N° 379
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Coordonné par Maria Daïf


(Korène Inoue)

Tea Time
La culture japonaise s’exporte bien. Après les sushis, sashimis et autres mets délicats, place au thé. Rituel ancestral et raffiné, la préparation du thé à la sauce nipponne, inspirée par le bouddhisme zen, ne s’improvise pas. C’est donc pour un art séculaire que l’ambassade du Japon ouvre les portes de sa salle culturelle à Rabat du 30 juin au 2 juillet. Korène Inoue, maître de l’école Omoté Senké, y proposera une initiation au Chanoyu, petit nom de la cérémonie du thé. Au menu : petite démonstration suivie d’une dégustation. Si c’est votre tasse de thé, sachez que les places sont limitées à 50 par séance (14h30 et 16h15). Réservation au 05 37 63 17 82.

Festival
Martil fête les 7ème arts marocain, espagnol et latino-américain lors de la 9ème édition de son festival du cinéma. Au programme : deux compétitions pour les courts métrages, une table ronde sur le parcours cinématographique de Hassan Moufti, un débat sur “l’Autre dans le cinéma espagnol”, un atelier sur les documentaires, et des projections de films pour enfants. Du 29 juin au 4 juillet.

Musique
La scène de la Villa des arts de Rabat accueillera le 30 juin, Impload, qui se produira aux côtés d’Atmosphear. Le lendemain, 1er juillet, c’est au tour des punks de Rabat ZWM de partager la scène de la Villa avec les Français d’Orange Blossom. Le pass pour les deux soirées coûte 50 DH et la soirée solo 30 DH. C’est en collaboration avec L’Boulevard.

Rencontre
Rencontre avec des enfants “en situation de rue” du 29 juin au 15 juillet à l’Institut français d’Agadir. Désireuse de montrer un regard différent sur ces enfants, Tounarouz est l’association à l’origine du programme dont le clou est une présentation de créations artistiques réalisées par les enfants de la rue.

Expo
Hervé Maury a fait des animaux son sujet de prédilection. Il peint des grenouilles, des mouches et des abeilles, à la fois drôles et insolites. Artistiquement, ça tient la route et la technique est la même : une couche de sable appliquée dans un mélange de couleurs, de grains et de matière, des contours tracés au charbon de bois. C’est à la galerie Au 9 à Casablanca tout le mois de juillet.

A l’affiche
Eglise en péril
A près l’adaptation du mystérieux Da Vinci Code, le cinéaste américain Ron Howard récidive avec celle du roman Anges et Démons, sorti en 2000. Dans un thriller de deux heures vingt minutes exactement, il rassemble Nikolaj Lie Kaas –le méchant -, Tom Hanks (Forrest Gump, Seul au Monde), Ewan McGregor (Moulin Rouge, Star Wars) et l’Israélienne Ayelet Zurer (Munich). L’histoire : Robert Langdon, théologien de Harvard, et Vittoria Vetra, scientifique, sont convaincus que les “Illuminati”, secte ancestrale luttant contre l’obscurantisme, veut anéantir l’Eglise catholique et le Vatican. Les deux pénètrent à Rome, dans un jeu de piste mouvementé, pour y découvrir ce qui se complote chez les “Illuminati”. Entre églises romaines, dépouillement d’archives du Vatican, Langdon et Vetra saisissent chaque secret comme une clé de l’énigme et vont de révélation en révélation. Rythme soutenu et rebondissant certes, mais Anges et Démons est au cinéma ce que le Big Mac est à la restauration : ça n’a aucun goût mais ça se laisse regarder paisiblement. Autre hic : personne ne marche sur l’eau.
Anges et Démons de Ron Howard, au Mégarama

 
 
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