N° 382
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Coordonné par Maria Daïf


Le Petit Cirque Débile

Spectacle
Le théâtre Darna, à Tanger, boucle sa 5ème année par un spectacle mis en scène par Eric Valentin et drôlement titré Le Petit Cirque Débile. Les vingt acteurs du show sont des jeunes du refuge Darna, une association œuvrant pour la protection et l’insertion des jeunes en situation difficile. Agés de 10 à 17 ans, ils ont été initiés au théâtre lors de cours intensifs durant toute l’année. Petit aperçu : le spectacle débute dans la remorque d'un camion au port. Un enfant clandestin va en sortir pour se retrouver soudainement au milieu d'un souk de clowns, pour libérer le fou qui est en lui. Du 22 au 24 juillet, de 18h30 à 20h au théâtre Darna. Entrée à 10 DH.

Concerts
Mazagan occupe les scènes du Festival Angham Chaouia consacré cette année à la aïta : le 24 à Bouznika, le 25 à Sidi Rahal et le 26 à Settat. Le groupe, qui a repris Ya labass, un des titres phares de ce patrimoine, se produira aux côtés de vétérans du genre dont Slimaniate et Ould Kaddour. Le 25, une table ronde se tiendra à Settat autour du thème “Quel regard sur la aïta ?”.

Expo
Toutes deux sont des révélations de l’art naïf au Maroc. Dignes héritières de Chaïbia, leurs travaux ont cela en commun : couleurs fortes et peinture spontanée qui raconte des scènes de la vie quotidienne. Zahra Jmiji et Malika Hajjami, autodidactes, exposent à Bab El Kébir aux Oudayas à Rabat. L’expo, qui réunit les deux femmes, est ouverte jusqu’au 30 juillet.

Echecs
Valse de dames, tours et autres pions pour la 8ème édition du Festival international des échecs de Chefchaouen du 20 au 25 juillet. Au menu : marathon de blitz et simultanée géante qui opposera des amateurs du genre européens confirmés à leurs homologues marocains. A 50 000 DH le prix, que le meilleur gagne.

Festival
Les talents cachés en manque de reconnaissance ont rendez-vous aux Arts au Boulevard, la 1ère édition du Festival de jeunes talents à Fès, du 29 juillet au 1er août. Se tenant dans la rue, sur le boulevard Hassan II, entièrement réaménagé pour l’occasion, le programme du Festival se décline en divers ateliers consacrés à plusieurs formes d’art (danse, arts plastiques, musique) et à des concerts “découverte” chaque soir.

A l’affiche
A l’ouest, du nouveau !
Q u’est-ce qui lie une famille amish, un futur prisonnier, une jeune Navajo, un danseur nonagénaire, George Clooney et un SDF de Venice Beach ? Non, ce n’est pas le dernier Gonzales Inarritu, mais le premier long-métrage d’Antoine de Maximy. Porté par le succès de sa série J’irai dormir chez vous (Canal + et France 5) - dans laquelle, affublé de trois caméras dont une attachée latéralement à lui, il parcourt le monde en s’invitant chez l’habitant -, le baroudeur-réalisateur décline le concept sur grand écran et, surtout, à la dimension d’un pays continent : les Etats-Unis. De la Grosse Pomme à la Cité des Anges en passant par la Nouvelle Orléans, en parachute, à vélo, en train, en bus, en stop et même en corbillard, l’omniprésent mais génial squatteur livre une vision en coupe d’un American way of life bien loin du cliché uniforme, aisé et superficiel que l’on s’imagine souvent. D’est en ouest, et du rire aux larmes, tantôt gêné ou inquiet, mais surpris de bout en bout, on découvre avec délice un nouveau genre à la fois excentrique, instructif et pudique, croisement entre la téléréalité, le road-movie et le documentaire. Courez-y.
J’irai dormir à Hollywood, d’Antoine de Maximy, au Mégarama.

 
 
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