N° 380
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

PORTFOLIO. Souira l'gnaouia
LITTÉRATURE. Un Marocain dans le cosmos
LE MAG CULTURE



page Coordonnée par Maria Daïf

PROJET. Fun théâtre pour Casa
L’ancien théâtre municipal
a été démoli en 1984. (DR)

La nouvelle a été annoncée en grande pompe. Promis juré, le nouveau théâtre municipal de Casa verra le jour dans 5 ans.


Casablanca ne s’est jamais remise de la démolition de son théâtre municipal, en 1984. Depuis, il y a eu beaucoup de promesses et des projets de théâtre restés au fond des tiroirs. En 2008, la ville de Casablanca a signé une convention avec la Fondation des arts vivants, chargée de piloter la phase d’études et un concours d’architectes pour la construction d’un théâtre. Mardi 30 juin, Noureddine Ayouch, à la
tête de la Fondation en charge du projet, l’annonce officiellement : le théâtre s’appellera CasArt et verra le jour dans 5 ans. Le chantier, ambitieux, sera mené par le Marocain Rachid Andaloussi et le Français natif de Casablanca, Christian De Portzamparc, tous deux lauréats du concours international d’architecture lancé par la ville. “Le projet coûtera 1,2 milliard de dirhams”, affirme Noureddine Ayouch. La somme servira à la construction, place Mohammed V, d’une salle polyvalente pouvant accueillir 1800 personnes et d’un auditorium de 1000 places. En plus de salles de répétitions, de commerces, librairie, salle d’exposition et boutiques d’art, le tout sur une superficie de 30?000 m2. Promesse de Ayouch et de la ville : les travaux démarrent dans 18 mois pour une durée de 4 ans. Casablanca a bien attendu 25 ans.
Hicham Oulmouddane


Festival. Facettes de Safi
Attention, festival très attendu à Safi : Amwaj Assafi, Mosaïque des Cultures. Monté de toutes pièces par la fondation Safi Horizons, présidée par le cinéaste Noureddine Lakhmari, le festival joint la musique (Fnaïre, Jil Jilala, Mazagan, Nabila Maan) au cinéma (Adieu mères de Mohamed Ismail, Casanegra de Noureddine Lakhmari, Amours voilées de Aziz Salmy, Où vas-tu Moshé ? de Hassan Benjelloun) en passant par la poterie, les arts plastiques et la gastronomie. Selon Noureddine Lakhmari, le but du festival est “de mettre en valeur la ville, ses valeurs culturelles et artistiques”. Le réalisateur avoue, pour finir : “Je suis un peu ce petit garçon qui revient chez lui et tente de redonner vie à sa ville”. Du 21 au 23 juillet donc, Safi montrera ses multiples racines (berbères, juives, arabes et portugaises) et se parera de ses atours pour l'occasion. Sonia Terrab


Arts de rue . A un fil près
La compagnie française Les Colporteurs joue son ballet aérien, “Le fil sous la neige”, sur la Place Al Amal à Agadir jusqu’au 31 juillet. Sous un chapiteau, la troupe exécute une magnifique chorégraphie dans les airs. Sept funambules, en costume de libellules pour les filles et d’araignées pour les hommes, déambulent et dansent, tout en légèreté, sur un câble d’acier de douze millimètres d’épaisseur. Un impressionnant jeu d’équilibre mis en scène par Antoine Rigot, fil-de-fériste virtuose, cloué au sol à cause d’un accident en 2000, qui livre ici une création autobiographique. Pour la musique de fond, c’est le trio au style jazz rock electro, Wildmimi Antigroove Syndicatea (WAS pour les intimes) qui s’en occupe. Malika Msefer


Exposition. Les belles œuvres des Beaux-Arts
L'école des Beaux-Arts de Casablanca expose les œuvres de ses lauréats. L'occasion de redécouvrir ce véritable vivier de talents.

Maquettes d'architecture, planches de stylisme, toiles abstraites, projets d'animation… L’école des Beaux-Arts, qui dispense une formation polyvalente, expose les travaux de ses lauréats 2008-2009. Installée depuis 1962, en pleine ébullition culturelle, dans une belle bâtisse du boulevard Rachidi, puis “confiée” à des administrateurs de l'Intérieur, peu concernés par la chose artistique, l'institution s'efforce de conjuguer formation classique et exigences du marché du travail, malgré des moyens indigents. “Le matériel n'est pas à la hauteur, 6 ordinateurs pour 140 étudiants”, confirme Amine Nasir, 23 ans, fraîchement diplômé en "architecture d'intérieur – design d'objet" (l'une des trois sections avec “arts plastiques” et “design publicitaire”) et co-concepteur du projet exposé intitulé “architecture nomade”. “On se débrouille, on télécharge des logiciels, des formations”, poursuit-il. “Mais aux Beaux-Arts, on découvre l'artiste qui est au fond de nous”, défend l'ex-étudiant, qui a passé sa 4ème année en stage dans le cabinet d'architecture Andaloussi. Et si certains trouvent encore la formation trop scolaire, les trois-quarts des lauréats des Beaux-Arts décrochent un travail rapidement, le meilleur filon restant la publicité. Cerise Maréchaud
Jusqu'au 18 juillet, à l'Institut français de Casablanca.


Tournage. Escale japonaise
On le savait déjà, le chanteur Ahmed Soultan ne fait pas dans la demi-mesure quand il est question de ses vidéoclips. Après les très sympathiques Ya Salam et Achkide, le prince de la soul a décidé de sillonner le monde pour sa prochaine vidéo. Pour mettre en images sa chanson Tous les mêmes, (issue de son deuxième album intitulé Code), l’artiste a choisi de tourner dans plusieurs pays aux cultures et aux paysages très différents. Première étape : le Japon. Le chanteur vient tout juste de boucler le tournage au pays du soleil levant, pendant lequel plusieurs séquences ont été filmées dans le métro et le centre-ville de Tokyo. Mais aussi dans des temples, lieux plus calmes et plus sereins. Prochaines étapes : la France, le Sénégal, mais aussi les Etats-Unis. Meryem Saadi


Cinéma. Saga Africa
Du 18 au 25 juillet, le cinéma africain fait son show à Khouribga. La plus célèbre mine phosphatière du royaume confirme sa volonté de promouvoir le 7ème art continental. Après 30 ans de vie, le Festival du cinéma africain de Khouribga s’institutionnalise. La 12ème édition concrétise ses ambitions : un festival désormais annuel, une fondation tout fraîchement créée, et un président de marque en la personne de Noureddine Saïl, boss du CCM et initiateur du projet en 1977. Sans oublier un jury de professionnels du grand écran venus des quatre coins du monde, avec à sa tête le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako, dont le dernier film a obtenu le prix de la critique internationale à Cannes. Côté compétition : 13 longs métrages en lice, dignes représentants de neuf pays africains, pour succéder au lauréat du Prix 2008 Il va pleuvoir sur conakry. Ayla Mrabet


Concert
Grand voyage du groupe marocain Gawa Fusion en Irlande, pour une participation à la 21ème édition du Earagail Arts Festival, qui se déroulera du 4 au 19 Juillet au County Donegal. Aux côtés des trois sœurs irlandaises Henry Girls, Omar (le guitariste), Soufiane (le batteur), Aboubaker (le bassiste), Tawfik (le percussionniste), Oussama (l’organiste) et Adnane (le vocaliste) animeront deux soirées gratuites les mercredi 8 et vendredi 10 juillet. Les deux groupes étaient réunis en 2007 au festival marocain “Mhamide L’ghizlane”. Avec 4 ans de scène à son actif, Gawa Fusion prend son envol.

Rock on radio
Il était temps. Une de nos stations radio s’est enfin décidée à passer des morceaux de groupes metal marocains, injustement boudés jusque-là. Radio 2M programme en boucle depuis quelques semaines la chanson Youth, des Chemical Bliss. Un joli coup de pouce pour ce jeune groupe casablancais, vainqueur du Tremplin L’Boulevard en 2008, et de Génération Mawâzine en 2009. Une initiative, qui prouve à ceux qui en doutaient encore, que la nouvelle scène marocaine ne se limite pas au hip hop et à la fusion. Vivement Haoussa sur Hit Radio et ZWM sur Chada FM.

 
 
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