


Polémique. Ben Barka encore et toujours

Al Aoula a diffusé, mardi 3 février, la première partie d’un documentaire consacré à la vie de Mehdi Ben Barka. Une initiative a priori louable de la première chaîne, mais qui a eu le don de susciter l’ire de la famille du leader nationaliste, qui s’est fendue d’un communiqué réprobateur. Béchir Ben Barka avait en effet été approché par Al Aoula il y a plus de trois ans et était resté sans nouvelles, jusqu’à la récente diffusion du documentaire Achahid (le martyr), avec des enregistrements effectués à cette époque (lire aussi interrogatoire p.6).


En forme

Une loi pour tenter de mettre fin au hooliganisme et à tous les dérapages publics liés au sport en général, et au foot en particulier. C’est Nawal El Moutawakil, ministre de la Jeunesse et des Sports, qui a pris l’initiative. La même Nawal, ancienne championne olympique en athlétisme, a pris sur elle de réactiver un autre point douloureux : le dopage chez les sportifs de haut niveau, notamment en athlétisme. Merci madame.


En panne

Semaine difficile pour Casablanca et son maire. Effondrement d’une partie de la façade de l’hôtel Lincoln, état pitoyable de la voirie après une semaine de pluie, circulation cauchemardesque à cause des chantiers lancés dans les principales artères de la ville. Mohamed Sajid encaisse. Normal. Son statut de maire de Casablanca le place au cœur de la tempête.


Crise, quelle crise ?

Le Maroc tentera de rassurer le patronat français sur les retombées de la crise économique au royaume. Comment ? En organisant, sur invitation du Cercle des amitiés franco-marocaines, une rencontre (“Situation et perspectives de l’économie marocaine”) le 18 février à Paris. Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, et Moulay Hafid Elalamy, patron de la CGEM, animeront le débbat en présence de journalistes et de chefs d’entreprise français.


Tiens, Benhachem !

Les 41 prisonniers salafistes détenus à Tanger mènent une grève de la faim depuis le 26 janvier. Ils mettent en cause la gestion du directeur de la prison et l’accusent de torture. Selon Abderrahim Mouhtad, président d’Annassir, les familles des prisonniers ont été reçues par Abdelhafid Benhachem, délégué général de l’administration pénitentiaire. Ce dernier aurait promis d’envoyer une commission d’enquête à Tanger pour vérifier les accusations des détenus.


Belkheir, in & out

Les rumeurs sur l’ambassadeur d’Algérie se précisent. Le site Tout Sur l’Algérie, citant “une source gouvernementale”, affirme que Larbi Belkheir, hospitalisé depuis octobre 2008, sera bientôt remplacé par Mohamed Salah Dembri, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel ambassadeur à Londres. Contactés, les diplomates algériens à Rabat se bornent à répéter la version officielle : Belkheir reviendra dès que sa santé le lui permettra.


Nomination. Chacun son tour

Mohamed Salem Tamek, ancien wali de la province de Oued Eddahab et frère de Ali Salem Tamek, une des icônes du Polisario, a failli prendre la relève de Rachid Filali, wali d’Agadir, à l’occasion des récentes nominations de gouverneurs. Dûment prévenu, Tamek, qui avait revêtu l’officielle jellaba blanche, a fait le déplacement jusqu’à Fès, pour finalement s’entendre dire au téléphone que Filali, ancien Istiqlalien, était maintenu à son poste “sur demande du Premier ministre”.


SOS salafiste

Il s’appelle Abdelkébir Baraka et revenait d’un long séjour du Syrie où il alternait études en théologie et petits boulots. Lundi 2 février, à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, sa famille était réunie pour l’accueillir avec sa femme et ses trois enfants. Mais des “inconnus” (policiers en civil ?) ont été plus rapides. Ils l’ont cueilli à son arrivée pour un interrogatoire. Depuis, et jusqu’à jeudi 5 février, nulle trace de ce jeune homme, natif de Mohammédia et expulsé par Damas via la Turquie.


50 centimes svp

Depuis le 1er février, le prix des quotidiens marocains a augmenté de 50 centimes, passant de 2,50 DH à 3 DH. Cette décision a été prises le 22 janvier dernier, par la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ). Raison de cette hausse ? “ L’augmentation du prix du papier, et par conséquent de celui des frais d’impression”, explique Mohamed El Brini, directeur de publication d’Al Ahdath Al Maghribiya et membre de la FMEJ.


Obama au Maroc ?

Le président américain, qui envisage de tenir son premier discours majeur de politique étrangère à partir d’une capitale musulmane, a été invité à le faire à Rabat. Le Washington Morocco Club, ainsi que le comité de soutien à Obama au Maroc, y militent activement. Selon le site de la communauté marocaine aux Etats-Unis “MoroccoBoard.Com”, le maire de Washington, Adrien Fenty, ainsi que d’autres personnalités, pensent que le Maroc est la destination idéale. Nous aussi !



Cool.
“Je m’amuse” prévient, sourire en coin, le peintre et lobbyiste Mehdi Qotbi. C’est vrai, il s’amuse. En lançant, c’est confirmé, dès mai 2009 à Casablanca, une ligne de jeans, tee-shirts et autres chemisettes. Le nom de la marque : M & Q, comme les initiales du bonhomme. “C’est du prêt-à-porter, et c’est aussi de l’art puisque toutes les pièces seront numérotées, comme des objets de collection”, sourit, encore, le surprenant styliste.

Empressé.
Le nouveau président de la Chambre des conseillers fait feu de tout bois. Après avoir été reçu par le roi, lundi 2 février, Maâti Benkeddour, a dévoilé un plan d’action destiné à redorer le blason de la deuxième chambre. Au menu : réaménagement des questions orales au gouvernement, création d’une chaîne parlementaire et activation du nouveau site Internet.

Gonflé.
Après l’échec de tous les recours judiciaires contre son extradition au Maroc, le sort d’El Nene dépend du gouvernement espagnol. Pas découragé, le célèbre trafiquant a saisi la Cour européenne des droits de l’homme. Mardi 3 février, ses partisans ont réuni 200 personnes devant le palais présidentiel à Madrid, et lancé une pétition qui a recueilli 7000 signatures.

 
 
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