N° 375
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

MOHAMED HORANI. Le président du quartier des pauvres
L'ACTU ÉCONOMIE



Résultats. La Poste rapporte gros
Le directeur de Barid Al Maghrib mise sur une croissance encore plus importante pour 2009. (AIC PRESS)

En 2008, Poste Maroc a réalisé un bénéfice net de 279 millions de dirhams.


Barid Al Maghrib se porte bien. C’est ce qui ressort du dernier conseil d’administration de l’entreprise publique, tenu en fin de semaine dernière à Rabat, sous la présidence du Premier ministre. En 2008, Poste Maroc a réalisé un bénéfice net de 279 millions de dirhams pour un chiffre d’affaires d’un peu plus de 1,3 milliard. Cette performance est surtout le fruit d’une croissance importante des services financiers de
Barid Al Maghrib, qui se sont développés de 31%. Le cœur de métier de l’entreprise, à savoir le courrier et la messagerie, n’ont progressé respectivement que de 4 et 6%. Pour l’année en cours, le directeur de Poste Maroc, Anas Alami, mise sur une croissance globale, toutes activités confondues, de 9 %, qui porterait le chiffre d’affaires à 1,4 milliard de dirhams. Cette évolution sera le résultat de l’agrandissement du réseau d’agences qui devrait atteindre 1745 guichets, soit 39 de plus qu’en 2008. Seule zone d’ombre pour l’établissement public, son projet de transformation en société anonyme piétine. Adopté en Conseils de gouvernement et des ministres, le projet de loi s’éternise au parlement, où le texte est toujours discuté en commission. Ce blocage s’explique par l’opposition des postiers à ce projet, qui ont lancé plusieurs mouvements de grève ces dernières semaines, paralysant les services de Poste Maroc. Fadoua Ghannam


Investissement. La CDG voit grand
Touchée de plein fouet par la crise financière mondiale, la CDG réagit en se concentrant sur des métiers jugés stratégiques : l’immobilier et le tourisme. Pour le premier secteur, MedZ, filiale de la Caisse, lancera bientôt un grand projet dans la capitale spirituelle du royaume. Oued Fès, c’est son nom, s’étendra sur 166 hectares, comportera trois hôtels, un golf 18 trous, un mall et divers complexes immobiliers de villas et appartements haut standing. Le projet, qui sera livré en 2013, nécessitera un investissement de 662 millions de dirhams. Pour le tourisme, la CGI, autre filiale de la CDG, s’est alliée au Français Pierre & vacances. Un partenariat de cinq ans, signé en milieu de semaine à Paris, permettra de réaliser 15 000 lits et 3000 logements de standing.
Le premier projet de cette collaboration sera construit à Marrakech. L’Oasis Eco Resort comprendra au total 930 maisons et appartements de luxe et des équipements sportifs et de loisirs. F.G.


Electrification. Et la lumière fut !
La ministre de l’Energie et des Mines, Amina Benkhadra, était fière d’annoncer, mardi 26 mai sous la coupole du parlement, les derniers chiffres du programme d’électrification rurale globale (PERG). Fin mars, 96 % des campagnes étaient reliés au réseau national d’électricité. En janvier 1996, année de lancement de ce programme gouvernemental, ce taux ne dépassait pas les 18 %. En 12 ans, ce sont donc 1,88 million d’habitations réparties sur quelque 35 000 douars à travers le royaume qui en ont bénéficié. La ministre a ajouté qu’il ne reste plus que 3000 douars à couvrir, soit près de 119 000 foyers, pour atteindre l’objectif de 100 % d’électrification fixé par ce programme. Depuis le lancement du PERG, les gouvernements successifs ont consacré quelque 17 milliards de dirhams dans le milieu rural. F.G.


Agriculture. Les raisins de la colère
Les producteurs de fruits et légumes au Maroc enragent. En début de semaine dernière, un collectif d’associations professionnelles s’est fendu d’un communiqué des plus virulents pour dénoncer “la passivité du gouvernement face aux grèves sauvages qui secouent le secteur depuis le début de l’année”, explique un cadre de l’Association professionnelle des exportateurs de fruits et légumes (APEFEL). Ces grèves à répétition ont particulièrement touché la région du Souss, qui produit 80 % des besoins du marché national. “Elles durent un mois et demi en moyenne. Un aussi long arrêt détruit tout simplement la récolte”, poursuit la même source. Dans une lettre adressée au Premier ministre, les producteurs menacent de boycotter le contrat-programme signé en avril dernier avec le ministère de l’Agriculture pour la mise à niveau de la filière des fruits et légumes. Ils vont même jusqu’à soutenir la proche fermeture de plusieurs grandes exploitations de la région. F.G.


Bourse. Addoha rachète ses actions
Anas Sefrioui semble toujours aussi soucieux du cours de Bourse de sa société. Le groupe Addoha vient en fait de reconduire et d’actualiser un nouveau programme de rachat d’actions. Il est prêt à mettre 1,7 milliard de dirhams sur la table pour soutenir le prix de l’action sur le marché, et ainsi prévenir la société contre les retournements excessifs du marché. Pour ce programme, la fourchette de cours -qui sera soumise au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale du 12 juin prochain- est fixée entre 130 et 200 DH. Des niveaux largement inférieurs à ceux des programmes précédents, baisse des cours oblige. Le dernier en date, qui est arrivé à terme en décembre, fixait par exemple le cours maximum à 275 DH. Cette opération avait d’ailleurs pesé lourd sur les comptes de la société. Addoha s’est retrouvée avec une moins-value latente sur ses propres titres de quelque 304 millions de dirhams, soit les deux-tiers de son résultat social, et 25% de son bénéfice consolidé. F.G.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés