N° 389
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Presse. l’affaire Rotavirus
Affaire skah. Jamais sans mes enfants
Politique. Chabat, roi de Fès
L'ACTU MAROC



Maroc - Libye. Circulez, y a rien à voir !

Kadhafi, plus imprévisible
que jamais. (AFP)

Tout est finalement “rentré dans l’ordre” entre Rabat et Tripoli. Retour sur une crise “d’orgueil”.

En début de semaine, une délégation partisane menée par Mustapha Mansouri (RNI) a été reçue par le colonel Mouammar Kadhafi. Selon Mansouri, “cette délégation a transmis au colonel les vœux du roi Mohammed VI à l’occasion du 40ème anniversaire de la révolution du 1er septembre”. Des vœux tardifs, mais qui viennent effacer le “malentendu” né entre les deux pays il y a quelques semaines. Rappelez-vous : la délégation officielle marocaine a dû quitter les lieux
accueillant les célébrations à cause de la présence de représentants du Polisario. Rabat avait alors émis un communiqué exigeant des explications officielles, et s’est étonné de “l’attitude inamicale” de la Libye. En début de semaine, la “justification” libyenne est enfin tombée. En gros, l’équivalent du parlement libyen explique que “la présence de Mohamed Abdelaziz est due à une erreur protocolaire”. Comprenez : le chef du Polisario s’est imposé sans qu’il ne soit officiellement invité. Cela n’a pourtant pas empêché Kadhafi de le serrer dans ses bras, ni de lui remettre une médaille commémorative, comme tous les autres invités officiels. Mais Rabat n’a visiblement pas souhaité s’attarder sur ces détails et a vite accepté les explications libyennes. Malgré tout. “Le Maroc n’a pas laissé passer l’incident, une manière de dire qu’on ne badine pas avec le Sahara”, commente, presque indifférent, un observateur sahraoui. Driss Bennani


Justice. Radi dévoile sa réforme
Les grandes lignes de la réforme de la justice étaient attendues, surtout depuis le discours royal du 20 août, entièrement consacré au secteur. Vendredi 4 septembre, le ministre de la Justice, Abdelouahed Radi, présentait à la presse les points essentiels de la réforme de son département. Aucun plan détaillé ni document écrit n’ont filtré de la réunion, le ministre usfpéiste s’est contenté de quelques indications sur les mesures les plus urgentes, comme la mise en place (symbolique) d’un numéro vert recueillant les doléances des citoyens et les dénonciations de tentatives de corruption. Radi compte mettre le paquet sur les investissements : 22 tribunaux prévus d’ici 2012, dont 18 de première instance et 4 cours d’appel. Côté ressources humaines, 1000 fonctionnaires supplémentaires sont attendus dès cette année, dont un tiers de juges. Et jusqu’à 1500 nouveaux magistrats viendront s’ajouter aux 3165 actuels. Le projet prévoit aussi la refonte de la scolarité au sein de l’Institut supérieur de la magistrature. Des projets de loi pourraient être soumis au parlement dès la prochaine session. Youssef Aït Akdim


RAM. Ghellab, enfin
Au lendemain de la 6ème grève des pilotes de la Royal Air Maroc, le dialogue social avec la direction de la compagnie a repris. Mais ce nouveau round, du 4 septembre, s’est joué sur le terrain neutre du ministère de l'Equipement et des Transports, qui considérait jusque-là “le conflit (comme) interne et ne voyait pas de raisons d’intervenir”. L’arbitre Karim Ghellab a d’ailleurs adressé un carton jaune aux pilotes. “J’ai été surpris de voir que la grève a repris, alors que le dialogue allait dans le bon sens. La RAM, en tant qu'administration générale, avait fait des propositions qui avaient été acceptées initialement”, a lancé le ministre. A l’issue de cette rencontre, un accord de principe a été trouvé sur la question de la marocanisation du poste de pilote de ligne, principale revendication des grévistes. Les tractations entre les deux parties se sont poursuivies en début de semaine. Et si elles aboutissent sur la signature d’un accord global, Karim Ghellab s’est déjà porté garant quant à son application. Ça plane pour lui. Youssef Ziraoui


Fait-divers. Oujda, la suite
Voilà trois semaines que la petite Zineb C., 13 ans, s’est enfuie de chez le couple qui l’employait : Khalid E., juge au centre de Jerada (rattaché au tribunal d’Oujda), et sa femme, Nawal H. Grièvement blessée, elle se remet doucement de ses brûlures à l’hôpital. Pendant ce temps, sa famille, soutenue par l’ONG Ne touche pas à mes enfants, est dans l’expectative. “Le ministre de la Justice n’a toujours pas signé le décret d’arrestation du juge, nous a déclaré l’avocat de l’adolescente, Noureddine Boubeker. Mais la décision de le convoquer devant le tribunal spécial de Fès a été prise”. Quant à l’épouse, accusée par Zineb d’être l’instigatrice des tortures, elle a été arrêtée le jeudi 3 septembre. Peu après son incarcération, elle a accouché de son quatrième enfant, ce qui a obligé la cour à reporter sa première audience au 16 septembre. Elle s’est remise de son hospitalisation, qui a duré48 heures à la maternité de l’hôpital El Farabi d’Oujda (pas très loin de la chambre où sa jeune victime était en convalescence), avant de repartir en prison. Zoé Deback


Lycée. L’omerta de Victor Hugo
Bakchich.info a publié le 8 septembre une enquête fouillée sur l’affaire des viols qu’auraient subis en 2004 et 2005 des jeunes filles du lycée Victor Hugo de Marrakech de la part de leurs camarades de classe. D’après le site satirique français, qui a pu s’entretenir avec les victimes et leurs familles, il est question “d’un viol en réunion (tournante) et d’une tentative de viol en dehors du lycée ainsi que des fellations dans les toilettes du lycée”. Toujours selon Bakchich.info, les présumés violeurs, à une exception près, “viennent de décrocher leur baccalauréat à Victor Hugo et poursuivent leurs études en France et au Canada sans avoir eu à s’expliquer sur ces accusations”. Où en est alors l’enquête ? Nulle part, les victimes, qui ont déposé plainte au Maroc et en France, ne voient toujours rien venir, selon le journal en ligne, qui conclut que “la justice française et le Quai d’Orsay tentent d’enterrer le dossier”. Mehdi Sekkouri Alaoui


RNI. La cible Mansouri
Le président du Rassemblement national des indépendants est la cible d’une avalanche de critiques au sein de son parti. Explications.

C’est Salaheddine Mezouar qui a lancé la première salve, en début de semaine. Dans une interview parue dans Al Massae, le ministre des Finances fustige la “léthargie” du RNI sous Mansouri. D’autres membres dirigeants des “bleus” sont, eux aussi, montés au créneau pour critiquer les décisions prises de manière unilatérale par le successeur d’Ahmed Osman. Certains sont allés jusqu’à demander la mise en place d’une commission pour préparer un congrès extraordinaire. Enfin, lundi dernier, le domicile r’bati de Rachid Talbi Alami abritait une réunion des “mécontents” en présence de Mohamed Boussaïd, ministre du Tourisme, l’ex-ministre Mohamed Aujjar, Salaheddine Mezouar et Aziz Akhannouch, en plus de Mohamed Abbou. Objectif : pousser Mostafa Mansouri à rectifier le tir. Ce dernier étant en Libye, un de ses proches tempère et indique que le président du RNI, “reste ouvert au dialogue”. “Les problèmes se règlent au sein des instances du parti et non sur les colonnes des journaux”, ajoute notre interlocuteur. Des sources au sein de la formation RNI n’écartent pas une éventuelle intervention d’El Himma, qui aurait poussé “ses hommes” à s’attaquer à Mostafa Mansouri et à le faire “payer” pour ses propos, jugés véhéments, à l’égard du PAM. Le président RNI s’apprête d’ailleurs à convoquer une réunion du bureau exécutif pour désamorcer ce conflit.
Mohammed Boudarham
 
 
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