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Touche pas à mon islam
Votre dossier Pourquoi et comment Hassan II a islamisé la société (TelQuel n°379) ma inspiré certaines réflexions. Lisez ceci : Le seigneur ton Dieu te livrera ces nations et jettera sur elles une grande panique jusquà ce quelles soient exterminées. Il livrera leurs rois entre tes mains, tu feras disparaître leur nom de sous le ciel, aucun ne tiendra devant toi, jusquà ce que tu les aies exterminés. Cet appel au génocide se dissimule-t-il dans le Coran ? Non, il est extrait de lAncien Testament (Deutéronome 7, 23 et 24). Le chef de la femme, cest lhomme (...). Si la femme ne porte pas le voile, quelle se fasse tondre. (...) Lhomme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est limage de la gloire de Dieu ; mais la femme est la gloire de lhomme. (...) Et lhomme na pas été créé pour la femme, mais la femme pour lhomme. Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance. Cette injonction a été énoncée par lapôtre Paul dans sa première épître aux Corinthiens. Alors voilà : depuis les attentats du 11 septembre, des intellectuels et des experts cherchent à nous persuader que le Coran recèle les sources des maux des pays dislam. Ce qui nest pas vrai. De telles théories reposent sur des clichés et des raccourcis de lhistoire.
Abdou Kastit, Rabat
Le piratage, une fatalité ?
Je souhaite réagir, mais avec une certaine distance, à un courrier des lecteurs intitulé A labordage (TelQuel n°380) et relatif au piratage. Ce fléau peut être combattu si on y met de la bonne volonté et un peu de matière grise. Alors rêvons un peu et commençons, si vous le voulez bien, par le DVD pirate. Le disque est minuscule, facilement dissimulable ? Remplaçons-le par un bon vieux vinyle, un 33 tours donc, enrichi dune bande image et porté à un mètre de diamètre. Cest lourd à transporter, encombrant et dissuasif pour les pirates. Cest surtout facilement repérable pour les brigades anti-piratage. Dans la foulée, les autorités peuvent ordonner aux citoyens de restituer leurs lecteurs DVD sous peine de prison, puisque la plupart des appareils ne lisent que des pirates. Les millions de lecteurs ainsi récupérés pourraient même être offerts aux pays voisins, encore plus pauvres que nous, et donc friands de piratage. Cela nous permettrait du coup daméliorer nos relations de voisinage. En faisant preuve dimagination, on peut envisager létape suivante : raser tout Derb Ghallef, carrefour et centre nerveux de tous les piratages possibles. Et puis, tant quon y est, et pour couper le mal à la racine, invitons les cinéastes du monde entier à ne plus produire de bons films, de manière à ne plus nous tenter de les pirater
Bon, tout cela nest évidemment pas sérieux. Le piratage est un problème, un vrai. Mais il nest pas le seul. Combattre le piratage sans proposer dalternative crédible, sans créer de vrais réseaux de distribution de films, sans faciliter laccès à ce même produit-film, sans rehausser le pouvoir dachat de Monsieur tiout le monde, ne sert à rien. Sincèrement. Les consommateurs, c'est-à-dire la majorité des citoyens, auront juste limpression dêtre pénalisés, en étant privés de leur droit au plaisir de suivre de près lactualité cinématographique. Ce serait injuste, vous ne trouvez pas ?
Abdou Arafaoui, Casablanca
Tendre déclaration
Je suis d'origine marocaine et de nationalité française, une Marocaine de là-bas, ou une Française dici. Bref une zmagria comme on dit. Et le meilleur moyen que j'ai trouvé pour connaitre les murs et mentalités marocaines est de lire régulièrement TelQuel. Et de vous écrire de temps en temps. C'est le cordon ombilical qui me relie à la mère-patrie. Un grand merci donc, à vous tous, et une dédicace spéciale à mister Zakaria Boualem de Guercif.
Rachida Bouakyoud, Nice
Au nom de la liberté
Je joins ma voix à celles des journalistes et de tous les citoyens qui se battent pour la liberté de la presse, pour condamner la hausse vertigineuse et inconsidérée des amendes infligées à des organes de presse. Il faut absolument qu'un interlocuteur crédible et disposant de l'autorité nécessaire soit désigné par le gouvernement pour négocier, en partenariat avec les syndicats professionnels, la réforme du Code de la presse. Je milite, enfin, pour qu'un plan et des actions d'ensemble soient menés dans le but d'encadrer, sans létouffer, l'épanouissement d'une presse de qualité, qui respecte à la fois ses lecteurs et ses codes déontologiques. Parce que, au final, y a-t-il besoin de rappeler quil ne peut y avoir de démocratie sans liberté de presse.
Chakib Abouzaid, Dubai
Le retour des années de plomb
Le consulat du royaume du Maroc à Montpellier, en France, pourrait devenir le musée des nostalgiques des années de plomb. Cette villa, qui n'a tout de même rien à voir avec Derb Moulay Chrif, réunit tous les ingrédients du Maroc des années 1970. La démocratie reste à la porte, comme les babouches devant une mosquée. Atmosphère lourde, regards inquisiteurs, langage discourtois... le Makhzen est présent dans toute sa splendeur. Il suffit parfois de ces petits riens pour vous replonger dans le cauchemar des années de plomb.
Ali Sbaii, montpellier |
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