N° 380
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

FOOTBALL. L’argent des clubs
URBANISME. La côte a la cote
L'ACTU ÉCONOMIE



COMMERCE. Dima, dima Rawaj
Ahmed Reda Chami (DR)

Une année après son lancement, le plan pour le développement du commerce interne commence à donner ses fruits. Bilan d’étape.


Douze mois après son lancement officiel, Rawaj, plan gouvernemental de développement du commerce interne, avance bien. C’est ce qu’a affirmé lundi 29 juin le ministre de tutelle, Ahmed Reda Chami. En un an, 1024 commerçants ont pu moderniser leurs points de vente et améliorer la qualité de leurs produits grâce aux financements de ce
plan. Selon le ministre du Commerce, cette modernisation des commerces de proximité a permis d’augmenter leur rentabilité. Le plan a par ailleurs concerné, durant sa première année, la réhabilitation de 21 espaces commerciaux, dans plusieurs villes et localités, notamment les médinas de Safi, Fès et Oujda. Cette mise à niveau des kissariate a profité à 6400 commerçants. Rawaj vise également l’accompagnement des franchises marocaines dites “championnes nationales”. Un premier projet, concernant l’enseigne de prêt-à-porter Marwa, a déjà démarré et se trouve actuellement en phase finale. Deux autres franchises, pour l’ameublement et les articles de décoration, suivront dans les mois à venir.
En plus de restructurer le tissu commercial existant, Rawaj veut construire le commerce de demain. Une étude sera lancée incessamment, en collaboration avec le ministère de l’Habitat, pour élaborer une stratégie commerciale d’urbanisme. Et un master-plan d’implantation de “zones d’activités commerciales” verra bientôt le jour, promet Ahmed Reda Chami. Trois régions ont déjà été identifiées : Nouacer, Oujda et Meknès. Fadoua Ghannam


Agroalimentaire. A la conquête des USA
Vins, sardines, olives, légumes en conserves… pour les produits agroalimentaires “made in Morocco”, le pays de l’Oncle Sam est à conquérir. Une quinzaine d’industriels marocains, qui en sont convaincus, ont ainsi fait le voyage jusqu’à New York pour le Fancy Food Show, le plus grand salon de l’agroalimentaire au monde. Leur objectif : trouver de nouveaux débouchés. La tâche est loin d’être facile. Malgré la conclusion d’un accord de libre échange, entré en vigueur en 2006, les échanges commerciaux entre les deux pays peinent à décoller, même si leur volume est passé de 256 millions de dollars en 2000 à 698 millions en 2008. La crise économique mondiale n’arrange pas la situation. Et la concurrence se fait de plus en plus rude, notamment de la part des Tunisiens et des Turcs. Les Marocains veulent passer outre ces considérations en s’attaquant à des niches avec des produits à forte valeur ajoutée estampillés “bio”. Good luck. F.G.


Tamesna. Retard de livraison
Premiers couacs de la ville nouvelle Tamesna, aux abords de Rabat. Un millier de propriétaires n’ont toujours pas réceptionné leurs logements alors qu’ils devaient être livrés fin 2008. Raison de ce retard ? Des problèmes internes et financiers rencontrés par le promoteur, General Contractors Maroc. Ce dernier s’est expliqué la semaine dernière lors d’une réunion avec les représentants des propriétaires, regroupés en association, et les responsables d’Al Omrane, aménageur de la nouvelle cité. Mais aucune date n’a été donnée aux concernés quant au déblocage de la situation. “Pour le moment, les chantiers de General Contractors sont en arrêt. Nous attendons la fin de cette crise interne pour avoir plus de visibilité”, explique Lamia Kadiri, directrice de la société Al Omrane Tamesna. En tout, General Contractors Maroc s’est engagé à construire 4000 logements à Tamesna.


Emploi. Le chômage, ça paie !
Le projet de création d’une indemnité de chômage se précise. Mardi 30 juin, il a été à l’ordre du jour du conseil d’administration de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale). Première indiscrétion : l’élargissement de la population cible de cette indemnité. “Au départ, elle ne concernait que les salariés mis au chômage pour des raisons techniques ou économiques, mais la commission en charge du dossier a décidé de l’élargir à toute perte d’emploi, quelle qu’en soit la raison”, explique Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi. Cette indemnité sera de 50 à 70 % du salaire de base perçu par le salarié, avec un plafond de 6000 DH. Les bénéficiaires de cette indemnité garderont aussi leur couverture médicale et sociale pour une période de six mois. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement, qui doit adopter la mouture finale de ce projet de loi dans un prochain conseil, avant de le remettre au parlement.
 
 
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