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Un remède contre la censure
Si tous les journalistes se donnaient la main pour lutter contre la répression qui s’abat sur la presse indépendante, peut-être que les choses iraient mieux… Un exemple : un journal est saisi pour avoir publié une caricature. Je vous pose la question : que se passerait-il si tous les journaux du lendemain se mettaient d’accord pour publier cette même caricature ? Quelle serait alors l’attitude des censeurs ? Pourraient-ils aller jusqu’à mettre toute la presse libre sous scellés ? Et quelle serait la réaction internationale ? Bon courage à vous, les journalistes. Christian Dachy, Casablanca |
Zut le mazout !
Je ne sais pas si c'est pareil dans toutes les villes marocaines, mais à Tanger, le gazoil 50 fait des ravages, au sens propre du mot. Toutes les voitures qui roulaient au 350 et qui sont passées au 50 se retrouvent chez les garagistes pour changer la pompe d'injection. Les voitures s'arrêtent inopinément, redémarrent difficilement pour s'immobiliser un peu plus loin. C'est ce qui m'est arrivé à moi et à plusieurs amis. Il semble bien que le nouveau gazoil en soit la cause directe. Merci cher gouvernement, tu nous as fait gagner quelques dirhams à la pompe et tu nous en fais perdre des milliers. Les garagistes se frottent les mains, sans parler des vendeurs de pièces d'occasion qui ont doublé leurs tarifs, car une pompe d'injection coûte 8000 dirhams chez les concessionnaires. Y aura-t-il une commission d'investigation sur la question ? Demandez à Si Abbas... Mokhtak Chaoui, Tanger
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Compétitivité :
Le Maroc peut mieux faire Selon le classement de la compétitivité établi par le Forum Economique Mondial, le Maroc est classé 73ème sur 133 pays, faisant mieux que l’Algérie (83ème) ou le Sénégal (92ème) mais moins bien que l’Egypte (70ème), la Tunisie (40ème), les Emirats Arabes Unis (23ème) ou encore les Etats Unis (2ème)… S’il s’agissait du classement FIFA, le pays aurait été en émoi et les dirigeants de la fédération auraient été sur le grill. Mais là, il n’en est rien. Selon ce baromètre donc, le Maroc jouit d’une bonne stabilité macro-économique. En revanche, il souffre d’un niveau de santé publique et d’éducation élémentaires insuffisants, d’un marché du travail sclérosé et d’un environnement juridique instable. La lecture de ce rapport serait donc de la plus grande utilité à nos dirigeants. Trois attitudes sont dès lors possibles : la première consisterait à adopter le “circulez il n’y a rien à voir” ; la seconde serait de se dire que finalement 73ème est un résultat dont on peut se contenter ; la troisième la plus responsable à mon sens serait de s’approprier les conclussions du rapport et de les traduire dans un vrai programme de réformes. Espérons que telle sera l’attitude de nos dirigeants car il en va de notre place dans le concert des nations.
Ismaïl Lazrek, Paris |
SOS émigré
Emigré, oui je le suis, malgré moi. Emigré, oui c’est moi, mais loin du modèle que la télé vous montre. Car celui-là, bien intégré avec une cravate et un costume, je ne le connais même pas. Ceux que je connais ne retrouvent le sourire et la belle vie que pendant leurs vacances d’été. Mis à part cette période, leur lot quotidien est un mélange de larmes, de détresse et de problèmes en tout genre. Emigré, oui je le suis, mais à quoi bon l’être ? À quoi bon crever dans un pays étranger en ramassant quelques euros pour la famille, pour le pays aussi. Mais pourquoi tous ces sacrifices ? Rien ou presque ne change dans notre pays, alors que nous autres émigrés mourons de faim en Europe. A quoi bon se tuer à la tâche ? Tout ça nous donne envie de changer de destination, car un pays livré aux loups n’est plus notre pays, un pays ou certains font ce qu’ils veulent comme au Moyen-âge n’est plus le nôtre! Oui, il reste la famille, le seul lien qui nous lie avec notre pays d’origine, sans quoi, il n’y aurait ni visite, ni transfert d’argent. Combien êtes-vous, vous, émigrés, qui me parlez chaque jour de votre colère, de votre envie de ne plus mettre les pieds au Maroc ? Mais n’oubliez pas que le Maroc est à nous tous, qu’il n’appartient à personne, ou plutôt à tout le monde. N’oubliez jamais… Lahcen hajaj, Paris |
Déjeuner en paix
Je viens tout juste de découvrir l’affaire des pique-niqueurs du ramadan, et ce n’est nullement leur acte qui m’interpelle. Déjeuner est une chose que je ne connais plus depuis l’acquisition de ma nouvelle identité de “chômeur” : je passe la journée au lit, je me réveille le soir, l’appel à la rupture du jeûne n’étant qu’un doux rêve qui me rappelle qu’il existe une vie à l’extérieur, avec des gens qui jeûnent, qui déjeunent, d’autres qui protestent, qui condamnent... Un petit tour sur facebook, un témoignage des déjeuneurs et je me sens soudain concerné. L’action et le rendez-vous se sont effectués sur le Net. De là naît toute mon inquiétude : je n’arrive plus à poster mes commentaires sur le site communautaire, de peur d’être surveillé. Cette affaire complique les choses, car il n’est plus question de liberté de jeûner mais de liberté de naviguer et de s’exprimer sur Internet. Mehdi Mehdi, Casablanca |
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