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4 en 1
A près le limogeage du coach français Roger Lemerre, on espérait un suraut d'orgueil de notre nouvelle Fédération de football et un nouvel entraîneur qui pourrait nous rassurer. Mais, malheureusement, on a eu quatre au prix d’un seul. Et pour reprendre l’adage marocain qui dit “jouj chiafer fcar wahed kay qalbouh” (littéralement, “deux chauffeurs dans le même bus le renversent”), je vous laisse imaginer les dégâts qui peuvent être occasionnés quand ce n’est pas un, ni deux, mais quatre “conducteurs” qui vont guider notre équipe nationale de foot. Ahmed Jaouhari, Rabat
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Ça rame
J’ai été, cet été, comme d'autres Marocains expatriés et utilisateurs des lignes de la RAM, stressé à l’idée de ne pas pouvoir voyager. La grève des pilotes m'a fait regretter le choix de la compagnie nationale, car Beyrouth, la ville où je comptais me rendre, n’était pas considérée comme une destination “stratégique”, pas autant que New York ou Paris, par exemple. Elle a été, de ce fait, sacrifiée, comme tant d’autres destinations dans le monde. La crise appartient au passé, fort heureusement. Mais rien ne nous prémunit contre de nouvelles “crises” à l’avenir. Rien ne nous garantit que la grève ne reprendra pas demain, ou un autre jour, pour n’importe quel prétexte. Surtout si rien, au niveau des mentalités, ne change. Ce qui semble d’ailleurs être le cas…
Alors entendons-nous bien : faire grève en pleine saison estivale, cela revient tout simplement à prendre les gens en otages, et à saboter aussi bien la RAM que l'économie du Maroc, surtout pendant une année de récession, en compliquant la vie des MRE et des touristes que nous souhaitons voir en grand nombre. Les pilotes ont des droits, bien entendu. Mais aussi des obligations, des garde-fous. La direction de la compagnie aussi, qui est tenue, et c’est la moindre des choses, de respecter ses engagements. Tout ce petit monde doit un peu plus penser à nous autres, consommateurs. A bon entendeur. Chakib Abouzaïd, Dubai
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PAM : parti du changement ?
Avec 17% des voix aux dernières élections communales, le PAM (Parti authenticité et modernité) est devenu la force politique la plus influente du pays. Mais ce jeune parti sera-t-il capable de tenir ce rôle central dans l’échiquier politique ? Sa victoire aux dernières élections est-elle annonciatrice d’autres ou est-elle sans lendemains ? Sera-t-il capable de porter les réformes dont le pays a terriblement besoin ? Aujourd’hui, le PAM tient d’abord et surtout grâce à la personnalité de son fondateur et à la position qu’il occupe dans le système. C’est indéniablement une force mais qui peut devenir une menace. Que deviendrait le PAM si M. El Himma venait à abandonner ses fonctions au sein du parti ? D’autant que les dernières élections ont montré que le PAM a su faire adhérer un vaste réseau de notables locaux qui ont la fâcheuse tendance de changer d’appartenance politique au gré des vents porteurs. L’enracinement local du PAM reste donc fragile. Le PAM ne peut, également, faire l’économie d’une réflexion sur les valeurs qu’il veut porter, sur la société qu’il veut promouvoir, sur ce qui le différencie des autres partis… Bref, sur son offre politique. Par ailleurs, un parti ne saurait être sans combats fondateurs qui renvoient ses militants, ses élus et ses cadres à une histoire commune et qui forgent une identité commune. Or, le PAM s’est construit d’abord par la volonté d’un seul homme et a jusqu’ici bénéficié d’appuis lui permettant de prospérer. Le PAM est né avec une cuillère en or dans la bouche, il ne saurait être crédible s’il ne s’affranchit pas de cette image. Ses combats sont à venir. L’émergence du PAM peut être donc lue de deux manières?: soit c’est le énième avatar des partis de l’administration, voulus et soutenus par le Pouvoir le temps d’un ou plusieurs scrutins ; soit c’est véritablement l’émergence d’une force politique, certes trop bien née, mais capable de bouleverser le champ politique marocain. Les deux lectures sont possibles, mais c’est peut-être au PAM et à ses leaders d’en décider. Ismael Lazrek, Casablanca
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Morte par la faute de l’Etat
Aïcha Mokhtari, la citoyenne marocaine morte du cancer en août, est devenue une martyre du visa, érigée en icône de l’horreur consulaire par l’AMDH. Bien sûr, la presse est tombée à bras raccourcis sur l’Ambassade de France et ses services consulaires, qui auraient privé de soins la malade et précipité sa mort. L’affaire est vite jugée par des chroniqueurs à la plume fébrile, mais personne ne se demande pourquoi le visa médical a été refusé, alors que le cas de Mme Mokhtari n’est pas isolé. Personne ne se demande pourquoi aucun organisme de santé ou de prévoyance marocain n’a fourni la prise en charge nécessaire alors qu’un traitement de cancéreux coûte au bas mot 1 million de dirhams. Surtout, personne ne se pose la question la plus gênante : pourquoi cette dame devait-elle mendier un visa pour se faire soigner ? A moins de penser que la France doit être tenue pour responsable, ce qui est une totale aberration. Mais c’est bien plus facile que de pointer la déficience du système de santé marocain et l’absence d’un système de couverture maladie universelle.
Badr El Hassani, Rabat |
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