N° 386
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Maria Daïf

Essaouira

Prévue initialement du 18 au 21 août, la 6ème édition du Festival des jeunes talents gnaoua d’Essaouira a été reportée. Abderrahim El Bartai, directeur du Festival, explique qu’il y a“une tradition gnaouie qui impose une trêve à l’approche de ramadan”.“De plus, les concerts étant prévus entre 11h et 16h, les musiciens auraient eu du mal à assurer, à jeun et en plein mois d’août”, ajoute-t-il. Il faudra attendre octobre (du 1er au 4) pour apprécier le programme, réparti entre plusieurs scènes de Mogador : 16 groupes musicaux confirmés ou amateurs, l’exposition de toiles de maâlmine, la projection“ciné-transe” par Ali Essafi, sans oublier les ateliers de formation.


Expo
La galerie rbatie Fan-Dok célèbre, jusqu'au 19 août, l'expression corporelle à travers une exposition réunissant Abderrahmane Ouardane, Abdellatif Belaziz, Omar Saadoune et Manuel Montero. Ces artistes convergent le temps de cette exposition et signent des travaux centrés sur les subtilités du langage corporel. Le nu, sans complexe, est au centre de l’exposition.


Environnement
La Villa des arts de Casablanca accueille tout le mois d’août l’exposition“L’art pour l’environnement”. 21 artistes, dont 13 peintres, un sculpteur et 7 photographes, interpellent le grand public sur la protection de l’environnement et l’économie de l’eau. L’exposition plaide pour l’implication des artistes dans la problématique brûlante de l’environnement.


Danse
Altier et sensuel, respectueux et insolent, le tango fait battre le cœur des Argentins depuis plus d’un siècle. Menacé par la dictature des années 1970, il rayonne aujourd’hui à travers le monde. Pour le faire connaître au Maroc, cours et soirées “milongas” sont organisés à partir de début septembre à Casa Del Arte, à Casablanca. Inscriptions ouvertes.


Asilah
Et de 31 pour le Festival d'Asilah ! Jusqu'au 18 août, à côté des expositions et autres concerts de musique, intellectuels et journalistes y débattront des enjeux de la culture dans le bassin méditerranéen, en Afrique et en Amérique Latine. Au programme aussi, un hommage au poète palestinien Mahmoud Darwish, prévu le 9 août, ainsi qu'un colloque à la mémoire de l’écrivain soudanais Tayeb Saleh, du 10 au 11 août.


A l’affiche. La légende d’une cheikha
Il fallait attendre Kherboucha du réalisateur Hamid Zoughi pour voir enfin l’un des joyaux des ayout (pluriel de aïta) porté sur grand écran. Kharboucha, cheikha elle-même, dont l’histoire est chantée dans les textes des ayout, a tout du personnage de cinéma : victime de Aïssa Ben Omar, caïd tyrannique, elle est jetée en prison mais arrive à garder la tête haute. Ses chants font trembler le caïd qui jure de l’enterrer vivante. C’est sa vie, devenue une légende et un modèle de résistance, que Hamid Zoughi raconte sur pellicule. Il fallait le faire. Mais voilà, si tous les ingrédients essentiels sont réunis (histoire d’amour sur fond de rivalités tribales, personnages forts), le film pèche par un manque de relief qui risque de lasser plus d’un. Il ne se passe pas grand-chose les 30 premières minutes, les comédiens (mis à part Houda Sedki dans le rôle principale) récitent leurs textes, et l’histoire, celle de Kherboucha, est noyée dans des longueurs inutiles. Le film vaut cependant le détour : l’image n’est pas désagréable, l’histoire mérite d’être rappelée, et Kherboucha permet de (re)découvrir la voix de Khadija Margoum, l’une des plus belles voix vivantes de la aïta.
Kherboucha, de Hamid Zoughi , au Mégarama et au Lynx.

 
 
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