N° 374
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

IMMOBILIER. Tendance à la baisse
L'ACTU ÉCONOMIE



Elections CGEM. Président par défaut
Mohamed Horani (AIC PRESS

Mohamed Horani est le nouveau patron des patrons. Son élection clôt un long feuilleton à rebondissements.


Au terme d’un processus qui a tenu en haleine toute la sphère politico-économique, les membres de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ont élu leur nouveau président, lors d’une assemblée générale élective tenue le 21 mai. C’est donc Mohamed Horani qui succède à Moulay Hafid Elalamy. Le PDG de HPS et président de l’ Association des professionnels des technologies de l'information
(APEBI) sera épaulé par son vice-président, Mohamed Tamer, patron de l’association des textiliens. Le duo était seul en lice après le retrait de la candidature de Mohamed Chaïbi et Youssef Alaoui : un coup de théâtre survenu le 7 mai lors de la réunion du conseil d’administration de la CGEM. Il avait fallu un coup de pouce de l’ONA pour que le binôme Horani-Tamer puisse déposer sa candidature, le premier s’étant présenté en tant qu’administrateur d’Archos Conseil, filiale du holding royal, spécialisée en systèmes d’information. Mais il faut dire que de grandes tractations avaient devancé l’assemblée générale du jeudi 21 mai. Quand il s’est avéré difficile de réunir une deuxième fois le conseil d’administration de l’instance patronale, le président sortant a rassemblé (dimanche 17 mai à son domicile) les patrons de fédérations ainsi que des dirigeants de grands groupes pour avaliser la candidature unique. Il s’en est suivi un dîner officiel, organisé mercredi 20 mai, dans un palace casablancais et auquel ont été conviés, en plus des grosses pointures affiliées à la Confédération, d’anciens présidents de cette dernière, comme Hassan Chami et Abderrahim Lahjouji. Histoire de donner une image soudée de la famille patronale. Fadoua Ghannam


Résultats. Managem plombe l’ONA
L’ONA commence l’année 2009 en force. Les résultats trimestriels du holding, rendus publics cette semaine, en sont l’illustration. Pour les trois premiers mois 2009, la croissance du chiffre d’affaires est de 4,6 %, s’établissant à 8,7 milliards de dirhams. Cette performance est due à la santé olympique du secteur agroalimentaire. Bimo s’est particulièrement illustrée avec une hausse de 26?% de son chiffre d’affaires. Idem pour Centrale Laitière dont le résultat a cru de 7%. Ces performances compensent largement le ralentissement des résultats de Cosumar, de Lesieur Cristal et de la filiale halieutique Marona. Côté mauvais élèves, c’est Managem qui vole la vedette. La minière a vu son chiffre d’affaires reculer de 7,7 %, principalement sous l'effet de l'effondrement des cours du cobalt et du cuivre. F.G.


Maroc Telecom. Bisbilles au Gabon
Nouveau couac dans le périple africain de Maroc Telecom. Après le Burkina Faso, où l’opérateur négocie l’officialisation de l’acquisition de l’opérateur télécoms local, la tension monte au Gabon. Deux ans après le rachat de 51 % de Gabon Telecom pour 61 millions d’euros, la filiale de Vivendi a annoncé son souhait de vendre Libertis, filiale spécialisée dans la téléphonie mobile, qui compte 471 000 abonnés, soit le tiers de la population du pays. Cette décision a ravivé la colère des partenaires sociaux et un préavis de grève a été déposé par le Syndicat national des télécommunications, qui a annoncé son intention de s’opposer fermement à cette vente, demandant au gouvernement de renégocier le contrat entre le Gabon et Maroc Teléecom.
Des formations politiques gabonaises ont également profité de cette tension sociale pour monter au créneau. C’est le cas de l’Union du peuple gabonais, premier parti d’opposition du pays, qui a saisi l’occasion pour interpeller le gouvernement de son pays sur la légalité de la cession de Gabon Telecom à l’opérateur marocain. Les députés de ce parti ont passé au peigne fin le contrat liant les deux parties et y auraient décelé pas moins de six clauses de nullité, se rapportant au prix, aux modalités de paiement et au respect du Code du travail. ça craint… F.G.


Crise. La recette Mezouar
Gouvernement, acteurs économiques, banques… la mobilisation est grande pour le maintien de la croissance économique au Maroc en ces temps de crise mondiale. Le comité de veille stratégique, mis en place en novembre et où siège tout ce beau monde, a tenu sa quatrième réunion mardi 19 mai à Rabat, sous la présidence de Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances. Lors de cette rencontre, il a bien évidemment été question du tourisme, touché de plein fouet par le recul des arrivées. Le gouvernement et les professionnels du voyage ont choisi d’être plus agressifs sur les marchés prioritaires pour le pays, notamment européens. A cet effet, 300 millions de dirhams seront alloués à la seule promotion de la destination Maroc. La recette-miracle comporte également la vente de packages spéciaux, la multiplication des lignes aériennes reliant les villes marocaines et européennes et une vaste campagne de communication dirigée vers les touristes nationaux.
Le comité s’est également penché sur la baisse des transferts des MRE. Pour encourager nos concitoyens installés à l’étranger à rapatrier leurs fonds au Maroc, la solution n’est autre que l’immobilier. Une rubrique spéciale leur sera accordée par le fonds Damane Sakane, garantie étatique des acquisitions immobilières, jusque-là réservée aux classes pauvre et moyenne. F.G.
 
 
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