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Par Hicham Oulmouddane
URBANISME. La côte a la cote
La Corniche casablancaise vient de fait peau neuve, pour le plaisir des badauds. Malgré quelques couacs
Avec près de 100 000 voitures qui convergent chaque jour au rond-point du Megarama, et plus dun demi-million de piétons qui arpentent la nouvelle esplanade, lengouement des Casablancais est clairement au rendez-vous, se félicite Rachid Haouch, larchitecte attitré du réaménagement de la Corniche de Casablanca. Depuis quelques semaines, la côte casablancaise sest refait une santé. Complètement reliftée, elle fait le bonheur des badauds avec une |
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esplanade de près de 20 mètres de large, des dizaines de lampadaires et de mâts déclairage, des centaines de palmiers et de bancs publics. Louverture sur lAtlantique est la philosophie qui a inspiré la conception de ce projet, souligne larchitecte du projet. Rien na été laissé au hasard pour doter Dar Beida dune promenade digne des standards internationaux, où piétons et cyclistes sont rois. Lartère principale, de 30 mètres de large, est désormais à sens unique. Et même si, à terme, la mairie a prévu des centaines de places de parking et larrivée du tramway, laccès à la côte reste, pour lheure, fortement embouteillé. Des désagréments qui ne sont pas du goût de tous les Casablancais, déjà échaudés par les travaux, commencés à lété 2008 sur lavenue Biarritz et prolongés cet hiver sur lavenue de la Corniche. Le lifting avait réduit la circulation au strict minimum et engendré un manque à gagner considérable pour les commerces et lieux de divertissement du Casa by night.
Un circuit de Formule 1
Le projet, cheval de bataille de la mairie sortante de Casablanca, qui a coûté la bagatelle de 85 millions de dirhams, ne fait pas lunanimité au sein de la communauté des urbanistes. Un architecte de la place, fin connaisseur du paysage urbanistique de Casablanca, crie au scandale : Cest devenu un circuit de
Formule 1. Les automobilistes ne font que passer, puisquil ny a rien à voir, et les places de parking sont limitées. Tandis que le monde entier se dirige vers des espaces ouvert s aux piétons, ici, le tout-automobile est confirmé.
Autre sujet de polémique, les deux grandes fontaines, initialement prévues sur les ronds-points du Megarama et de lhôtel Suisse, mais qui nont toujours pas vu le jour. Le plan en prévoyait une avec des jets deau en forme de bateau et une seconde dans le style andalou. Ce volet du projet ne laisse pas indifférent, sachant que la majorité des fontaines casablancaises se sont transformées en pissotières faute dentretien régulier. On érige des fontaines dans des lieux fermés pour adoucir lair, pas à coté de la mer, ajoute notre source. De son côté, Rachid Haouch préfère relativiser. Ces deux parties du projet nont pas été gelées à cause du budget, mais simplement parce que leur finalisation devra prendre plus de temps, puisquelle pourrait impliquer, une réorganisation des commerces environnants. Affaire à suivre. |
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coût global 85 millions de dirhams (moins que les 100 millions prévus au départ)
13 mâts déclairage de 25 mètres
90 mâts déclairage de 12 mètres pour éclairer la plage
750 palmiers washingtonia Robusta (30 ans dâge) de la région de Machraâ ben Abbou,
irrigués au goutte-à-goutte
250 lampadaires
200 double-bancs publics
100 poubelles |
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