N° 378
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

CDG. Bakkoury, solde de tout compte
L'ACTU ÉCONOMIE



Tanger-Med. Tout va bien, merci
Mohammed VI a lancé le chantier de l’extension du port Tanger-Med.
(DR)

Malgré le retrait du danois Maersk, l’extension du port est maintenue avec le lancement de la construction du quai, confiée à Marsa Maroc.


Le complexe Tanger- Med, projet royal par excellence, poursuit son petit bonhomme de chemin. En début de semaine, Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, a confirmé son investissement tangérois, décalé jusqu’en 2012. Deux jours plus tard, le premier coup de pioche pour l’extension du port Tanger-Med a officiellement été donné. Le roi s’est
spécialement déplacé au nord pour un lancement en grande pompe de ce chantier. Il faut dire que les rumeurs qui ont circulé depuis des mois avaient semé le doute sur la réalisation de cette seconde tranche. Le retrait du Danois Maersk, adjudicataire en juillet 2008 de la gestion du troisième quai du port, n’a fait qu’ajouter de l’huile sur le feu. Les initiateurs du projet ont finalement trouvé une issue : seul un terminal sera construit pour le moment. Il s’agit du quai numéro 4, d'une longueur de 1200 mètres et d'une capacité de 2,2 millions de conteneurs. L’Etat a passé commande pour une livraison clé en main au groupement d'entreprises piloté par Bouygues, qui a également décalé de 15 mois le délai de livraison prévu initialement à fin 2012. Et c’est Marsa Maroc, entreprise publique dont le gouvernement prépare la privatisation, qui a décroché la concession de ce terminal. Enfin, pour piloter cette extension, une nouvelle entité TM2SA vient d’être créée. L’investissement global est de l’ordre de 4 milliards de dirhams, dont la moitié puisée directement dans le budget de l’Etat. Fadoua Ghannam


Plan Azur. Le bal des retardataires
La station balnéaire Saïdia Mediterranea, la plus grande du Plan Azur, ouvre officiellement ses portes. Les premiers touristes sont déjà là : 131 Italiens ont débarqué mercredi 17 juin et tout le gratin des décideurs a fait le déplacement le week-end pour la grande-messe du secteur, les Assises internationales du tourisme. Mais cette première ouverture ne pourrait occulter les retards constatés sur les autres sites et admis par le ministère du Tourisme. Pour le moment, la seule date crédible concerne la station Mazagan (à El Jadida) dont le casino devrait accueillir ses premiers clients en octobre prochain. Lixus, récupérée par Alliances Développement après le retrait du Belge Thomas & Piron, promet de livrer une tranche cet été, sans fixer de date d’ouverture. A Mogador, le même promoteur affirme que 75 % des travaux sont finis mais reste vague sur le timing. Enfin, le doute plane toujours sur Taghazout, après la rupture en avril dernier du contrat opposant l’Etat à l’Américain Colony Capital. F.G.


Industrie. Le hit parade régional
Tout au long du mois de mai, les cadres du département des Finances se sont penchés sur une étude traitant de la répartition régionale du tissu industriel au Maroc. Evidemment, c’est la région du Grand Casablanca qui se taille la part du lion. A elle seule, elle concentre 43 % de l’emploi industriel du pays et enregistre le taux d’industrialisation le plus élevé (38?%). En seconde position de ce classement arrive la région de Tanger. Mais “sa situation est vulnérable”, relèvent les experts des Finances. Nouveau pôle industriel du pays, cette région a concentré ses activités sur l’offshoring et la délocalisation. En 2007, elle a réalisé 10% de son chiffre d'affaires en sous-traitance, contre une moyenne nationale de 2%. Pour ce qui est des autres régions, l’étude révèle que la championne du textile n’est autre que Taza-Al Hoceïma, l’as de l’agroalimentaire est Guelmim-Smara et la spécialiste des appareils électrique est la région de Chaouia-Ouardigha. F.G.


Aéronautique. ça plane au Bourget
Le Maroc est présent en force au 48ème Salon du Bourget, qui se tient du 15 au 21 juin. Sur un stand quatre fois plus grand que celui de l’année dernière, 9 représentants de l’aéronautique nationale exposent les attraits de ce secteur, l'un des piliers du Plan Emergence. Et c’est aussi l’occasion de faire des affaires. Royal Air Maroc en a profité pour passer une commande ferme de six ATR qui serviront à sa nouvelle filiale domestique Air Atlas Maroc. La compagnie nationale s’est, en outre, alliée à Air France-KLM pour la mise en place d’une entité commune spécialisée dans la maintenance, la réparation et la révision d'avions. Le choix a été porté sur l’aéroport Mohammed V pour accueillir cette nouvelle unité. Pour sa part, l’Office national des aéroports (ONDA) s’est rendu dans la ville française avec un joker, celui de l’aéropôle, sise à Nouaceur. L’atout de charme de cette zone d’activité prévue par le Plan Emergence : des installations clés en main offertes aux investisseurs sur un site de 400 ha. F.G.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés