N° 386
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Bilan. 10 ans de Mohammed VI, vus d’ailleurs
Flash-back. Ce 23 Juillet 1999…
Religion. Profession morchida
Justice. Un tribunal d’exception
Télévision. Nessma à la conquête du Maroc
Phénomène. A la recherche de la Pam-pam girl
L'ACTU MAROC



Foot. Quatre coachs pour les Lions

Hassan Moumen (TNIOUNI)

Après le limogeage du Français Roger Lemerre, le président de la Fédération a choisi quatre cadres marocains pour conduire la sélection nationale.

Hassan Moumen, Houcine Ammouta, Jamal Sellami et Abdelghani Naciri : c’est le quatuor choisi par Ali Fassi Fihri pour mener l’équipe nationale de football lors des derniers matchs qualificatifs au Mondial sud-africain. Aucune obligation de résultats n’a été signifiée aux techniciens marocains qui, à l’exception de Naciri, adjoint de Baddou Zaki lors de l’épopée tunisienne de 2004, n’ont aucune expérience en sélection. Moumen, manager du FUS, et Ammouta, entraîneur de ce même club
rbati présidé par Fassi Fihri himself, ont réussi cette saison la montée en Botola. Sans plus. Pour ce qui est de Sellami, l’équipe qu’il dirige, le Difaâ d’El Jadida, a été sacré vice-champion, derrière le Raja. La bande des quatre hérite d’une sélection mal partie pour la course au Mondial (troisième de son groupe éliminatoire avec deux petits points glanés), et qui ne semble plus lutter que pour se qualifier à la prochaine CAN. “De toute évidence, les officiels ne tablent plus vraiment sur une qualification au Mondial”, nous a commenté par ailleurs cette source proche de la Fédération. Longtemps favoris pour reprendre en main l’équipe du Maroc, les Zaki, Troussier et Romao, au palmarès bien garni, ont donc été éliminés de la course. Le quatuor qui a pris la place de Lemerre, vierge de tout palmarès et de toute expérience internationale, a été apparemment choisi pour préparer l’avenir, loin de toute ambition pour l’immédiat. Fadoua Ghannam


Parution. Propagande scientifique
Offrir un beau livre est une bonne manière d’entretenir l’amitié. L’ouvrage Le Maroc en marche, publié récemment aux éditions CNRS, est à ce titre un joli présent fait au Maroc par des chercheurs français. Ils se sont mis à plus d’une quinzaine pour expliquer comment : “sous l’impulsion énergique du roi Mohammed VI, le Maroc entend répondre aux grands défis, présents et futurs, du siècle qui s’ouvre”. Rien de moins. Présenté à Paris, le 22 juillet, devant un parterre d’hommes d’influence français (parlementaires, universitaires et journalistes), cette ode dédiée à Mohammed VI s’inscrit dans une histoire “intellectuelle” commune à la France et au Maroc. Celle qui veut que les “penseurs” de droite aient les yeux de Chimène pour la royauté marocaine. A son époque, Maurice Druon avait déjà écrit quelques belles pages mielleuses de cette histoire. Le codirecteur de publication du Maroc en marche, Charles Saint-Prot, qui a dirigé dans les années 70 une revue d’obédience gaulliste et monarchiste, vient d’en remettre une couche. Hassan Hamdani


MRE. Le périple de tous les dangers
Sur les 2,7 millions de Marocains résidant à l’étranger attendus tout au long de l’été, quelques centaines ont eu bien du mal à rejoindre le “bled” cette année. A commencer par les clients de la compagnie low-cost italienne MyAir, qui a déposé le bilan le 22 juillet en laissant en rade 172 de ses passagers. 107 clients marocains du vol annulé Venise-Casablanca ont même dû être pris en charge par la RAM, aux frais de la Fondation Mohammed V pour les MRE. De même le 27 juillet, des Marocains de Bruxelles n’ont pas pu prendre leur bus pour le Maroc. Ce jour-là, la police belge a décidé un contrôle technique-surprise de 12 cars de tourisme et seuls 9 étaient en règle… Pour ceux qui ont préféré prendre leur voiture, gare aux bandits ! “Cet été, les attaques de Marocains par des bandes armées, souvent déguisées en forces de l’ordre, sont en recrudescence sur les aires de repos des autoroutes espagnoles, notamment vers San Sebastian et Madrid”, explique Jamal Ryane, président de la plateforme intercontinentale des MRE, qui a déjà recueilli une dizaine de plaintes. Zoé Deback


Grèves à la RAM. Parole aux pilotes
La porte-parole de l’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL), Bouchra Bernoussi, revient sur les raisons de la grève des pilotes de la compagnie nationale. Entretien.

Les pilotes de la Royal Air Maroc viennent de boucler leur deuxième arrêt de travail en moins d’un mois. Pourquoi ?
Parce que nos revendications -la plus importante est la marocanisation du poste de commandant de bord- n’ont pas été entendues. Figurez-vous que la compagnie emploie 48 commandants de bord étrangers, et continue d’en recruter, alors que nous avons un grand nombre de copilotes marocains compétents et expérimentés qui peuvent faire l’affaire. Certains d’entre eux attendent depuis treize ans pour passer commandant de bord.

Où en sont les négociations avec la direction ?
Toujours au point mort. Les réunions organisées entre les deux parties n’ont rien donné puisque la direction campe sur ses positions. L’affaire n’est pas close et les mesures de restriction prises, comme priver les familles des grévistes des avantages accordés par la compagnie, ne risquent pas d’arranger la situation. Bien au contraire.

Que comptez-vous faire maintenant ?
Pour le moment rien n’est décidé. Mais une chose est sûre, nous sommes prêts à aller jusqu’au bout pour nous faire entendre. Si cela ne se débloque pas en face, nous sommes disposés à multiplier les arrêts de travail. C’est malheureux pour tout le monde, mais nos revendications sont légitimes.
Propos recueillis par Mehdi Sekkouri Alaoui


Prison. La grande évasion
Trois détenus belges d’origine marocaine ont réussi une évasion spectaculaire de la prison de Bruges. Le 23 juillet dans l’après-midi, Mohamed Johry, Abdelhaq Kahjary Mulloul et Ashraf Sekkaki, un des plus dangereux criminels de Belgique (une dizaine d’attaques de banque et une évasion de prison à son actif) ont été “extraits” du centre pénitencier par hélicoptère. D’après les médias belges, l’appareil a été loué par les complices des évadés, qui se sont fait passer pour un couple de touristes souhaitant survoler la région. Une fois au-dessus de la prison, ils ont contraint le pilote à se poser dans la cour intérieure, qui n’est pas équipée de grillage anti-hélicoptère. Le groupe de fuyards s’est ensuite débarrassé de l’appareil avant de prendre la fuite à bord d’une Mercedes noire, dont ils ont pris la conductrice en otage. Depuis, les services de police belges ont perdu leur trace. M.S.A
 
 
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