Loi de Finances. Le patronat rend sa copie
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Mohamed Horani, président
de la CGEM. (TNIOUNI)
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La CGEM vient de communiquer ses propositions pour le prochain budget de l’Etat. Les grandes lignes : baisse de la TVA, mobilisation de l’épargne et incitations fiscales aux PME.
Comme prévu, les propositions de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) pour la Loi de Finances 2010 font la part belle au volet fiscal. Ainsi, pour la Petite et moyenne entreprise, le patronat demande l’instauration d’un régime particulier pour les opérations de fusion ou de scission de sociétés. En matière de TVA, la CGEM souhaiterait faire baisser le taux marginal de 20% à 16%, de |
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| manière à encourager l’investissement. La Confédération patronale s’est aussi intéressée à l’épargne publique, meilleure manière d’assurer le financement des entreprises. Dans ce sens, elle appelle à la mise en place de “plans d’épargne en actions” (PEA). Ces plans “seraient à même d’encourager le grand public à procéder à des placements en actions”, précise la copie patronale. Le patronat va même plus loin en demandant l’instauration d’une mesure fiscale incitative : la déduction de l’Impôt sur le revenu des sommes versées par les salariés dans ces plans d’épargne. Pour ce qui est de l’Impôt sur les sociétés, les patrons appellent à la suppression pure et simple d’une redevance informatique instaurée par la Loi de Finances 1995. Redevance qui, selon eux, pénalise certaines entreprises, aussi bien à l’importation de ses intrants qu’à l’exportation. Fadoua Ghannam |
Mutuelles. L’union fait la force
Grand chamboulement du secteur de la mutuelle. Jeudi 15 octobre se tiendra l’assemblée constitutive de l’Union des mutuelles du Maroc. MAMDA (Mutuelle agricole marocaine d’assurances), présidée depuis une trentaine d’années par Abed Yaâcoubi Soussane, chapeautera la nouvelle structure. Cette union comprendra trois autres mutuelles. Il s’agit de la MCMA (Mutuelle centrale marocaine d’assurances), de la MATU (Mutuelle d’assurance des transporteurs unis) et de la MAEM (Mutuelle d’assurance des enseignants du Maroc). Ces dernières ne garderont que des prérogatives commerciales, la prise de décision et la gestion courante seront entre les mains de la MAMDA. Ce regroupement intervient alors que le gouvernement se penche actuellement sur un projet de loi réorganisant la mutualité au Maroc. F.G.
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Taux. Bank Al-Maghrib joue à cash cash
Le taux directeur reste à 3,25%. C’est finalement ce qu’a décidé Bank Al-Maghrib. Alors que les banquiers espéraient une baisse de ce taux de refinancement au jour le jour, la gardienne du temple a décidé de jouer la carte de la prudence : pas question de donner un signal au marché qui donnerait lieu à une reprise des crédits. D’autant que les années 2007 et 2008 ont été marquées par une boulimie de crédits. Mais la banque centrale fait tout de même un geste pour atténuer la crise de liquidités que connaît le marché. Le taux de la réserve obligatoire que doivent constituer les banques a été revu à la baisse. Désormais, il est fixé à 8%, ce qui correspond à une restitution de quelque 7,5 milliards de dirhams de cash aux banques. Un montant qui sera injecté dans le circuit monétaire et permettra de soulager quelque peu les besoins de financement des banques. Depuis plusieurs mois déjà, Bank Al-Maghrib leur accordait chaque semaine plus de 20 milliards de dirhams sous forme d’avances à sept jours. Fahd Iraqi
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Bâtiment. Le ciment voit gris
Mois de septembre catastrophique pour les cimentiers marocains. En 30 jours, ils n’ont réussi à écouler sur le marché national que près de 900 000 tonnes, soit près de 12 % de moins qu’une année auparavant. “Les chiffres paraissent alarmants, mais il faut les situer dans le contexte du mois de ramadan et de l’Aïd, période durant laquelle les chantiers tournent au ralenti”, nuance ce cimentier. Même la quasi-stagnation des ventes (aux alentours de 11 millions de tonnes) tout au long de l’année 2009, ne semble pas trop inquiéter les cimentiers. “C’est une bonne performance en ces temps de crise”, souligne notre source. Oui, mais la situation ne risque pas de changer durant le dernier trimestre : l’Association professionnelle des cimentiers prévoit 1% de croissance annuelle pour le secteur. “Peanuts” en comparaison avec les taux de progression à deux chiffres qu’affichait le secteur ces dernières années. F.G.
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Etablissements publics. Valse des managers
Nouveaux patrons à la tête de deux entreprises étatiques des plus emblématiques. Le Crédit immobilier et hôtelier (CIH) a un nouveau PDG en la personne d’Ahmed Rahhou. Un poste resté vacant depuis le départ de Khalid Alioua en avril dernier. Le nouveau président est un manager qui connaît bien les rouages du système bancaire marocain. Fort d’une expérience de 17 ans, en tant que DGA du Crédit du Maroc, ce quinquagénaire, qui assurait la présidence de Lesieur, hérite d’une banque en pleine restructuration. Poste Maroc, de son côté, a également hérité d’un banquier à sa tête. Remplaçant Anas Alami, Amine Benjelloun Touimi a été nommé mardi dernier par le roi. Cet ancien secrétaire général de feue Wafabank devra mener à bout le projet de banque postale, en principe opérationnelle en 2010. A plus court terme, il devra convaincre les députés de la nécessité de transformer son institution en société anonyme. Le projet de loi sur ce changement de statut est actuellement en discussion au parlement. F.G. |
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