INFRASTRUCTURES. Nador voit très grand
Après Tanger Med, place à Nador West Med. Le grand projet portuaire du royaume se met en place.
Le roi la rêvé, le gouvernement se démène pour le réaliser. En marge de la visite de Mohammed VI dans lOriental, il a été décidé de créer un complexe portuaire à Nador. Un complexe encore plus gigantesque que le port Tanger Med, aujourdhui en service. Nous avons réservé la baie de Betoya pour abriter cette infrastructure portuaire, explique Karim Ghellab, ministre de lEquipement, qui a présenté le projet à la presse, |
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| accompagné de trois de ses collègues du gouvernement (Mezouar des Finances, Chami de lIndustrie et Benkhadra de lEnergie). Pour lheure, cest toujours le flou artistique. Les études préalables viennent à peine de démarrer, il nexiste donc aucune estimation du coût de ce projet, souligne le ministre. Une chose est certaine, cest lEtat qui devra injecter la mise de départ. Une ligne de crédit sera dailleurs ouverte dès la prochaine Loi de Finances. La première tranche de ce projet prévoit, outre une zone franche de 850 hectares, un quai de 3000 mètres qui devrait abriter des plates-formes de stockage de produits dhydrocarbures. Nous voulons faire de ce port un terminal de transbordement des hydrocarbures, et déjà des investisseurs ont manifesté de lintérêt pour cette activité, rassure la ministre de lEnergie. A lhorizon 2015, Nador West Med devrait être doté dune capacité de stockage dun million de tonnes, ce qui se traduirait par un trafic de 10 millions de tonnes. Premier coup de pioche en 2010. Fahd Iraqi |
Bank Al-Maghrib. Jouahri aux anges
Cest devant le roi que le wali de Bank Al-Maghrib a présenté le rapport de son institution pour lannée 2008. Durant cette audience, Abdellatif Jouahri affichait un grand optimisme. Les conclusions de la banque centrale montrent que léconomie marocaine na pas pâti de la crise économique mondiale : 2008 sest achevée sur un taux de croissance de 5,6%, du fait de la bonne performance des activités agricoles. Conséquence : le budget de l'Etat a été excédentaire pour la deuxième année consécutive, grâce notamment à la forte progression des recettes fiscales. Côté inflation, le pays sen est bien sorti. La stabilité des prix à moyen terme a été préservée, dixit Abdellatif Jouahri. Mais les bonnes nouvelles sarrêtent là. Au quatrième trimestre de lannée dernière, les effets de la crise internationale ont commencé à se faire ressentir, risquant daffecter lourdement la performance des activités non agricoles en 2009 et 2010. Fadoua Ghannam |
Nanotechnologies. Atomes crochus
Le Maroc se prépare à la guerre de latome, dun point de vue purement économique évidemment. La nanotechnologie est ainsi placée au cur de sa politique de développement industriel. Jugé stratégique, ce secteur a fait lobjet dune étude récente du ministère des Finances. Au niveau mondial, le chiffre daffaires du secteur a dépassé les 10 milliards de dollars en 2006, dont 35 % ont été réalisés aux Etats-Unis. Au Maroc, seuls 3,2 milliards de dirhams ont été dépensés par lEtat en recherche scientifique en 2005. Très insuffisant, souligne létude. Et sur les 38 centres et pôles de recherche publics installés au Maroc, seuls quatre sont dédiés aux nanotechnologies. Des insuffisances sont également à signaler du côté des entreprises privées qui naccordent pas dimportance aux activités recherche et développement. Pour pallier ces manques, on compte sur lInitiative nationale des nanosciences et nanotechnologies (I3N) que le Maroc a lancé en 2006, ainsi que la Technopolis dont le chantier a démarré en 2007. F.G. |
Aéroports. Les deux milliards de lONDA
LOffice national des aéroports (ONDA) a besoin dargent. Et il le fait savoir à la communauté financière nationale. En effet, pour financer son programme dinvestissement 2008-2019, lONDA a besoin de 8,6 milliards de dirhams, dont deux milliards feront lobjet dun emprunt obligataire qui sera lancé avant la fin de lannée. Ces préoccupations financières ont été à lordre du jour du conseil dadministration de lOffice, qui sest tenu jeudi dernier à Casablanca. Le reste sera financé par le budget de lEtat et les fonds propres de lOffice. Nous avons également fait appel à deux banques marocaines qui ont accepté daccompagner notre plan dinvestissement, souligne un cadre de lONDA. Un tiers de ces investissements servira à construire de nouveaux terminaux à Rabat, Oujda, Essaouira et Agadir. Laéroport Mohammed V se dotera dune troisième piste denvol. LONDA prévoit également de renforcer son équipement en radars et matériel technique mis à la disposition des aiguilleurs du ciel. F.G. |
Céramique. Sauvegarde qui peut
Les industriels de la céramique ont finalement eu gain de cause. Tout au long des dernières semaines, ils ont mené une campagne de lobbying à grande échelle pour maintenir les mesures de sauvegarde dont bénéficie la filière depuis quatre ans. La semaine dernière, une commission mixte composée des ministères des Finances, du Commerce extérieur et de lIndustrie a décidé que les carreaux de céramique made in Morocco seront protégés de la concurrence étrangère jusquen 2011. Un droit de douane additionnel de 1,5 dirham par mètre carré importé a ainsi été instauré. Directement visées par cette mesure, les importations en provenance de pays européens comme lEspagne et lItalie, et des pays arabes comme la Tunisie et les Emirats arabes unis. La céramique importée de ces pays revient théoriquement moins cher que la production nationale, grevée par le coût énergétique élevé. F.G. |
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