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Par Samir Achehbar
RAPPORT. Si Israël attaque lIran
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Tsahal prépare déjà son coup. (AFP)
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Une étude américaine détaille la faisabilité dune frappe israélienne pour détruire les sites nucléaires de la République islamique et les conséquences désastreuses pour la stabilité de la région.
Contre vents et marées, contre Occident et Orient réunis, lIran maintient son programme nucléaire. La République islamique aura sa bombe, selon les plus pessimistes, dans deux à trois ans, et dans plusieurs années pour les plus optimistes. Rien ne saurait arrêter le processus : ni les sanctions économiques, ni les menaces de frappe |
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israéliennes, ni le bras tendu de Barack Obama, ni les craintes de ses voisins...
Le Centre américain pour les études stratégiques et internationales (CSIS) vient de publier un rapport sur les chances de réussite dune frappe menée par Israël contre lIran, qui détaille toutes les hypothèses et leurs innombrables conséquences. Selon les experts du Centre, Abdullah Toukan et Anthony Cordesman, la première difficulté réside dans le trajet à parcourir par les avions F16 israéliens pour atteindre la République islamique. Il est peu probable que les Etats arabes de la région permettent le survol de leurs territoires, si tant est que lEtat hébreu leur en demande lautorisation. Le trajet le plus court vers lIran passerait, logiquement, par la Jordanie, qui a signé un traité de paix avec Israël. Mais lEtat hébreu ne voudrait évidemment pas mettre en porte-à-faux lun des deux seuls régimes (avec lEgypte) sur lesquels il peut compter dans la région. Les avions israéliens devront donc parcourir plus de 2000 kms à laller et 2000 kms au retour, sans la moindre escale, et sapprovisionner en cours de vol. Si les F16 peuvent passer inaperçus pour les radars en volant à une certaine altitude, il sera difficile pour les avions ravitailleurs, qui ont la taille de gros porteurs, de se cacher. Les pays arabes, conscients quIsraël est la seule puissance nucléaire de la région avec ses 200 têtes nucléaires, napplaudiront pas une éventuelle attaque, même si lIran est perçu comme une puissance qui monte et risque de représenter un danger pour leur stabilité. Leurs opinions publiques restant acquises à lIran, ces pays sont obligés den tenir compte. Deuxième trajet possible : la frontière syro-turque, avec un bref passage au-dessus de lIrak, en supposant, sans mal, que les Américains ferment les yeux. Mais rien ne laisse prédire que la Turquie donnerait son aval, même si la Syrie, maillon faible de léquation, ne devrait pas avoir son mot à dire.
Des sites bien protégés
Les avions israéliens nauront ensuite pas la tâche facile car les sites nucléaires iraniens ne sont pas connus avec précision. Les sites denrichissement duranium sont, selon certains observateurs, éparpillés sur limmense territoire (quatre fois le Maroc), et les plus stratégiques dentre eux, enfouis à plus de vingt mètres. Laviation israélienne nest pas sûre datteindre les bonnes cibles, ni les bons sites. Et en tout cas, pas tous les sites.
Sans oublier quavec toutes les menaces enregistrées par le régime iranien, les autorités ont dû préparer leur riposte. Les auteurs du rapport pensent quelle ne serait pas sans conséquences pour toute la région vu leur dernière acquisition : un système anti-missile russe ultrasophistiqué. Les avions israéliens auront du mal à le contourner et les pertes seront énormes. Le territoire israélien serait aussi la cible des missiles iraniens à longue portée, dont lIran maîtrise la technologie depuis longtemps. Au Moyen-Orient, il suffit dune étincelle. Comme toujours
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