N° 361
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

CONSO. Petits prix, grands distributeurs
L'ACTU ÉCONOMIE



Industrie. Demain, la relance

Signature du Pacte national pour
l’émergence industrielle,
en présence de Mohammed VI. (DR)

Booster l’activité industrielle nationale, relancer la croissance, créer des emplois, c’est le but d’un programme signé par l’Etat, les banques et le patronat.


Vendredi 13 février, palais royal de Fès. Tout le gotha des affaires, ainsi qu’une flopée de ministres, se sont donné rendez vous pour la signature du “Pacte national pour l’émergence industrielle”, sous la présidence de Mohammed VI himself. Le programme, doté d’un budget de 12,4 milliards de dirhams, alloue 34% des fonds à la formation et aux
ressources humaines et 24% à l’incitation à l’investissement. L’objectif  est de faire gagner au PIB du royaume quelque 50 milliards de dirhams à l’horizon 2015. Selon ses initiateurs, le projet table sur “la génération d’un volume supplémentaire d’exportations de 95 milliards de dirhams”, tout en misant sur une hausse de l’investissement privé de 50 milliards de dirhams à moyen terme, et la création de 220 000 nouveaux emplois. Six secteurs-cibles ont été identifiés dans le cadre de ce programme : l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’industrie textile et l’agroalimentaire. La totale. F.G.


Prix. L’essence des choses

Depuis lundi 16 février, les prix des carburants à la pompe ont connu une baisse significative. Les automobilistes payent désormais 10,25 dirhams pour un litre d’essence super sans plomb contre 11,25 dirhams auparavant. Quant au gasoil 50 ppm, il est commercialisé à 7,52 dirhams le litre au lieu de 10,13 dirhams. Les prix du fuel industriel et du fuel destiné à la production d’énergie ont eux aussi été revus à la baisse, pour s’établir respectivement à 3074 dirhams et 2378 dirhams la tonne. La révision des prix était attendue depuis plusieurs semaines, après que le cours international du pétrole a amorcé une chute vertigineuse. “Cette baisse des prix sur le marché national n’est pas due à une intervention de la Caisse de compensation, mais à une répercussion pure et simple de la baisse des cours mondiaux du brut”, nous apprend un professionnel du secteur. Il s’agit en effet d’une nouvelle structure des prix, décidée par le gouvernement, qui ambitionne de stabiliser et sécuriser le secteur du carburant. F.G.


Immobilier. C’est garanti !

Il y a quelques mois, Mohammed VI avait assigné au gouvernement la tâche de lutter contre la hausse du coût de la vie, préjudiciable à la classe moyenne. Il faut croire que le discours du trône de juillet 2008 a eu l'écho souhaité. L'Etat vient de restructurer les deux fonds de garantie des prêts immobiliers. Fogaloge Public et Fogarim ne font désormais plus qu'un : Damane Sakane. Sont éligibles les employés du secteur privé affiliés à la CNSS, dont le salaire mensuel ne dépasse pas les 10 000 dirhams, ainsi que les couples vivant avec moins de 15 000 dirhams. Précision : la traite mensuelle ne devra pas dépasser 40 % des revenus. L'Etat s'engage également à garantir ces prêts immobiliers dans une fourchette de 300 000 à 800 000 dirhams. Même les salariés du privé qui ne sont pas affiliés à la sécurité sociale pourront en bénéficier. Par ailleurs, ce fonds continuera toujours à garantir les prêts immobiliers des Marocains qui n'ont pas de rentrée stable d'argent, et ce dans les conditions de financement prévues dans le cadre du Fogarim. F.G.


Projet. Tempête sur le Bouregreg

“Sama Dubaï s’est retiré d’une tranche du projet d’aménagement du Bouregreg”, pouvait-on lire cette semaine à la Une d’un quotidien arabophone. Depuis quelque temps, la rumeur se faisait insistante : le holding emirati serait en proie à des difficultés financières. “Nous n’avons pas connaissance d’un quelconque retrait de nos partenaires”, nous a déclaré le directeur de l’Agence d’aménagement du Bouregreg. Même son de cloche du côté de la CDG, partie prenante du projet. Une chose est sûre : le chantier prend du retard. Ce qui n’est pas le cas de l’autre tranche du projet, baptisée Bab Al Bahr, attribuée à un autre émirati, Al Maâbar. Les responsables de cette structure ont annoncé qu’ils entameraient bientôt la commercialisation de leurs produits (appartements, maisons traditionnelles et commerces). F.G.


Énergie. Le Gharb à plein gaz

La région du Gharb peut se réjouir : il semblerait qu’elle regorge d’hydrocarbures. Un troisième puits de gaz vient d'y être découvert par la société irlandaise Circle Oil Limited. Entre octobre et novembre 2008, cette dernière avait annoncé la découverte de deux gisements de gaz dans cette même région. Le premier puits mis au jour porte sur des réserves très modestes (10 millions de m3). Le second est un peu plus fourni puisqu'il porte sur des gisements gaziers de 50 millions de m3. Aucune information n'a été donnée pour le moment sur les réserves de ce nouveau puits découvert. Les Irlandais attendent le retrait des crues qu’a connues le Gharb ces dernières semaines pour déterminer avec précision l’ampleur de la découverte. “Ces réservoirs pourraient contenir des volumes de gaz relativement importants”, s'est contenté de préciser un communiqué de l'ONHYM (Office national des hydrocarbures du Maroc). F.G.


Enseignement. Etudiants, financez -vous

Depuis le début de l’année académique, le fonds étatique Enseignement Plus a permis à une centaine d’étudiants des filières ingénierie, finances, comptabilité et gestion des entreprises, de contracter un prêt auprès des banques commerciales. “Ce sont surtout les filières de gestion qui ont manifesté le plus d’intérêt pour notre fonds”, nous explique une source au sein de la Caisse centrale de garantie, gestionnaire du projet. Le fonds, mis en place en 2008, garantit à hauteur de 60 % les prêts bancaires octroyés aux étudiants de plus de 25 ans inscrits dans des instituts et écoles supérieurs de l’enseignement privé pour le financement total ou partiel des frais d’inscription et de scolarité. Ces “jeunes méritants” peuvent décrocher un prêt allant jusqu’à 100 000 DH, “à raison d’un plafond de 20 000 DH par année d’étude”. S.A.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés