Wilcoume au plus beau pays du monde
Zakaria Boualem, on le savait, est un fainéant.
Il est en congé jusqu’en novembre. D’ici là,
Wilcoume prend le relais du Guercifi à tendance
paranoïaque. Lui est plutôt du genre schizo…
Indice de m…
Nos valeureux officiels sont mécontents des critères sur lesquels le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) établit son Indice de développement humain. Des critères forcément mauvais, puisqu’ils placent le Maroc au 126ème rang mondial (sur 177). C’est vrai ça : qu’est-ce que c’est que cet indice à la noix qui tient compte du revenu par habitant, du niveau d’éducation et de l’espérance de vie ? Aucune importance, tout ça. Dixit notre vaillant gouvernement : “Ces critères sont restrictifs, car ils ne permettent guère d'apprécier le dynamisme de la société marocaine et la vitalité de sa vie culturelle et artistique”. Ouais, absolument ! Et Stevie Wonder et Kylie Minogue à Mawazine, il en dit quoi, le PNUD, hein ? Pff… encore un repaire de nihilistes anti-marocains manipulés de l’étranger !
Pont moubarak saïd
C’est pour dimanche ou lundi ? L’Aïd est évidemment sur toutes les lèvres. C’est que l’enjeu est de taille : un jour férié en plus et, par extrapolation, un week-end super-prolongé de quatre jours. Pour cela, il suffit que la lune ne pointe pas son hilal dans la soirée du samedi au dimanche. Nos employés modèles, docteurs ès jours fériés, ont tout misé sur cette éventualité. Et vous pouvez vous fier à eux, ils ne se trompent jamais. Ce sont les premiers à avoir anticipé le “super-pont” d’août dernier, en remplissant des fiches de congé datées du 17 au 19 août. 3 petits jours de congé qui, combinés aux fêtes nationales des 14, 20 et 21 août, ont finalement |
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donné 10 jours de vacances, tbark’ Allah. Si l’Aïd tombe lundi, le boulot ne reprendra que mercredi. Ce qui coïncidera, chez Marjane, avec la réouverture du rayon que vous savez. Inchallah.
Le noir nous va si bien
Pour protéger l’environnement, le gouvernement a décidé d’éradiquer les sacs noirs en plastique. C’est bien mal connaître leur énorme avantage concurrentiel : la discrétion. Noir c’est noir, y a rien à voir. Et surtout pas les courses qu’il y a dans le sac. C’est pour cette raison que les sacs noirs font l’unanimité aux rayons chrab des supermarchés. Au Maroc, la mika kahla est le cache-sexe du commerce d’alcool. Si elle disparaît, c’est la catastrophe ! Imaginez, des milliers de braves citoyens vont devoir promener leurs packs de Stork dans des sacs transparents. Autant leur demander de marcher dans la rue tout nus !
Chienne de vie
Youssef est un would derb casaoui moyen, connu dans le quartier pour son étrange passion : un petit chien à la race non identifiée, qui ne le quitte jamais depuis 2006. La semaine où Youssef l’avait acheté (ou plus précisément, l’avait troqué contre un vieux walkman), le premier ministre israélien Ariel Sharon était tombé dans le coma. Youssef avait fêté ça en sabrant une bouteille de mahia et en rebaptisant le chiot “Sharon”. Logique : le-criminel-de-guerre-sioniste symbolise le Mal, quoi de plus naturel que de donner son nom à un kelb hachakoum ? Tout le quartier avait applaudi à cette ingénieuse idée. Sauf qu’avec le temps, Youssef s’est attaché à Sharon. Et la semaine dernière, le mignon petit chien qui a fait sa renommée dans le quartier a été retrouvé mort, langue pendante, les quatre pattes en l’air. Alors Youssef s’est planqué dans une ruelle isolée pour laisser libre cours à son chagrin. Pas de bol : un barbu, nouveau venu dans le quartier, l’a vu pleurer à chaudes larmes en répétant “Sharon, Sharon…“. Depuis, tout le monde le regarde de travers, et Youssef pense sérieusement à refaire sa vie chez sa tante à Imin Tanout. La vie est injuste.
Le poussin pousseur
Hamza a 6 ans, il est mignon tout plein et content de reprendre l'école. A la sortie des classes, sa mère vient le chercher. Une autre maman lui pince les joues en émettant un “witek witek” affectueux et, se tournant vers la génitrice de Hamza, lui dit que le petit “ghadi itiyeh l'bnate”. Littéralement, “il fera tomber les filles”. Hamza, tout fier de lui, rétorque : “Pour ça, il suffit de les pousser”. 6 ans, et il a déjà tout compris ! |