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Pages coordonnées par Cerise Maréchaud
Danse
| Des corps aux infinies possibilités, des mouvements qui semblent écrire des notes de musique, des compositions épurées qui convoquent l’intime. La danse de Jean-Charles Gil est semblable à la calligraphie, qui donne en un coup de pinceau l’expression de la vie. Le chorégraphe contemporain, fondateur du Ballet d’Europe, vient, avec ses douze danseurs du monde entier, présenter deux créations d’un répertoire virtuose, Sweet Gershwin et Folavi, le samedi 3 octobre à l’Institut français d’Agadir. La compagnie métisse poursuivra ensuite sa tournée à l’Institut français de Marrakech les 7 et 10 octobre, puis le 16 octobre à l’Institut français de Tanger. |
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Salsa
Et de deux pour le Salsa festival international de Marrakech. Du 1er au 4 octobre, au Palmeraie Golf Palace, les meilleurs danseurs, chorégraphes et DJ’s feront vibrer la ville ocre. Quatre jours de fiesta endiablée mais aussi de cours d’initiation et perfectionnement, avec la participation de 2000 personnes venus d’une cinquantaine de pays.
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Concert
Composée de quatre musiciens venus d’Europe, du Maghreb et d’Asie, la troupe montpelliéraine Mezcal Jazz Unit se veut avant tout méditerranéenne avec une attirance non dissimulée pour l’Orient. S’inspirant de l’anticonformisme et du syncrétisme originels de la musique jazz, ses créations seront jouées le 3 octobre à l’Institut français de Marrakech, le 9 à Tanger et le 11 à Fès.
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Festival
Contribuer à la documentation de notre mémoire nationale et locale et encourager les réalisateurs marocains à la production de films documentaires, tels sont les objectifs du Festival du film documentaire de Khouribga. Sa première édition se déroulera du 1er au 3 octobre sous le thème “Le film documentaire au service du développement”.
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Humour
L’association Eclat d’art dramatique organise la 3ème édition du One Woman Show, en hommage à l’actrice Souad Saber. Au programme, la Marocaine Salma Bensouda, mais aussi Céline Iannicci (qui a fait ses débuts avec Florence Foresti), Fanny Mermet (Même les sirènes ont mal aux pieds), Nadia Rose, Katia Doris et l’Egyptienne Mona Hala. Du 1er au 4 octobre à 20h à la salle des fêtes de la municipalité d’Agadir. |
A l’affiche. L’Extranger
Au début était un court-métrage, signé d’un réalisateur sud-africain de 25 ans. Dans Alive in Joburg (2005), Neill Blomkamp imaginait Johannesburg en proie à un problème d’immigration… d’extraterrestres. Puis est arrivé Peter Jackson, orfèvre néo-zélandais de la trilogie du Seigneur des anneaux, avec beaucoup d’argent à investir dans un beau projet. Ainsi est né District 9 : ghettoisés depuis trente ans dans un bidonville semblable à Soweto, des milliers d’aliens, incapables de rentrer chez eux et vus comme des parias, sont au cœur d’une opération de relogement pilotée par la MNU, société privée davantage motivée par le trafic d’armes que par des buts humanitaires. Avec ce long-métrage de science-fiction à mi-chemin entre surréel et documentaire, dérision et dramaturgie, Neill Blomkamp honore les codes du genre avec virtuosité sans rien lâcher de sa créativité militante, ni tomber dans une structure trop alambiquée. Une parabole osée de l’apartheid, où s’opère un saisissant transfert psychologique de nous vers l’extra-étranger, avec, pour fil conducteur, un anti-héros traqué par ses pairs. Déroutant.
District 9, de Neill Blomkamp, au Mégarama. |
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