N° 368
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

BOURSE. Pertes et profits en 2008
L'ACTU ÉCONOMIE




Habitat. La nouvelle vie du Fogarim

Le Fogarim, géré par la Caisse
centrale de garantie, a
le vent en poupe. (TNIOUNI)

En cinq ans d’existence, le Fonds a permis à 250 000 Marocains d’accéder à la propriété.


Le Fonds de garantie pour les revenus irréguliers et modestes (Fogarim) a le vent en poupe. “Après une légère baisse enregistrée au dernier trimestre 2008, cet outil de garantie des prêts immobiliers reprend des couleurs, après avoir été élargi aux salariés non affiliés à la CNSS”, explique un cadre de la Caisse centrale de garantie (CCG), organisme gestionnaire de ce Fonds. En effet, le nombre de crédits accordés au
premier trimestre 2009 a enregistré un accroissement de 5,6% par rapport à la moyenne trimestrielle de l'année 2008. Depuis sa création en 2004, quelque 48?263 prêts ont été garantis par ce Fonds pour une valeur totale de 7 milliards de dirhams. “Ce Fonds a permis en tout à plus de 250 000 Marocains, non éligibles aux crédits bancaires classiques, d’accéder à la propriété immobilière”, souligne la même source. Casablanca arrive en tête des villes dont les habitants ont bénéficié de cette garantie étatique, avec près de la moitié des prêts accordés, suivie de la région Rabat-Témara, puis Tanger et Fès. Les banques se montrent également de plus en plus intéressées par cet outil. La palme d’or revient au CIH avec 17 600 prêts accordés. Des banques comme le Crédit du Maroc, le Crédit Agricole ou encore la BMCI ferment la marche avec moins de 500 prêts accordés depuis le lancement de ce Fonds.
Fadoua Ghannam


Aérien. Turbulences, turbulences

Air Arabia, spécialiste du low-cost émirati, retarde de deux mois le lancement de son hub aérien à Casablanca. La compagnie arabe, qui a acquis Regional Air Lines en novembre 2008, devait commencer son activité au Maroc le 31 mars. Ce sera finalement pour le 31 mai. Les raisons de ces deux mois de retard sont “d’ordre logistique”, selon les explications du PDG d’Air Arabia, Adel Ali, dans des déclarations à la presse émiratie. La compagnie devrait mettre en exploitation 25 appareils au Maroc. Son objectif est de faire de la capitale économique du royaume un hub régional desservant 66 destinations en Europe, Afrique du Nord et Moyen-Orient. L’arrivée de ce nouvel opérateur dans le ciel marocain risque de fausser les calculs de Royal Air Maroc. Même si, pour le moment, la compagnie nationale a d’autres soucis. Lundi 6 avril, le tribunal de Dakar, saisi en référé par le gouvernement sénégalais, a décidé de désigner un expert judiciaire pour un nouvel audit, obligeant la RAM à garder ses parts dans Air Sénégal International jusqu'à la fin de cette expertise judiciaire. La compagnie marocaine a fait appel dès le lendemain. F.G.


Tunisie. Le coût de la non-coopération

500 millions de dollars. C’est ce que coûte chaque année au Maroc et à la Tunisie la non-application des dispositions de l’accord d’Agadir. Le chiffre a été révélé à l’issue de la tenue de la 15ème haute commission mixte maroco-tunisienne en début de semaine à Rabat. Les Premiers ministres des deux pays ont décidé la mise en place d’un comité de réflexion et de promotion de la coopération économique entre les deux pays. Ce comité, qui devra se réunir fin juin à Tunis, aura pour mission d’encourager les hommes d’affaires des deux bords à profiter de cet accord de libre-échange signé en 2004 entre quatre pays arabes (Maroc, Tunisie, Egypte et Jordanie). Dans ce cadre, un forum d’investissement et d’affaires, où seront invités des opérateurs économiques et des banques d’affaires des deux pays, sera organisé au dernier trimestre de cette année. Le comité aura également un rôle de centralisation des échanges de législations marocaine et tunisienne, qui seront mises à la disposition des entreprises. F.G.


Agriculture. Plan Vert, un an après

Cette année, la grande messe de l’agriculture aura lieu du 22 au 27 avril à Meknès. Le SIAM (Salon international de l’agriculture de Meknès) tiendra ainsi sa quatrième édition dans un climat marqué par la bonne campagne agricole. Et pourtant, ce ne sera pas une partie de plaisir pour Aziz Akhannouch. Le ministre de l’Agriculture devra répondre aux différentes interrogations des professionnels quant à son fameux Plan Vert, officiellement lancé lors de l’édition précédente du SIAM. Un an plus tard, le département de tutelle fait état d’un grand avancement dans l’exécution de cette stratégie budgétisée à plus de 20 milliards de dirhams sur 5 ans. “Nous sommes en cours d’élaboration des plans régionaux”, explique une source au sein du ministère. “Faux !, rétorque Mohamed Yahi, vice-président de la Confédération marocaine de développement rural. Nous n’avons ressenti aucun impact de ce Plan Vert. Les professionnels ont complètement été mis à l’écart et la dernière réunion que nous avons eue avec le ministre date de plusieurs mois”. F.G.


Devises. Les réserves s’épuisent

Le wali de Bank Al-Maghrib a de quoi se faire du souci. 2009 s’annonce difficile, crise économique mondiale oblige, et il voit les réserves en devises du pays se réduire comme peau de chagrin. Pour les deux premiers mois de l’année en cours, les recettes de voyages ont connu une baisse de 23% par rapport à la même période de 2008. Elles étaient de l’ordre de 6 milliards de dirhams contre 7,8 milliards de dirhams un an plus tôt. L’autre source de devises pour le pays, les transferts des MRE, n’affiche pas meilleure mine. Une étude du cabinet de notation financière Standard & Poors, publiée en début de semaine, prévoit une baisse de 5 à 10 % de ces transferts pour 2009. Les derniers chiffres rendus publics par l’Office des changes abondent dans ce sens. Pour les deux premiers mois de l’année, ces transferts ont accusé une baisse de 14,8?%, s’établissant à 7 milliards de dirhams contre 8,2 milliards de dirhams l’an dernier.
Fadoua Ghanam
 
 
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