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De Fadoua Ghannam
Berkani et fier de lêtre
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Anis Birou, Secrétaire dEtat à lArtisanat (TNIOUNI)
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Antécédents
| 1962. |
Naissance à Berkane |
| 1979. |
Intègre lInstitut national des statistiques et de léconomie appliquée |
| 1998. |
Rejoint le RNI |
| 2004. |
Nommé secrétaire dEtat à lalphabétisation |
| 2007. |
Reconduit dans le gouvernement El Fassi comme secrétaire dEtat à lArtisanat |
| 2009. |
Préside la commission préparatoire des communales du RNI |
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Le PV
Anis Birou est un passionné du travail. Il ne se lasse pas de le répéter, au risque de faire dans la langue de bois. Lhomme sait ce quil veut et lobtient souvent. Touche-à-tout, il sest lancé corps et âme en politique, lui, un ingénieur (et cartésien) de formation. Et la politique lui réussit plutôt bien. Dans les rangs du RNI, il saffirme comme un stratège incontournable. Ses qualités dhomme de consensus lui valent, aujourdhui, dêtre tout désigné pour se charger de la préparation de plusieurs rendez-vous électoraux, notamment les communales de 2009. Avec les médias, Birou se montre toujours disponible, se prêtant volontiers au jeu des questions-réponses. Même si, bien entendu, le verbe est toujours aseptisé et la retenue de rigueur. Un vrai ingénieur politique on vous dit
Smyet bak ?
Mohamed Ben Hammad
Smyet mok ?
Fatima Bent Mohamed
Nimirou dla la carte ?
A 558423
Vous êtes le seul ministre originaire de Berkane. Vos collègues vous lancent-ils des vannes ?
Mon ami Taoufik Hejira, un Oujdi (ndlr, les deux villes sont séparées de 60 kilomètres), me lance à chaque fois quil me voit une nouvelle blague sur les Berkanis. Il me chambre à sa manière, cest pour rire, sans plus. Cela ne me dérange absolument pas. Je suis Berkani et fier de lêtre. Et puis, je ne suis pas le seul au gouvernement. Le Premier ministre Abbas El Fassi lui-même est natif de Berkane, je vous le rappelle.
Cest peut-être pour cela quon a cru à une blague quand il a été nommé ?
La nomination du Premier ministre est le résultat des urnes. Cest une personne que japprécie beaucoup. Il met les intérêts du pays au-dessus de tout.
Comment avez-vous atterri en politique ?
Mon père a été lun des fondateurs du RNI. Quand jai décidé de faire de la politique, je me suis naturellement dirigé vers ce parti. Je lai officiellement rejoint en 1998, quand jai été nommé chef de cabinet de Najib Zerouali, alors ministre de lEnseignement supérieur.
Vous présidez la commission préparatoire des élections de juin au sein du RNI. Vous lavez également fait pour les législatives de 2007. Ça fait quoi dêtre Monsieur élections des Bleus ?
Cest un titre trop pompeux pour moi. Je coordonne le travail de toute une équipe composée de militants et plusieurs de mes collègues ministres. Jen suis lanimateur en quelque sorte, sans plus.
Il nempêche, vous êtes la star montante du RNI. Pas de jalousie de la part de vos collègues ?
Je ne me considère pas comme une star montante. Jaccomplis ma mission avec sérieux et application, cest mon seul mérite.
Pourquoi vous êtes-vous retiré des communales alors que vous aviez lintention de vous présenter ?
Berkane est très loin de Rabat, où je réside. Je veux uvrer pour le développement de ma ville, mais je ne pourrais malheureusement pas assumer les responsabilités délu local parallèlement à ma fonction ministérielle. A Berkane, je dispose dun capital crédibilité que je veux préserver. Pour le moment, je suis plus utile là où je suis.
Vous ne suivez donc pas lexemple de votre boss au RNI, qui a longtemps cumulé des mandats délu local, député et ministre ?
Mustapha Mansouri a une longue expérience en politique. Il fait très bien son boulot en tant quélu de la commune de Laroui, circonscription dont il est également député. La preuve, il est réélu à chaque scrutin.
Vous ne vous êtes pas présenté, non plus, aux législatives de 2007. La sanction des urnes vous fait-elle peur ?
Pas du tout. Je voulais me présenter à Berkane en tant que tête de liste du RNI. Mais le parti a jugé bon daccréditer dautres candidats, qui nont malheureusement pas réussi à se faire élire.
Votre parti sest allié au PAM de Fouad Ali El Himma. Cela ne vous dérange pas ?
Jai été parmi ceux qui ont le plus défendu lalliance des deux groupes parlementaires. Avec le PAM, nos points de vue sont identiques sur de nombreux sujets, comme la régionalisation par exemple.
En gros, vous aussi, vous êtes tombé sous le charme dEl Himma
Avec le PAM, nous avons la même vision du champ politique national. Cest une alliance tout à fait naturelle.
Vous êtes un pur produit de lécole marocaine, qui a gravi progressivement les échelons en politique. Cest ça, finalement, le rêve marocain ?
Si vous voulez
En ce qui me concerne, je suis fier davoir fait toute ma scolarité au Maroc. Et je ne suis pas le seul produit de lécole publique à avoir réussi dans la vie. Tant mieux.
Vous avez travaillé pour plusieurs départements ministériels (Travaux publics, Entraide nationale, Enseignement supérieur, etc.). Pas mal pour un statisticien, non ?
Effectivement, mais quelle que soit la nature des dossiers à gérer, mon approche a toujours été la même, basée sur la discipline et le travail. Je suis un pur bosseur. Et puis, jai eu la chance de travailler aux côtés de personnalités qui mont beaucoup appris tout au long de ma carrière.
Prenons lexemple de Zoulikha Nasri, la conseillère royale, dont vous avez été le chef de cabinet au secrétariat dEtat à lEntraide nationale entre 1997 et 1998. Vous a-t-elle appris quelque chose ?
Beaucoup, je vous assure. Grâce à elle, jai appris la rigueur, la force au travail, le courage et le sens de lEtat. Zoulikha Nasri est une dame exceptionnelle. Je suis fier davoir été son proche collaborateur.
Les chiffres relatifs à lanalphabétisme ont-ils reculé depuis votre passage en tant que secrétaire dEtat à lalphabétisation ?
Quand jai été nommé, le pays comptait 43% danalphabètes. Ce taux a été réduit aujourdhui à 34%, preuve que la politique marocaine en la matière est efficace. En 2006, nous avons reçu un prix international récompensant les efforts du pays pour éradiquer lanalphabétisme.
Pourtant, un tiers des citoyens marocains ne sait toujours ni lire ni écrire
Il nexiste pas de remède miracle pour lutter contre ce fléau. Je suis conscient que la bataille du développement passe forcément par le savoir. Chaque personne sauvée des ténèbres de lanalphabétisme est une grande victoire.
Optimiste ?
Oui. Jai confiance, notre pays avance à grands pas.
Vous êtes actuellement secrétaire dEtat à lArtisanat. Comment ça se passe avec les maâlems du secteur ?
Le but est de valoriser le travail de ces artisans. Cest un secteur clé qui emploie directement 2 millions de Marocains et en fait vivre près de 10 millions.
Vous avez choisi ce secteur pour avoir des blaghi sur mesure, vous que lon dit avoir les plus grands pieds du gouvernement
Si vous voulez insinuer que je chausse du 44, je vous le concède, oui, cest vrai (rires). |
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