N° 377
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

ÉLECTIONS. Violentes communales
BILAN. Ce que vous ont coûté les élections
AL ADL. La politique de l'urne vide
FOOTBALL. Les Lions de l’Atlas refusent de mourir
L'ACTU MAROC




Trafic. La beigne au bois dormant
Les garde-forestiers
sont échaudés par
plusieurs agressions. (AIC PRESS)

Bastonnade en règle pour huit gardiens de la forêt de Khénifra. En cause, la “mafia du cèdre”.


Il ne fait pas bon être garde- forestier du côté de Khénifra. Huit agents des Eaux et Forêts l’ont appris à leurs dépens le 27 mai. Ce jour-là, les trois agents de la région d’Agdir reçoivent un tuyau d’un de leurs informateurs : des habitants de Tikajouine, à la frontière des provinces de Beni Mellal et Khénifra, cacheraient chez eux des arbres coupés illégalement, pour le compte de la “mafia du cèdre”. Echaudés par
plusieurs agressions, les trois hommes font appel à cinq de leurs collègues de Beni Mellal et s’arment de fusils. Ils s’enfoncent dans la forêt et lancent la perquisition. Chou blanc : la marchandise illégale a été déplacée. Et, surtout, une mauvaise surprise à la sortie. Une centaine d’habitants de la localité se massent autour d’eux. Insultes, menaces et autres mots doux, le ton monte très vite. Et la perquisition tourne rapidement à la bastonnade. Les huit hommes sont désarmés, leurs portables confisqués et leurs véhicules vandalisés. Bilan des courses, des bleus et des contusions sévères pour quatre des zorros à la cape verte. Aziz Akkaoui, de l’Association marocaine des droits de l’homme à Khénifra, qui a engagé une campagne contre la “mafia du cèdre”, craint que “ce genre d’incident décourage les garde-forestiers dans la lutte contre les coupes illégales, alors que la corruption en incitait déjà beaucoup à l’immobilisme”. C'est sûr que ça ne les motivera pas. Amélie Amilhau


Audimat. Ça chiffre à la télé
Les Marocains aiment leur petit écran. La preuve par les chiffres : les postes télé restent allumés, en moyenne, pendant 8 heures et 13 minutes par jour dans les foyers du royaume. C’est ce que révèle la dernière étude de Marocmétrie, portant sur le mois de mai 2009. Al Aoula et sa consœur 2M totalisent 42% de parts d’audience durant cette période, avec respectivement 16,2% et 25,8% d’audimat. En prime time, les deux chaînes du pôle public réalisent un score de 47,9%. Et là, c’est Al Aoula qui se taille la part du lion avec 26,2 % de parts d’audience, contre 21,7% pour la chaîne de Aïn Sebaâ. Et bonne nouvelle : “Les deux télévisions nationales ont grappillé 8,5 points de parts d’audience aux chaînes satellitaires, entre mai 2008 et mai 2009”, souligne Salim Cheikh, directeur général de 2M. Et, pour y arriver, il fallait se serrer les coudes entre confères de la SNRT : “Nous évitons de concurrencer Al Aoula. Par exemple, si elle programme un magazine de société, 2M penchera plutôt pour une fiction. L’objectif étant que les deux chaînes maximisent leur score d’audience”. Ou comment faire écran à la concurrence… Youssef Ziraoui


Sidi Ifni. Un an après
Les habitants de Sidi Ifni ont célébré, le 7 juin, le premier anniversaire du “samedi noir”, la fameuse soirée où une sévère répression policière avait secoué toute la ville. Plusieurs sit-in ont été ainsi observés devant les locaux de la police et du pachalik, histoire de rappeler que rien n’a vraiment changé en un an. “A part le lancement du programme d’assainissement liquide, aucun projet concret n’a été entrepris”, explique un militant associatif. Rien n’a été fait non plus pour résoudre les problèmes du port, dont le blocage avait été à l’origine de l’intervention musclée des forces de l’ordre il y a un an. “Nous avons en vain attendu des poursuites contre ceux qui ont violenté vieillards et femmes”, se désole Abdellah Birdaha, l’un des responsables locaux de l’AMDH (Association marocaine des droits humains). Ce dernier rappelle que plus d’une dizaine de manifestants, condamnés à des peines de 12 à 18 mois de prison, sont toujours derrière les barreaux. Quant aux membres du secrétariat local de l’AMDH qui auraient encadré les émeutes de juin 2008, ils ont été empêchés de se présenter aux élections communales. Seul véritable changement en douze mois pour Sidi Ifni : sa transformation administrative en province du royaume. Mohammed Boudarham


Etudes. Mon bac pour un visa
Il ne fait aucun doute que les bacheliers sont de plus en plus nombreux à opter pour des études en France. Entre 2006 et 2008, le nombre de visas étudiants octroyés par les services consulaires de l’Hexagone est passé de 5600 à 7200. Et devant l’importance du flux, l’ambassade a même opté pour une sorte d’externalisation de ses services avec la création de l’agence Campus France Maroc, dépendant du service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France à Rabat. Installée dans la capitale, Campus Maroc est désormais un passage obligé pour tout candidat aux études en France, qui doit s’acquitter de 1000 dirhams de frais de dossier et se prêter au jeu de l’entretien d’admission. L’avis pédagogique émis par cette agence pour chaque cas est un document incontournable avant d’entamer les démarches épineuses auprès des consulats français pour obtenir son sésame. “La procédure paraît longue et compliquée, mais, statistiquement, 92% des avis de Campus France sont favorables et 88% des étudiants munis de cet avis obtiennent le visa étudiant”, rassure une source auprès de l’ambassade de France. Hicham Oulmouddane
 
 
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