N° 391
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.

E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 22 05 63). Lettres (28, avenue des FAR, Casablanca).



Petite révolution
E n vous lisant la semaine dernière (“Ramadan, entre liberté et dérapages”, TelQuel n°390), j’ai découvert les premières lignes d’une histoire à venir, une toute petite révolution menée là où les grandes révolutions ont toujours commencé, dans une gare de chemin de fer. Peut-être qu’un jour on chantera un reggae venu des rails de Mohammedia pour recueillir les confidences et les rêves d’une certaine jeunesse marocaine. Celle qui est capable de s’insurger contre l’incohérence et l’hypocrisie, celle capable de se lever pour un idéal, de nous dire par là que tout espoir n’est pas mort. Je me rallie entièrement à la cause “MALI”. Enfin du courage?! Et qu’ils les poursuivent, nous poursuivent, en justice. Comment est-ce qu’un Etat peut vous forcer à “croire”? Comment est-ce qu'on peut dire que l’on vient au monde avec une “foi” connue d’avance ?
Maria Guessous, New York


Des causes et des thèmes
Mes enfants, vous êtes jeunes, forts et marocains, alors faites le ramadan, comme nous tous. Pas par conviction ou par devoir d’obéissance, mais pour casser le quotidien et la monotonie de toute l’année, donner des vacances à votre estomac et partager des moments uniques et spéciaux avec vos proches et amis. Et si vous voulez militer, choisissez un autre thème, plus dur, pour qu’un jour on se souvienne de votre lutte pour une cause en béton, et pas pour pouvoir “déjeûner” durant le ramadan. Oumo Maryame, Rabat


Uniforme or not ?
Les responsables de l’Education nationale nous assurent, dans leur discours, que le port obligatoire de l’uniforme a pour objectif de “contribuer au principe d'égalité entre élèves”. Est-ce vraiment le cas ? Est-ce que l'uniforme d'un élève issu d'une famille riche sera le même que celui d'un autre, issu d'une autre couche sociale ? Je ne crois pas. Ce n'est évidemment pas avec le retour à l’uniforme (article ci-contre, TelQuel n°390) que notre système éducatif s’améliorera. Il faudrait plutôt penser à ouvrir d'autres lycées pour décongestionner les classes de 50 élèves et contribuer à l'entretien des écoles, dont la majorité se trouve dans un état lamentable. Haji Badr, Tanger


Touche pas à mon feuilleton
Le ramadan a été marqué, comme d’habitude, par une rude concurrence entre les feuilletons égyptiens et syriens. On voit bien comment ces deux pays, gros producteurs d’images, respectent et accordent de l’importance à leur dialecte local. Il en va autrement au Maroc, malheureusement, où certains appellent ouvertement à combattre la langue parlée et comprise par la majorité des Marocains : la darija. C’est proprement incompréhensible. Limite, révoltant. La darija nationale est pourtant, avec le tamazight, le symbole de notre identité. Ceux qui la combattent (mais la parlent, dans leur vie de tous les jours, suprême illustration de schizophrénie sociale) oublient, à côté de cela, que des millions de Marocains ne comprennent pas les émissions en arabe classique, notamment les journaux télévisés. Alors, s’il vous plaît, ramadan ou pas, privilégions les émissions et les fictions tournées ou doublées en darija. Ce sont les seuls produits qui nous parlent vraiment. El Houssine Bouiamrine, Meknès


Harcèlement, jusqu’à quand ?
J’ai été interpellé par un courrier de lecteur intitulé “La revanche d’une blonde” (TelQuel n°389). C’était, je le rappelle, l’histoire d’une Européenne qui n’a pu tolérer le harcèlement quotidien des hommes et a fini par quitter le Maroc, alors qu’elle envisageait de fonder une famille et de s’y installer… Ce courrier et cette histoire renvoient aussi, à leur manière, à un livre publié en supplément de TelQuel. Dans Lettres à un jeune Marocain, Fadwa Islah évoque ce genre de harcèlement. Et il faut dire que certaines marocaines se sont habituées à cette drague, au point qu’elles s’en accommodent parfois. Pour elles, la drague est aussi un outil ou un baromètre pour tester leur capacité de séduction. Houssine Houssi, Casablanca


Une différence à respecter
J’ai eu un sentiment assez étrange, mélange d’espoir et de désespoir à la fois. L’espoir, c’est quand j’ai appris qu’un groupe de jeunes Marocains a eu le courage de manifester contre l’article 222 de la loi pénalisant les non-jeûneurs pendant le ramadan. Le désespoir, c’était en lisant le communiqué du Conseil des ouléma avec un discours dur, limite intolérant envers des jeunes qui ont réclamé un des droits (la liberté de culte) garantis par la Constitution. Il est temps de lancer un débat franc et constructif pour le Maroc de demain. Avec une société moderne, tolérante et laïque qui accepte la différence et croit à la liberté individuelle de chaque citoyen. C’est le moment d’abroger l’article 222 du Code pénal. Le Maroc de demain devrait lutter contre toutes les forces qui freinent notre développement et notre marche de l’avant. Chacun est différent, mais nous pouvons “bien vivre” notre différence. Yassine Barkech, Tanger
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2009 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés