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Pages coordonnées par Meryem Saadi
Expo. Ciel, mon Casa !
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Cité Verticale, Carrières
Centrales, 1953 (DR)
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Une exposition aux Abattoirs de Casablanca rappelle que la ville a été un laboratoire de la modernité architecturale dans les années 1950. Nostalgie.
Si vous voulez prouver à vos sceptiques amis rbatis ou autres, que Casa n’est pas seulement la plus cahotique des villes du plus beau pays du monde, ne ratez surtout pas l’exposition “Dans le désert de la modernité”, portée par l’association Casa Mémoire et la Maison des cultures du monde. Photos et plans vous replongeront dans un temps où Dar El Beida était en avance (urbaine et architecturale) sur son |
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temps. Cette ville qui, au tournant des années 1950, s’est transformée en laboratoire à ciel ouvert pour une génération de jeunes architectes et urbanistes européens. De grands projets d’aménagement souvent méconnus des premiers concernés : les Casaouis eux-mêmes. Aujourd’hui, ces bâtiments vivent sous la double menace de l’oubli et de la spéculation foncière. Petits bonus de l’expo : des visites guidées et la projection des vidéos du projet This was tomorrow. Bienvenue à Casa. Youssef Ait Akdim
Aux anciens Abattoirs de Casablanca, jusqu’au 30 novembre de 10h à 18h. |
FIFM. Kiarostami président
C’est officiel, Abbas Kiarostami sera le président du jury de la prochaine édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM), qui se tiendra du 4 au 12 décembre prochain. Ce ne sera pas la première fois que ce réalisateur iranien qui vient de finir Copie conforme, son neuvième long métrage avec Juliette Binoche participe au festival de la ville ocre. En 2006, le FIFM avait programmé une “intégrale” de ses œuvres, et en avait profité pour lui rendre un vibrant hommage, durant lequel Martin Scorsese, également présent, n’avait pas tari d’éloge sur son talent. Les deux hommes avaient d’ailleurs dirigé ensemble un atelier dispensé à des jeunes réalisateurs en herbe marocains et américains. Welcome back mister Kiarostami ! M.S.
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Spectacle. Brel, toujours
Le 9 octobre 1978, le génie du plat pays s'éteignait, laissant derrière lui une carrière légendaire. Jacques Brel, amoureux du Maroc, ne le quitte pas. Aux quatre coins du globe, il renaît sur scène, depuis 2004, dans le spectacle du chanteur, comédien et metteur en scène André Nerman. “Jacques Brel ou le rêve impossible”, ce sont trois personnages, deux musiciens, qui retracent en 1h30 la vie de Brel. De l'émotion en chanson, de La valse à mille temps en passant par Madeleine ou l'intemporel Quand on n'a que l'amour. Après la France, le Japon, la Russie ou encore les Etats-Unis, André Nerman pose son hommage sur les planches du Mégarama de Casablanca, vendredi 9 octobre. Trente et un ans pile poil après la mort du grand homme.
Ayla Mrabet
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Arts plastiques. Célébration du doré
U ne fois n’est pas coutume. Hassan Darsi sort ses œuvres de son atelier de la Source du lion pour une exposition assez particulière, intitulée Mutations ordinaires, à la galerie l’Atelier 21. Pour cette exposition, l’artiste casablancais a souhaité s’éloigner de la photographie et des portraits de famille, pour revenir à l’art contemporain, doré. L’une de ses spécialités, puisque pendant plusieurs années, une grande partie du travail de Hassan Darsi consistait à couvrir des objets avec des bandes adhésives dorées. Mais cette fois, ce plasticien inclassable s’est attaqué à la dorure de sujets en mouvement. Parmi les œuvres qu’il va exposer, une série de vagues dorées inspirées de la côte casablancaise. Ou encore une réplique dorée d’un char ayant servi durant la guerre du Golfe. Jusqu’au 31 octobre, à l’Atelier 21 de Casablanca. M.S.
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musique. Jazz au musée
Et c’est parti pour la 6ème édition du festival Fès jazz in riad. Du 9 au 11 octobre, le musée Batha de la capitale spirituelle du Maroc vibrera aux notes du jazz manouche. Pour ouvrir le bal, David Reinhardt -petit-fils du légendaire guitariste Django Reinhardt- jouera un répertoire mélangeant la tradition tzigane et le bop américain. D'autres musiciens animeront le jardin andalou du musée, comme la chanteuse Tangora, le saxophoniste Don Billiez, le Kader Fahem Hispanica Jazz Trio, ou encore le Lady Quartet de Rhoda Scott. A noter également, cette édition est la première depuis que le festival bénéficie du prestigieux label “Django d’Or”, lui permettant d’attribuer dans les années à venir des trophées aux meilleurs musiciens de jazz africains. Billet entre 50 et 100 dirhams, réservation au 05 35 65 28 16. Hicham Oulmouddane |
Espagne. Bon voisinage culturel
L’Espagne est décidément de plus en plus accro aux artistes marocains. Après les Nuits du ramadan à Barcelone, c’est au tour du festival Madrid Sur d’accueillir des participants marocains, et cela pour la deuxième édition consécutive. Pour l’occasion, ces artistes présenteront pendant 3 semaines des spectacles inédits, réalisés en collaboration avec des artistes espagnols. La troupe de danse contemporaine 2K Far présentera ainsi un spectacle intitulé Cajon (caisse en espagnol), réalisé avec la compagnie barcelonaise Increpacion danza. De la musique, fusionnée là encore, sera également au programme. Tout d’abord avec l'orchestre Chekara de Tétouan qui s’alliera à des artistes andalous de flamenco, mais aussi avec la chanteuse lyrique Ilham Loulidi qui se produira avec sa consœur espagnole Ana Alcaide. Jusqu’au 25 octobre. M.S.
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Cinéma. A la conquête de la France
Les films marocains s’exportent plutôt bien vers l’Hexagone ces dernières semaines. Le 23 septembre, Number One, de Zakia Tahiri, est sorti dans plusieurs salles françaises. Alors qu’au Maroc les critiques étaient très mitigées, ce long-métrage semble avoir séduit la presse française. L’hebdomadaire L’Express l’a qualifié “d’assez réjouissant”, et le quoditien Le Monde de “sympathique”. Depuis le 30 septembre, c’est au tour de Nos lieux interdits, réalisé par Leïla Kilani, de rejoindre les salles obscures. Ce documentaire sur les années de plomb, soutenu par Amnesty International, a déjà reçu des critiques positives lors de sa projection dans le cadre de plusieurs festivals. Enfin, Casanegra de Noureddine Lakhmari, numéro 1 du box-office marocain pendant plusieurs mois, fera aussi son entrée dans les salles obscures françaises le 21 octobre.
Sophia Benhaddou |
3 questions à Don Bigg
La vie après Mgharba Tal Mout
Le rappeur le plus controversé du pays, s'envole le 3 octobre pour une date au Zénith de Paris. TelQuel saisit l'occasion pour faire le point avec lui sur ses projets.
Qu'est-ce que ça vous fait de vous produire au Zénith ?
C'est un bon début. Ma performance sera en avant-première du concert d'Ihab Tawfik. J'espère un jour y être en tête d'affiche, avec un public venu spécialement pour moi. En plus du concert, j'ai quelques interviews prévues. Je commence à m'exporter, et c'est le but.
Vous boudez les scènes marocaines, ou est-ce le contraire ?
Cette année, à part Mawazine, les festivals ne m'ont pas beaucoup sollicité. Souvent parce qu'on ne se met pas d'accord sur les conditions de prestation. Mais après la sortie de l’album, je compte organiser une tournée privée, c’est-à-dire intimiste, avec juste une centaine de places. Je prévois aussi une tournée de dédicaces dans des lycées et facs d’une dizaine de villes.
Où en êtes-vous, d'ailleurs, de votre deuxième album ?
Artistiquement, Byad Ou K7al est quasi-prêt. Cet album n'aura rien à voir avec Mgharba Tal Mout. Il y aura du positif comme du négatif, de l'amour, de la haine, de l'espoir, de la jalousie, des bidonvilles. En gros, il porte bien son nom. Il y aura des featurings avec La Fouine, Oum, Momo Cat. J’ai travaillé aussi sur certains sons du producteur américain Fredwreck (Snoop Dog, Ice Cube…). D'ailleurs, je m'envole fin octobre pour les States, pour finaliser le tout. Propos recueillis par Ayla Mrabet
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Murray sur grand écran
Le réalisateur Darren Aronofsky (Requiem for a dream, The Wrestler, etc.) prépare un film indépendant sur le braquage du dépôt Tonbridge Securitas, qui a eu lieu en Angleterre en 2006. D’après le site spécialisé Premiere.fr, il aurait déjà commencé à travailler sur le scénario, même si l’enquête sur ce braquage, considéré comme “le plus gros du siècle”, n’est pas encore terminée. Le réalisateur compte se baser surtout sur des articles de presse ainsi que sur un livre. Pour l’instant, aucune information n’a filtré sur l’acteur qui devrait jouer le rôle central du Maroco-anglais Lee Murray.
Wachm'n-Hit, on clique
Ça roule pour les Kénitris de Wachm'n-Hit. Le groupe de world music fait sa rentrée par la grande porte : leur single l3arbi est sur la compilation de la revue bimestrielle WorldSound de septembre/octobre. Quant à leur premier album, Hit Wachm'n-Hit, il reçoit les critiques les plus positives sur les sites Afrik.com, Babelmed.net et RFI. L'opus est en téléchargement légal sur toutes les plateformes musicales (Itunes, Virgin, etc). Last but not least, si vous préférez toucher l'objet, sous format digipack collector, vous pouvez le commander sur www.livremoi.ma. L'année musicale commence bien. |
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