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Par Mohammed Boudraham
COMMUNALES. La grande bataille dOujda
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Les dirigeants du PAM nont
pas fini den découdre avec
les islamistes. (TNIOUNI)
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Jusquau bout, le match PAM-PJD a tenu toutes ses promesses. Dans la capitale de lOriental, les services de sécurité ont joué aux arbitres. A leur manière
Cest finalement à Oujda que vient de se jouer ce quon peut appeler la balle de match entre le PAM et le PJD, au titre des communales 2009. Les deux formations politiques se sont livré une bataille sans merci pour la présidence de la ville, qui devait être tranchée en fin de semaine.
Forts de 21 sièges (sur 65), les islamistes ont commencé par jeter les
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ponts en direction de lIstiqlal (13 sièges), pour espérer une alliance. Mais le projet tombe à leau, malgré une rencontre entre les directions des deux partis. Et pour cause : PI et PJD convoitaient, tous les deux, le fauteuil de président mettant Omar Hejira face à Abdellah Hamel. Une nouvelle alliance voit donc le jour, entre le PI, le PAM et le MP, avec la promesse que la présidence revienne à lIstiqlal, soutenu par 16 élus dEl Himma et 14 conseillers harakis.
La formation de Benkirane ne tarde pas à riposter et réussit à sceller une nouvelle alliance en débauchant 6 conseillers MP et autant du PAM, qui ne voulaient rien savoir des décisions de leurs directions centrales. Comment un parti qui prône son attachement à léthique peut-il se permettre douvrir ses portes à des gens élus sous dautres couleurs, dont un mandataire de liste ?, se révolte un dirigeant de lIstiqlal qui fait allusion à Mostafa Benabdelhak, tête de liste MP devenu islamiste du jour au lendemain. Passons. Lalliance des 33 élus en faveur du PJD est renforcée par une autre transfuge : la seule élue RNI de la ville. Le compte est bon.
Séquestration électorale
Tous se présentent, jeudi 25 juin, au siège de la municipalité pour élire le président du conseil de la ville. Mais coup de théâtre : le pacha, représentant lautorité, décide de reporter le vote, pour une question de quorum, au lundi suivant. Les élus du PJD protestent et organisent un sit-in sur les lieux avant de rejoindre le domicile dAbdelaziz Aftati, député de la ville et responsable local du parti de la lampe. La demeure de Aftati est alors encerclée le jour même par des centaines de policiers, qui investissent les lieux. Le PJD a débarrassé ses invités de leurs téléphones portables avant de leur faire prêter serment, indique une source policière sur place, qui parle de séquestration pour justifier lintervention. Les douze élus sont emmenés au commissariat. Dans la soirée, sept dentre eux sont relâchés. Ils enchaînent alors les déclarations médiatiques sur la nature des interrogatoires quils ont subis dabord chez la PJ, puis les RG. Une phrase revient inlassablement : on leur aurait signifié que le Palais ne voulait pas dune présidence PJD pour la ville dOujda. Carrément. Le responsable local du parti islamiste, qui a même déposé une plainte contre la police et les autorités de la ville, salarme par ailleurs du sort de trois conseillers harakis et deux PAM portés disparus depuis leur convocation chez la police.
Les patrons arrivent
Lundi 29 juin, cest reparti pour un tour. Mohamed Cheikh Biadillah et Fouad Ali El Himma débarquent à Oujda. Mohand Laenser fait de même et Abbas El Fassi, en déplacement en Italie, se fait représenter par Ahmed Taoufik Hejira, membre du Comité exécutif de lIstiqlal. Objectif : ressouder lalliance de leurs partis. Le PJD réplique et Abdelilah Benkirane débarque à son tour à Oujda. Pendant ce temps-là, les 5 conseillers sont toujours portés disparus et le vote est à nouveau reporté au vendredi 3 juillet. Vous avez dit
désordre ? |
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