N° 373
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

CGEM. Whatever ONA wants !
L'ACTU ÉCONOMIE



Télécoms. ça capte bien…
Méditel intéresse de nombreux groupes étrangers. (TNIOUNI)

Les captures de pêche sur tout le territoire ont baissé de 14 % en un an. En cause, les conditions météorologiques de cet hiver et une exploitation sauvage des ressources.


Du changement dans le tour de table de Méditelecom. Portugal Telecom, actionnaire à hauteur de 32,2% dans le deuxième opérateur du pays, a annoncé son intention de vendre ses parts. La banque d’affaires Morgan & Stanley a été mandatée pour la valorisation de l’entreprise. Et un chiffre circule d’ores et déjà pour la transaction :
entre 300 et 400 millions d’euros (entre 3,3 et 4,4 milliards de dirhams). Il demeure bon marché si l’on se base sur les comparables boursiers de Maroc Telecom, qui aboutissent à une valorisation des parts portugaises aux alentours de 7 milliards de dirhams. Cela explique sans doute l’intérêt manifesté par de nombreux groupes internationaux : Orascom Telecom et Etisalat, sans compter les deux autres actionnaires de Méditelecom, l’Espagnol Telefonica et le groupe Finance.com, qui peuvent faire valoir leur droit de préemption. Cette transaction s’effectuera dans une conjoncture favorable aux opérateurs. Les voyants du secteur sont au vert comme l’indique le dernier tableau de bord trimestriel de l’ANRT. Durant les trois premiers mois de 2009, le marché du mobile a ainsi augmenté de 3% atteignant 23,5 millions d’utilisateurs, soit un taux de pénétration de 75%. En termes de parts de marché, l’opérateur historique détient 62,2 % du parc mobile suivi de Méditelecom avec 35,57% et Wana Corporate avec 2,2%. La filiale de l’ONA, détentrice de la troisième licence GSM, compte bien rattraper son retard avec le lancement de ses nouvelles offres basées sur cette technologie en octobre prochain. Fadoua Ghannam


Agriculture. La tomate marocaine fait peur
La tomate made in Morocco donne des sueurs froides aux producteurs de légumes espagnols. La FEPEX (Fédération espagnole des producteurs de fruits et légumes frais) s’est fendue, en début de semaine dernière, d’un communiqué très hostile au produit du terroir marocain. Les agriculteurs espagnols alertent leur gouvernement face à la hausse sensible des exportations marocaines destinées au marché ibérique. Lors de la dernière campagne, 400 000 tonnes de tomates marocaines ont été écoulées sur les étals européens, soit une hausse de 31% par rapport à la saison précédente. Entre 2004 et 2007, le volume des exportations marocaines a augmenté de 60%, passant de 194 000 tonnes à 305 000 tonnes. Cette hausse inquiète sérieusement les agriculteurs ibériques qui ont demandé à l’Union Européenne l’arrêt d’octroi de nouveaux quotas d’exportation aux Marocains. A signaler que les termes de l’accord d’association avec l’UE permettent au Maroc d’exporter 213 000 tonnes de tomates par an, exonérées de droits de douane. F.G.


Investissement. Les Emiratis de retour
La visite au Maroc du prince héritier d'Abu Dhabi, Cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, vient réchauffer les relations entre le royaume et les Emirats, mises à rude épreuve par le retrait de nombre d’investisseurs arabes. Lundi 11 mai, le Cheikh a donné à Rabat le coup d’envoi officiel du projet Bab Al Bahr, première séquence du chantier d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Par ailleurs, aucune information n’a filtré sur le sort d’Amwaj, deuxième séquence du projet, à l’arrêt depuis des mois à cause des difficultés financières de son promoteur Sama Dubaï. Un autre investisseur émirati a profité de la visite princière pour annoncer le renforcement de sa présence au Maroc. Taqa construira, pour 10 milliards de dirhams, deux nouvelles unités à la centrale thermique de Jorf Lasfar, dont l’investisseur émirati détient 100 % des parts. Seule ombre au tableau : le groupe Al Qudra aurait mis en veilleuse son gigantesque projet oléicole. F.G.


Tourisme. Toujours la crise
Le tourisme marocain continue de subir les répercussions la crise économique mondiale. Les chiffres du mois de mars en sont la preuve. Les nuitées réalisées dans les établissements hôteliers classés sont en baisse de 8 % par rapport à la même période de 2008. Les villes les plus touchées sont Marrakech, Casablanca et Tanger, qui ont affiché des baisses respectives de 12%, 4% et 22%. Les autres destinations ont réussi la prouesse de réaliser de petites hausses, à l’instar d’Agadir (1%) et Fès (3%). Les touristes se font de moins en moins nombreux. Le nombre d’Espagnols qui ont visité notre pays durant ce mois de mars a, par exemple, chuté de 44%. Le marché anglais a baissé de 19% alors que les Français sont en recul de 6%. La seule bonne nouvelle est en rapport avec les touristes nationaux, dont les nuitées ont enregistré une hausse de 7% sur tout le territoire, totalisant 20% du total des nuitées. F.G.


Immobilier. Hejira joue au comptable
Combien de transactions immobilières et foncières sont réalisées chaque année au Maroc ? Impossible d’obtenir une réponse précise, même pour l’autorité de tutelle. Pour mettre fin à ce flou, le ministère de l’Habitat vient de lancer une étude pour la mise en place d’un système de suivi de ces transactions. “Actuellement, il est très difficile de savoir combien de maisons et de terrains changent de propriétaires. Notre objectif est d’installer des règles scientifiques à même de nous démontrer les véritables tendances du marché”, précise un cadre du département de Taoufik Hejira. Et d’ajouter qu’il y a bien les données de l’Agence nationale de la conservation foncière et de la Direction des impôts, mais elles demeurent approximatives, vu la non-généralisation des titres fonciers et la prédominance de la pratique du noir dans les transactions immobilières. F.G.


Conso. Les Marocains aiment l’esquimau
C’est bientôt la haute saison pour les professionnels de la crème glacée. Selon une étude rendue publique la semaine dernière par le cabinet d’étude britannique, Compagnies and Markets, 70% des ventes de glaces au Maroc sont évidemment réalisées entre juin et août. Mais l’étude montre surtout le potentiel du marché marocain des crèmes glacées, qui a affiché un taux de croissance moyen de 4,1% entre 2002 et 2007. Chaque année, 8 millions de litres de glaces sont consommés au royaume, dont près des trois-quarts sont des glaces “industrielles”. Le produit le plus prisé est l’esquimau, qui accapare à lui seul 30 % de parts de marché. Enfin, le secteur reste dominé par les multinationales, vu la nature très capitalistique de cette industrie agroalimentaire. Trois géants mondiaux de l’esquimau sont en concurrence au Maroc : Pingouin, suivi d’Unilever et de Nestlé. F.G.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés