N° 393
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Il était une fois…
Lecteur assidu de votre magazine, dont j'apprécie la ligne éditoriale, et militant du PSU soucieux de vérité historique, je souhaite réagir à l'article à propos du “cinquantenaire” de l'USFP, Il était une fois l’Ittihad (TelQuel N°391). J'ai quelques réserves quant à certains éléments évoqués dans cet article. La Koutla comptait aussi un parti qu'on a omis de citer : l'OADP, ancêtre du PSU, de Mohamed Bensaïd Aït Idder. Son descendant, le PSU, n'est certes pas dans la Koutla... La formulation de la phrase “En 1993, la Koutla (PPS, Istiqlal, USFP) voit le jour mais refuse de siéger au gouvernement aux côtés de Driss Basri” suppose que la Koutla a été fondée en 1993, alors qu'elle remonte aux années 1970 (entre l'Istiqlal de feu Allal El Fassi et l'UNFP de feu Abdellah Ibrahim). Par ailleurs, les élections de 2002 ont présenté des résultats tellement éclatés que le “rang” en termes de nombre de voix est inutile : faire 15% pour un taux de participation de 51% ne signifie absolument pas que l'USFP était représentative de la volonté populaire (l'Istiqlal pouvait aussi prétendre à une première place). Ensuite, la Constitution actuelle n'oblige nullement le monarque à choisir un Premier ministre dans la coalition majoritaire, une carence constitutionnelle que l'USFP n'a pas dénoncée quand elle était aux commandes durant l'alternance. A noter également que les “Ittihadis” qui sont sortis de l'USFP ne sont pas une population homogène, contrairement à l'idée que l'on se fait dans cet article. Certains ont fondé leurs propres partis, d'autres ont fusionné avec des structures à l'histoire différente, comme c’est le cas avec le PSU, qui est le fruit d'une fusion entre la GSU et l'association Fidélité à la Démocratie. Zouhair Ait Benhamou, Casablanca


ô la crise!
La récente crise mondiale nous montre les méfaits du système capitaliste néolibéral. Tout le monde dit que la crise des subprimes est la pire crise économique de tous les temps, que beaucoup de gens ont perdu leur travail. L'on se souvient tous de ces traders et employés de banques sortant de chez leurs ex-employeurs avec leurs cartons de licenciement. Beaucoup ont pris des coups dans cette histoire, mais les “blousés” ne sont pas ceux que l'on croit, car une crise amène toujours un mieux, une dépression profitera toujours à quelqu'un. Depuis la nuit des temps, dès que le faible est à terre, il y a toujours un fort pour profiter de sa chute. Les spéculateurs ont remplacé ceux qui sont partis, achetant les maisons des ménages américains expulsés pour une poignée de dollars, profitant de la détresse immobilière pour investir. Tout ça, dans le dos des pauvres, des opprimés, et surtout de nos gouvernements. Les différents plans de relance dont les coûts se montent à plusieurs milliers de milliards de dollars ne sont que des lingots qui payeront encore mieux les grands patrons et financeront plus les guerres, profitant ainsi au secteur des pompes funèbres. A tout malheur subsiste et naît un bonheur, c'est un cercle vicieux qui n'est pas dépendant de nous. L'Occident, fort de son temps et roi incontesté du néocolonialisme et du droit d'ingérence, n'est pas plus ou “mieux” démocratique que le Maroc ou l'Argentine. La démocratie n'est que la forme la plus parfaite des dictatures. Sauf qu'avec elle, c'est nous-mêmes qui lui procurons ce pouvoir. Démocratie américaine, dictature africaine, théocratie iranienne, tout n'est que principes, tout n’est que divergences. Mais, dans le fond, tous ces systèmes ne sont que des représentations d’un seul et même système. N'oublions pas que les Etats-Unis, par exemple, se sont enrichis dans des périodes noires de l'histoire, que c'est avec deux guerres qu'ils ont atteint le statut de superpuissance. “L’Homme est un loup pour l'homme, l'homme est un dieu pour l'homme”, Hobbes ne se trompait pas. Nasri Tarik, Bruxelles


In the jungle
Le groupe MALI est venu m'interpeller au plus profond de moi-même. Nous avons parfois le sentiment de vivre dans une jungle, sans foi ni loi. Mais trop de loi, ou de foi, les tue à la fin. Le quotidien nous le montre tous les jours. Nima Guitouni, Montréal


Fan de philo
Penser avec sa tête et ne pas avoir l’esprit du troupeau, ne pas être conditionné par les traditions et les coutumes, se libérer des préjudices infondés, apprendre à ne juger ni les autres ni soi-même, à laisser le jugement aux tribunaux. Tout cet apprentissage, une seule discipline peut le faire : pas les mathématiques, la biologie, la politique, la religion. La philosophie, la plus belle et la plus complète des disciplines.
Hassan Ait Daoud, Rome


Félicitations !
Français de 58 ans, je viens régulièrement au Maroc depuis 2005, en m'étant pris d'intérêt pour le sud de l'Anti-Atlas où j'essaie de me rendre utile. Le Maroc étant tout à la fois attachant... et désespérant. Pour mieux en comprendre les “subtilités” je m'attache à observer, écouter, analyser, en m'informant de mon mieux, notamment grâce à TelQuel que j'achète dès que j'arrive. C'est donc en connaissance de cause que je vous adresse mes sincères félicitations pour la qualité rédactionnelle, la justesse et l'honnêteté de vos analyses, votre esprit démocratique et bien sûr pour votre grand courage. Jean Maurizot, Paris
 
 
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