Football. Chamakh superstar
Avec tout le tapage autour de son éventuel transfert, le buteur de Bordeaux et des Lions de l’Atlas a eu droit à la couv’ du prestigieux bi-hebdomadaire France Football, référence absolue en la matière. Du jamais vu pour un international marocain.
Une première dans l’histoire du football national : un Marocain fait la couv’ de France Football, la bible du ballon rond mondial. Dans sa livraison du 22 septembre, le bihebdomadaire consacre sa Une à l’attaquant des Lions de l’Atlas, avec une longue interview-vérité à la clé. Le buteur, réputé pour être “muet” en dehors des terrains, se lâche. |
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Il ne cache pas sa déception quant à l’échec de son transfert vers Arsenal durant le mercato estival. “C’est clair que ça n’a pas été facile. Je tente de surmonter ça, j’essaie de faire mon deuil”, explique l’avant-centre de 25 ans, qui avait pourtant annoncé, au lendemain de son sacre de champion de France, qu’il rempilait avec son équipe, avant de se rétracter. Une volte-face que Chamakh met sur le compte de la pression subie de la part du public bordelais : “Mes coéquipiers et mes amis me demandaient de rester. Le plus dur c’était quand je sortais dehors, à la boulangerie par exemple, et qu’on m’y demandait de refaire une saison ici”. Question : Chamakh envisage-t-il de terminer la saison avec Bordeaux ? “Pour l’instant je ne sais pas. Si une décision doit être prise, ce sera après la qualif’ (premier tour de la Ligue des champions). J’agirai un peu plus par instinct. Ce sera mieux que de m’avancer dès maintenant”, conclut la star marocaine.
Mehdi Sekkouri Alaoui |
Al Qods. D’une pierre, deux coups
Bayt Mal Al Qods va se bâtir un pied à terre dans la ville sainte. Son directeur général, Abdelkbir Alaoui M’daghri, vient d’annoncer l’acquisition près de la mosquée Al Aqsa d’un terrain de 1 800 m2 pour près de 50 millions de dirhams. Alaoui M’daghri veut y construire le “Bayt Al Maghrib pour le dialogue entre les civilisations”. Un nom peace and love pour une institution définie comme “une tribune pour le rayonnement de la culture de la paix entre les nations”. Rien que ça. Bayt Mal Al Qods y aura en tout cas mis les moyens. Le prix du terrain acquis correspond au budget alloué en 2009 à tous les projets financés par l’agence, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et du patrimoine. L’institution à but non lucratif créée par Hassan II construisait jusque-là des logements sociaux, des écoles et des hôpitaux. Désormais, il s’agit, selon Alaoui M’daghri, de “renforcer la présence marocaine” dans la ville sainte. Et quoi de mieux que la pierre. Un argument béton, de surcroît, pour contrer les critiques sur le désintérêt du Maroc pour la “cause sacrée”. Hassan Hamdani
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Criminalité. Lynchage fassi
L’image parle d’elle-même : quatre hommes traînés comme des suppliciés d’un autre temps, exhibés par la police, offerts à la vindicte populaire. Nous sommes pourtant en 2009. Les “dangereux criminels”, ainsi exposés dans les rues de la médina de Fès, ont été arrêtés mardi 15 septembre en flag’, d’après la version officielle. Ils auraient, le jour même, perpétré plusieurs agressions à l’arme blanche dans divers quartiers de la ville. Selon des sources locales, les policiers qui les faisaient parader ont donné de la voix pour les présenter aux badauds rassemblés pour l’occasion, avant de les placer en garde à vue. Cette manière d’exposer des criminels présumés comme des trophées de chasse étant illégale, la DGSN a choisi de communiquer : “Ces personnes arrêtées en état de flagrance ont été conduites sur les lieux de leurs crimes pour une reconnaissance par leurs victimes”. On aimerait croire cette version, qui fera certainement encore parler d’elle lors de la première audience du procès des quatre prévenus, le 9 novembre prochain.
Youssef Aït Akdim
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Khénifra. Encore Hafsa !
Après l’avocate défigurée devant témoins, une nouvelle affaire vient secouer la ville du
Moyen-Atlas. Et c’est toujours la famille Amahzoune, apparentée au roi, qui se retrouve
sur le banc des accusés.
Fait mémorable : le vendredi 18 septembre, Hafsa Amahzoune, une demi-sœur de la mère de Mohamed VI, a été convoquée par la police judiciaire de Khénifra. Avec son mari, elle a été interrogée au sujet de la présence à son domicile de Samia Attar, 16 ans, disparue depuis le 18 août. La mineure avait refait surface, le jeudi 17 septembre, inconsciente, près de chez elle, les cheveux coupés et marquée de plusieurs traces de coups et brûlures. “Elle était dans une sorte de coma éveillé, sans aucune réaction, raconte Mustapha Addari, président de la section AMDH de Khénifra. Mais quand un inspecteur de police a prononcé le nom de ‘Hafsa’, elle s’est mise à s’agiter et à hurler”. Samia n’est revenue à elle que le 20 septembre, à l’hôpital Mohamed V de Meknès, où on lui avait fait un lavage d’estomac. “Les médecins pensent qu’elle a ingéré une drogue”, rapporte la tante de Samia. La jeune fille a tout de même livré le début de son histoire. Venue chez Hafsa Amahzoune pour travailler, elle dit avoir été maltraitée et séquestrée. Elle se serait enfuie avec une autre jeune “bonne” et aurait essayé de contacter les siens avant d’être ramenée de force. Hafsa, pour le moment, se refuse à tout commentaire, expliquant que “la presse déforme régulièrement ses propos”. La famille de Samia, qui avait tenté en vain de porter plainte dès sa disparition, va cette fois-ci porter l’affaire directement devant le procureur du roi. A suivre ! Zoé Deback, envoyée spéciale
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Etude. Qui sont nos étrangers ?
Le Haut commissariat au plan vient de réaliser un profiling des étrangers établis au Maroc. Ils sont à peu près 50 000, et les Européens (Français et Espagnols en tête) en constituent presque la moitié, suivis des Algériens (17%), des Moyen-Orientaux (11%), presque autant que les Africains. Cette étude révèle qu’un étranger sur deux a fait des études supérieures et plus de 70% ont un niveau d’enseignement secondaire. Le taux d’analphabétisme des étrangers est de 8 %, avec une nette disparité entre ressortissants européens (1,7%) et africains (16%). Majoritairement salariés, les ressortissants des pays du Moyen-Orient affichent le taux d’activité le plus élevé (59,2%), suivis par les Européens (57,8%) et les Maghrébins (42,3%), ce qui explique globalement leur bon niveau de vie. Le HCP s’est basé sur le recensement général de la population de 2004 pour fournir ces chiffres, qui ne tiennent évidemment pas compte des harraga qui habitent le plus beau pays du monde. Hicham Oulmouddane |
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