N° 372
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

REVENUS. Pauvre classe moyenne…
L'ACTU ÉCONOMIE



PÊCHE. Le poisson se fait rare
Les captures de sardines et de poulpes ont baissé de plus de 25% en un an.. (AFP)

Les captures de pêche sur tout le territoire ont baissé de 14 % en un an. En cause, les conditions météorologiques de cet hiver et une exploitation sauvage des ressources.


Le royaume, avec ses 3500 km de côtes, manque-t-il de poisson? C’est ce que laissent penser les dernières statistiques sur les captures dans les différents ports marocains. Sur les trois premiers mois de 2009, les professionnels de la pêche n’ont pu débarquer qu’un peu plus de 143 000 tonnes, contre près de 166 000 tonnes pêchées lors des trois
premiers mois de 2008, soit une baisse de 14%. La valeur totale de ces captures a décru de 27%, passant de 1,3 milliard de dirhams à la fin du premier trimestre 2008 à 1,01 milliard à fin mars dernier. L’activité pélagique et les céphalopodes ont été les plus touchés. Pour les sardines par exemple, la baisse est de l’ordre de 28 % en tonnage et de 24 % en valeur. Il en est de même pour le poulpe. Les captures de cette espèce, appelée “Or blanc” par les professionnels, a chuté de 26 % en volume et de 52 % en valeur. Par contre, d’autres espèces ont bien entamé l’année 2009, comme les poissons blancs (mérou, daurade, rouget, etc.) dont le volume a quasiment doublé. Les raisons de ces baisses sont nombreuses. Un cadre de l’ONP (Office national des pêches) met en avant les conditions météorologiques difficiles qui ont sévi en début d’année. “Vrai, acquiesce Mohamed Benzine, président de l'Union des associations de pêche côtière du sud. Mais ce n’est pas tout. Cette baisse est un signe que la ressource se raréfie au fil des campagnes de pêche, malgré les périodes de repos biologique”. Fadoua Ghannam


Résultats. La CDG en berne
La crise des subprimes a mis fin au trend haussier des résultats financiers de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Le mastodonte financier de l’Etat a rendu publics ses résultats pour l’exercice 2008. Principal chiffre à retenir : le résultat net du groupe affiche une baisse de 62,4 % par rapport à l’année 2007, s’inscrivant à 1,5 milliard de dirhams. Ce recul est le résultat de la constitution de provisions importantes pour la dépréciation des titres cotées en Bourse, mais aussi l’absence des plus-values qui avaient dopé les résultats 2007. Mustapha Bakkoury se veut néanmoins rassurant. Le directeur général de la Caisse met en avant la hausse des activités courantes avec un produit net bancaire en hausse de 18,7% (1,8 milliard de dirhams en 2008 contre 1,5 milliard de dirhams un an auparavant). Pour l’année en cours, la CDG table sur les performances des secteurs plus “classiques”, comme les énergies renouvelables, l'éducation, la distribution d'eau, l'assainissement, le transport et la logistique. F.G.


Low cost. Air Arabia prend son envol La nouvelle compagnie aérienne
low-cost vient officiellement de faire son entrée dans le ciel marocain. Air Arabia Maroc, fruit du rachat de la Régional air lines par la compagnie émiratie, a inauguré dimanche 2 mai ses vols à destination du continent européen. Dans un premier temps, trois villes françaises (Paris, Marseille et Lyon) seront desservies à partir de Casablanca à raison de 14 vols par semaine. Des liaisons avec Bruxelles et Milan devraient démarrer dans quelques jours. La compagnie ne compte pas se concentrer uniquement sur l’Europe : des vols à destination de la Tunisie et de l’Egypte seront lancés plus tard. La filiale marocaine d’Air Arabia, première compagnie low-cost au Moyen-Orient et en Afrique, est ainsi la 3ème compagnie aérienne marocaine à bas coût aux côtés d’Atlas Blue et de Jet4You. Elle dispose actuellement de deux Airbus 320 neufs et acquerra un troisième dans les mois à venir. F.G.


Maroc - Turquie. ça coince
Entre le Maroc et la Turquie, les relations diplomatiques sont au beau fixe, mais le business ne prend pas pour autant. C’est ce que révèle une étude rendue publique cette semaine par le ministère des Finances. Malgré un accord de libre-échange entre les deux pays, signé en 2004 et entré en vigueur en 2006, la part de marché des firmes marocaines sur le marché turc ne dépasse pas les 0,1%. Principale cause, la grande similarité entre les deux économies. Pis, les termes de l’accord n’aident pas à la multiplicité des échanges commerciaux. Au moment où le Maroc a augmenté sa protection effective des produits finis, la Turquie protège davantage les matières premières, qui constituent l’essentiel des exportations marocaines. Comment pallier ces manques ? A travers “le renforcement de la complémentarité intersectorielle”, estime l’étude. Exemple avec le textile : en utilisant une matière première turque, les produits marocains peuvent accéder au marché européen sans payer aucun droit de douane grâce à la règle d’origine cumulée. Fadoua Ghannam


Emploi. Rabat en quête de profils
Après Tanger et Marrakech, l’ANAPEC (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences) s’intéresse à la région de Rabat. L’Agence vient de diligenter une étude prospective sur les besoins de la capitale en ressources humaines à l’horizon 2010. Elle identifie cinq secteurs pourvoyeurs d’emplois : offshoring, BTP, tourisme, textile et artisanat. A elles seules, ces activités nécessiteront le recrutement de 36 752 profils sur un an et demi. “La région a connu le lancement de grands projets socio-économiques, essentiellement la Technopolis et l’aménagement du Bouregreg, ce qui explique cette grande demande en profils spécialisés”, explique une source à l’ANAPEC. Et d’ajouter que 9000 emplois feront l’objet, dès ce mois de mai, de conventions d’accompagnement de recrutement signées avec des opérateurs économiques de la région. F.G.


Logements de fonction. Les députés s’en mêlent
Houleuse séance des questions orales à la première chambre mercredi 6 mai. Deux groupes parlementaires, l’USFP et le RNI-PAM, ont interpellé le ministre de l’Economie et des Finances au sujet des logements attribués aux fonctionnaires. Le sujet est plus que sensible : l’Etat est propriétaire de quelque 84 000 logements dont 48 000 sont gérés par Dyar Mansour, une filiale de la CDG. Le reste est directement géré par les ministères, avec en tête le département de l’Education nationale (10 000 logements de fonction). Et chaque année, entre 8000 et 10 000 logements sont proposés à la vente et seulement 10% trouvent acquéreur. Cela dit, malgré ce nombre important, les logements de fonction ne rapportent que des clopinettes : environ 41 millions de dirhams par an, soit un loyer mensuel moyen ne dépassant pas les 40 DH par logement. Un député assistant à la séance a même ironisé en citant l’exemple d’un logement de 100 m2 loué à un dirham par mois ! F.G.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés