Fait-divers. Le cadavre du labo
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Sanaa H., morte à quelques semaines de la soutenance de son doctorat. (DR)
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L’université d’Agadir a été le théâtre d’un homicide exécrable : un professeur étrangle jusqu’à la mort une de ses étudiantes. Reconstitution.
Samedi 26 septembre. Une découverte macabre au laboratoire de l’université Ibn Zohr à Agadir. Sanaa H., étudiante de 27 ans, est retrouvée morte. Cette jeune doctorante qui se préparait à soutenir sa thèse en océanographie a été aperçue pour la dernière fois, le 25 septembre, dans ce même laboratoire. L’autopsie a conclu à la mort par étranglement et la chasse au suspect aussitôt déclenchée. Un faisceau |
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| d’indices aiguille rapidement la Police judiciaire vers un des professeurs de Sanaa : la nuit même du crime, le suspect avait annoncé à certains de ses collègues le suicide de l’étudiante. Le lendemain, il se serait même pointé à 8 h du matin au laboratoire avant d’informer le vice - doyen de l’université de la découverte du corps. Devant les enquêteurs, le professeur va passer facilement aux aveux et endosser la responsabilité du crime. Sanaa a été enterrée le dimanche 28 septembre en présence d’un grand nombre d’étudiants venus soutenir sa famille. “C’est un coup dur pour notre université” lance, dépité, Omar Halli, vice-président de l’établissement. Le meurtrier présumé est aujourd’hui derrière les verrous, mais le mobile continue à nourrir les supputations : crime passionnel ? Simple désaccord lié au sujet de thèse choisi par la défunte ? Chacun y va de sa version alors que l’enquête suit toujours son cours… Hicham Oulmouddane |
Sapress. L’acheteur fantôme
La rumeur persistante, qui circule depuis l’été dernier, au sujet de la cession de Sapress est en passe de se préciser. La société de distribution de la presse s’apprête à changer de propriétaire. Les responsables de l’USFP (parti actionnaire via Libération et Al Ittihad) ont officiellement annoncé avoir vendu leur participation de 30%. La société créée en 1977 a été valorisée à quelque 80 millions de dirhams. Un montant suffisant pour séduire les autres actionnaires (Istiqlal et PPS, en plus de Mohamed Berrada, le très influent directeur général de Sapress) qui auraient également cédé leurs parts. “Avec l’argent de la cession, le parti va pouvoir restructurer de fond en comble ses titres de presse”, nous explique une source de l’USFP, qui a refusé de révéler l’identité exacte de l’acheteur. “Les parts ont été cédées à une personne proche de l’ONA, c’est tout ce qu’il est possible de certifier pour l’instant”, continue notre source. Même Mohamed Berrada reste muet au sujet du nouvel acquéreur. Mystère… Mohammed Boudarham
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Athlétisme. Le jackpot d’Ahizoune
Abdeslam Ahizoune en est conscient : pour gagner l’or, il faut miser de l’argent, beaucoup d’argent. Et c’est justement ce que le tout puissant patron de la Fédération royale marocaine d’athlétisme vient de faire. Lors de la dernière réunion de son bureau fédéral, Ahizoune a annoncé que 20 millions de dirhams seront distribués aux clubs nationaux. Une cagnotte qui servira essentiellement à aménager des pistes d’athlétisme et ouvrir des centres de formation dans les quatre coins du pays. Comme pour le foot, que Mohammed VI a récemment doté de 250 millions de dirhams, cet argent sera versé par de nombreuses entreprises publiques. Ahizoune est allé encore plus loin dans cette démarche de recherche de fonds. Il y a quelques jours, l’instance sportive qu’il préside a été déclarée d’utilité publique. Elle pourra ainsi collecter des fonds à hauteur de 600 millions de dirhams. Une première pour une fédération sportive au Maroc. Fadoua Ghannam |
Moudawana. Ça coince toujours
La ministre du Développement social Nezha Sqalli vient de présenter un nouveau rapport sur la situation des femmes au Maroc. Une énième étude qui confirme le constat dressé par les travaux précédents menés par son département. Comme on s’y attendait, cinq ans après l’entrée en vigueur du Code de la famille, rien de nouveau sous le soleil. ça coince toujours côté mentalité. Ce rejet serait dû à une absence de communication efficace et ciblée auprès des “non convaincus”. “Beaucoup d’hommes n’ont toujours pas avalé la pilule car ils ont des idées fausses sur la Moudawana. Victimes d’interprétations erronées, ils portent un regard négatif sur le nouveau Code de la famille”, analyse pour sa part une responsable d’association féminine. Elle partage l’avis de nombreuses actrices de terrain. Il n’y aura pas de salut sans une vulgarisation à grande échelle de la Moudawana. Hassan Hamdani
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USFP. Un justicier nommé Khaïrate
Le dernier épisode de l’émission “Tayyarate” (2M) n’est pas passé inaperçu. L’invité du jour, Abdelhadi Khaïrate, membre du bureau politique de l’USFP, a tiré à boulets rouges… sur tout ce qui bouge. Censé revenir sur l’histoire de l’UNFP (ancêtre du parti socialiste), l’ex-député de Settat a servi un véritable réquisitoire contre la corruption du champ politique et l’attitude passive de l’Etat. “Le tiers des membres du parlement sont des trafiquants de drogue”, lance le directeur de l’organe de presse arabophone du parti, qui accuse l’Etat de complicité. “Pourquoi l’Etat n’interdit-il pas aux trafiquants de drogue de se présenter aux élections ?”, poursuit Khaïrate, qui rappelle que Hassan II avait déjà pris une telle mesure. L’invité enchaîne avec un autre phénomène : l’achat des voix des grands électeurs. A l’en croire, la voix d’un élu communal varie entre 6 et 10?000 dirhams dans la région de Settat : “L’Etat est au courant de tous ces détails, mais pourquoi garde-t-il le silence ?”, s’interroge le dirigeant ittihadi. C’est peut-être cela le “soutien critique” de l’USFP… M.B.
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MRE. 2012, c’est daba
Jamal Ryane, un des coordonnateurs de “Daba 2012 pour tous”, le rassemblement des MRE tenu à Paris le 26 septembre, remet sur la table l’épineuse question du droit de vote de la communauté.
Comment comptez-vous, avec “Daba 2012 pour tous”, fédérer la diaspora marocaine, morcelée depuis des années ?
Nous avons enfin réussi à réunir les volontés de 450 associations de Marocains résidant à l’étranger (MRE), indépendamment de leurs tendances politiques. Une centaine de personnes sont venues de tous les continents pour ce rassemblement, tenu à Paris, qui a permis de mettre en place une instance de coordination composée de 15 membres. Nous sommes en bonne voie pour réussir là où le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) a échoué.
Qu’attendez-vous concrètement de l’Etat ?
Notre mouvement a déjà pris contact avec l’Intérieur et le ministre délégué chargé des MRE, pour garantir la participation des MRE aux législatives de 2012. Une participation déjà promise en 2006 par Chakib Benmoussa. Nous allons aussi inviter tous les partis politiques, le 18 décembre, pour une conférence sur ce thème que nous voulons tenir dans l’enceinte même du parlement.
L’une de vos principales revendications est “la démocratisation du CCME”. Que reprochez-vous au Conseil ?
Nous estimons que le président Driss El Yazami a fixé des objectifs qui ne respectent pas l’esprit de son dahir de création et que le Conseil, en plus, est paralysé depuis ses débuts par des problèmes internes. Pour nous, il ne représente personne. Propos recueillis par Zoé Deback |
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