SNI. Le cercle vicieux de l’endettement
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Attijari allongera un milliard de dirhams à la SNI. (TNIOUNI)
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Avec un nouvel emprunt obligataire de 1,5 milliard de dirhams, l’endettement de la SNI devra atteindre les 6 milliards de dirhams.
Moins de huit mois après une émission obligataire de 1,2 milliard de dirhams, la Société nationale d’investissement (SNI) revient sur le marché de la dette. Cette fois-ci, le holding royal lèvera 1,5 milliard qu’il devra rembourser sur dix ans et payer cette dette nettement plus cher que les emprunts contractés par le passé. Le taux d’intérêt est en effet fixé à 5,10%, soit 108 points de plus que les bons du Trésor de même maturité. Cette prime de risque est ainsi nettement supérieure à |
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| celle observée en décembre 2008, où la SNI a payé son émission obligataire à 91 points de plus que les taux de référence. La hausse du coût de financement s’explique par la dégradation de la situation financière du holding. Les dettes ont littéralement explosé ces trois dernières années passant de 1,6 milliard de dirhams à fin 2006 à 4,5 milliards à la clôture de l’exercice 2008. Ce qui grève le résultat financier de la SNI, déficitaire de 118 millions de dirhams à fin 2008. Pis encore, ce nouvel emprunt obligataire servira au remboursement d’anciens titres obligataires émis en décembre 2004 et qui arriveront dans quelques mois à maturité. Mais ce n’est pas pour autant que le holding royal aura du mal à lever des fonds sur le marché. Sa filiale bancaire, Attijariwafa bank (chef de file de cette opération), s’engage sur une garantie de bonne fin pour les trois-quarts du montant de l’émission. Traduction : même si aucun investisseur institutionnel ne se manifeste, Attijari allongera un milliard de dirhams à la SNI. Fahd Iraqi |
Habitat. Appartement low-cost
Taoufik Hejira ameute du monde autour de son projet de logement à 140 000 dirhams. Fin juillet, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a signé deux conventions avec les fabricants de matériaux de construction. A la clé : des prix préférentiels pour ce logement à bas coût. En ce qui concerne le ciment par exemple, ce sont les cours de janvier 2007 qui seront appliqués, soit une économie de 10 % par rapport au prix actuel de ce matériau. Pour le reste (gravier, sable, brique, céramique, etc.), les professionnels abandonneront 50 % de leur marge bénéficiaire. Autant d’économies pour ces appartements dont la superficie oscillera entre 40 et 60 m2 et qui sont destinés à près de 800 000 Marocains à revenu modeste. Avant la fin de cette année, Taoufik Hejira promet la livraison de 56 000 logements, auxquels s’ajouteront 74 000 entre 2010 et 2012. Et c’est exclusivement le holding public Al Omrane qui se charge de leur construction et de leur commercialisation. Fadoua Ghannam
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Energie. Plein gaz
C’est un secret de polichinelle : le Maroc a besoin d’énergie pour son développement. Et pour un pays qui dépend pour 96 % de ses besoins énergétiques de l’étranger, le défi est grand. Pour le relever, le gouvernement a décidé d’employer les gros moyens. C’est ainsi que la Société d’investissement énergétique a été récemment créée. Dotée d’un capital d’un milliard de dirhams, cette entité 100 % étatique, mise sous tutelle des ministères des Finances et de l’Energie et des Mines, chapeautera tous les projets énergétiques du royaume (raffinage, liquéfaction de gaz, stockage…). Le décret de création de cette société insiste sur le développement des énergies renouvelables. Ses deux plus grands bailleurs de fonds ont été identifiés. Il s’agit du Fonds Hassan II et du Fonds Energie qui a vu le jour grâce au milliard de dollars gracieusement offert, l’année dernière, par nos amis du Golfe. F.G.
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Assurance. Les primes carburent
Les compagnies d’assurances ne connaissent pas la crise. C’est ce qui ressort du rapport 2008 de la DAPS (Direction de l’assurance et de la prévoyance sociale), rendu public récemment. Ainsi, le montant des primes émises a atteint 19,6 milliards de dirhams, en hausse de 11 % par rapport à l’année dernière. Les contrats non-vie s’accaparent la part du lion avec près de 13 milliards de dirhams. Au sein de cette catégorie, la palme d’or revient aux assurances automobile qui ont totalisé près de 6 milliards de dirhams, soit 30 % des primes d’assurances émises sur tout le territoire national. Une rubrique amenée à se développer davantage avec la croissance soutenue du parc de véhicules. Pour ce qui est des opérations vie (individuelles et de groupe), elles ont dépassé les 6,5 milliards de dirhams. En parallèle, les différents assureurs ont eu à rembourser 16,7 milliards de dirhams. F.G. |
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