N° 372
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Coordonné par Maria Daïf


Une des photos de Denis Dailleux. (DR)

Cinéma
Projection au Cervantès de Rabat de El Camino (Le chemin) de Josephina Molina et J. Martínez de León (2002), mercredi 13 mai à 19 heures, dans le cadre du cycle de cinéma dédié aux producteurs-scénaristes. La coréalisatrice Josephina Molina est l’une des seules femmes réalisatrices de cinéma et de télévision des années 1970 en Espagne.


Rencontre
Ahmed Aydoun, l’un des rares musicologues marocains, incollable sur les musiques populaires marocaines, des ahwach jusqu’à la aïta, sera à la Villa des arts de Rabat, jeudi 14 mai à 18h30, pour une rencontre avec le public. Histoire de titres cultes, origine de rythmes, décryptage de textes et de danses, le spécialiste partagera sa passion lors de cette conférence.

Concert
C’est souvent la fête à l’espace d’art Casa Del Arte à Casablanca. Trio Arabesque, groupe marocain créé en 2007 et Adnane Matrone, guitariste, chef de chœur et compositeur y présentent un show 100% guitare, vendredi 15 mai. Musique de chambre et ambiance multi-instrumentale, à partir de 20h30. 60 DH l’entrée. Réservations : 05 22 99 09 36

Photographie
Avant d’être le photographe que l’on connaît, Denis Dailleux a été horticulteur. Il a changé de cap, grand bien nous fasse. L’Egypte lui doit des photographies qui ont fait date, tant par leur beauté que par leur exigence artistique. Délicates, à mille lieux des photos de voyage et intensément humaines, elles reflètent le lien à la fois fort et complexe entre l’artiste et sa terre d’asile. Azemmour, Denis Dailleux en a aussi dressé un portrait il y a deux ans. Des clichés dans lesquels il raconte la ville, réunis dans Regards sur Azemmour, livre issu d’une exposition collective. Le regard de Denis, à voir à la galerie 127 à Marrakech.

Hommage
La galerie Loft à Casablanca organise une exposition en hommage à Chaïbia Talal, du 12 mai au 13 juin. L'artiste-peintre, analphabète et autodidacte, s'est éteinte en 2004 à l'âge de 75 ans, laissant derrière elle une collection d'œuvres hautes en couleurs et en simplicité, définies comme naïves. Indémodables, ses toiles continuent à avoir, auprès des collectionneurs, autant de succès que de son vivant.

A l’affiche. Les morsures de l’aube
En anglais branché, quand un épisode d’une série inverse la chronologie pour remonter à la source de l’histoire (et bien souvent, dévoiler une part du mystère qui entoure le héros), on appelle ça “spin-off” ou “prequel”. Après Star Wars, Batman et même James Bond, c’est la trilogie X-Men qui s’offre un nouvel opus à rebrousse-poil, explorant les raisons de la colère de Wolverine. Après avoir intégré le programme militaire Weapon X, le beau et amoral mutant “marvelien” n’a de cesse de pourchasser les assassins de son père et de la femme qu’il a aimée. Rouflaquettes et griffes incarnées de rigueur, Hugh Jackman est fidèle au poste, maîtrisant le grand écart cinématographique après la romance épique Australia, la comédie burlesque Scoop ou la science-fiction The Fountain. Derrière la caméra, oscarisé pour Mon nom est Tsotsi avant de tourner Rendition au Maroc, Gavin Hood s’essaie à un genre nouveau et s’en sort honnêtement. Malgré des effets spéciaux convaincants et une succession de duels acharnés, la mise en scène manque parfois de mordant et le film pourrait aller plus loin dans l’introspection du personnage. Pas renversant, mais efficace.
X-Men – Origins, de Gavin Hood, au Mégarama.

 
 
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