N° 381
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

PORTRAIT. Le fabuleux destin d’Anas Alami
L'ACTU ÉCONOMIE



INFRASTRUCTURES. Nador voit très grand
(DR)

Après Tanger Med, place à Nador West Med. Le grand projet portuaire du royaume se met en place.


Le roi l’a rêvé, le gouvernement se démène pour le réaliser. En marge de la visite de Mohammed VI dans l’Oriental, il a été décidé de créer un complexe portuaire à Nador. Un complexe encore plus gigantesque que le port Tanger Med, aujourd’hui en service. “Nous avons réservé la baie de Betoya pour abriter cette infrastructure portuaire”, explique Karim Ghellab, ministre de l’Equipement, qui a présenté le projet à la presse,
accompagné de trois de ses collègues du gouvernement (Mezouar des Finances, Chami de l’Industrie et Benkhadra de l’Energie). Pour l’heure, c’est toujours le flou artistique. “Les études préalables viennent à peine de démarrer, il n’existe donc aucune estimation du coût de ce projet”, souligne le ministre. Une chose est certaine, c’est l’Etat qui devra injecter la mise de départ. Une ligne de crédit sera d’ailleurs ouverte dès la prochaine Loi de Finances. La première tranche de ce projet prévoit, outre une zone franche de 850 hectares, un quai de 3000 mètres qui devrait abriter des plates-formes de stockage de produits d’hydrocarbures. “Nous voulons faire de ce port un terminal de transbordement des hydrocarbures, et déjà des investisseurs ont manifesté de l’intérêt pour cette activité”, rassure la ministre de l’Energie. A l’horizon 2015, Nador West Med devrait être doté d’une capacité de stockage d’un million de tonnes, ce qui se traduirait par un trafic de 10 millions de tonnes. Premier coup de pioche en 2010. Fahd Iraqi


Bank Al-Maghrib. Jouahri aux anges
C’est devant le roi que le wali de Bank Al-Maghrib a présenté le rapport de son institution pour l’année 2008. Durant cette audience, Abdellatif Jouahri affichait un grand optimisme. Les conclusions de la banque centrale montrent que l’économie marocaine n’a pas pâti de la crise économique mondiale : 2008 s’est achevée sur un taux de croissance de 5,6%, du fait de la bonne performance des activités agricoles. Conséquence : le budget de l'Etat a été excédentaire pour la deuxième année consécutive, grâce notamment à la forte progression des recettes fiscales. Côté inflation, le pays s’en est bien sorti. La stabilité des prix à moyen terme a été préservée, dixit Abdellatif Jouahri. Mais les bonnes nouvelles s’arrêtent là. Au quatrième trimestre de l’année dernière, les effets de la crise internationale ont commencé à se faire ressentir, risquant d’affecter lourdement la performance des activités non agricoles en 2009 et 2010. Fadoua Ghannam


Nanotechnologies. Atomes crochus
Le Maroc se prépare à la guerre de l’atome, d’un point de vue purement économique évidemment. La nanotechnologie est ainsi placée au cœur de sa politique de développement industriel. Jugé stratégique, ce secteur a fait l’objet d’une étude récente du ministère des Finances. Au niveau mondial, le chiffre d’affaires du secteur a dépassé les 10 milliards de dollars en 2006, dont 35 % ont été réalisés aux Etats-Unis. Au Maroc, seuls 3,2 milliards de dirhams ont été dépensés par l’Etat en recherche scientifique en 2005. “Très insuffisant”, souligne l’étude. Et sur les 38 centres et pôles de recherche publics installés au Maroc, seuls quatre sont dédiés aux nanotechnologies. Des insuffisances sont également à signaler du côté des entreprises privées qui n’accordent pas d’importance aux activités recherche et développement. Pour pallier ces manques, on compte sur l’Initiative nationale des nanosciences et nanotechnologies (I3N) que le Maroc a lancé en 2006, ainsi que la Technopolis dont le chantier a démarré en 2007. F.G.


Aéroports. Les deux milliards de l’ONDA
L’Office national des aéroports (ONDA) a besoin d’argent. Et il le fait savoir à la communauté financière nationale. En effet, pour financer son programme d’investissement 2008-2019, l’ONDA a besoin de 8,6 milliards de dirhams, dont deux milliards feront l’objet d’un emprunt obligataire qui sera lancé avant la fin de l’année. Ces préoccupations financières ont été à l’ordre du jour du conseil d’administration de l’Office, qui s’est tenu jeudi dernier à Casablanca. Le reste sera financé par le budget de l’Etat et les fonds propres de l’Office. “Nous avons également fait appel à deux banques marocaines qui ont accepté d’accompagner notre plan d’investissement”, souligne un cadre de l’ONDA. Un tiers de ces investissements servira à construire de nouveaux terminaux à Rabat, Oujda, Essaouira et Agadir. L’aéroport Mohammed V se dotera d’une troisième piste d’envol. L’ONDA prévoit également de renforcer son équipement en radars et matériel technique mis à la disposition des aiguilleurs du ciel. F.G.


Céramique. Sauvegarde qui peut
Les industriels de la céramique ont finalement eu gain de cause. Tout au long des dernières semaines, ils ont mené une campagne de lobbying à grande échelle pour maintenir les mesures de sauvegarde dont bénéficie la filière depuis quatre ans. La semaine dernière, une commission mixte composée des ministères des Finances, du Commerce extérieur et de l’Industrie a décidé que les carreaux de céramique made in Morocco seront protégés de la concurrence étrangère jusqu’en 2011. Un droit de douane additionnel de 1,5 dirham par mètre carré importé a ainsi été instauré. Directement visées par cette mesure, les importations en provenance de pays européens comme l’Espagne et l’Italie, et des pays arabes comme la Tunisie et les Emirats arabes unis. La céramique importée de ces pays revient théoriquement moins cher que la production nationale, grevée par le coût énergétique élevé. F.G.
 
 
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