N° 395
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Mgharbi tal mout
Nous avons lu avec intérêt l'interview que vous a accordée notre compatriote Khaled (TelQuel numéro 389). D'emblée, il est évident que le Maroc est une terre de prédilection pour lui, puisqu'il y enchaîne les succès et que son public est présent aux quatre coins du royaume, de Casablanca à Oujda et de Tanger à Lagouira. Cet article a été diversement commenté en Algérie à travers une certaine presse. Mais bon, chacun est libre de ses opinions. Il est évident maintenant que Khaled aura marqué la musique nord-africaine dans son ensemble. Là où nous souhaitons en venir, c'est que, pour nous, Algériens que nous sommes, la frontière qui sépare nos deux pays, et qui est malheureusement fermée depuis 1994, est purement fictive. Que nous soyons à Constantine ou à Meknès, le pays reste le même, même si le drapeau et la monnaie changent. Nous disons bravo à Khaled, pour les propos qu'il a tenus quant aux relations entre nos deux États. Nous souhaitons, comme de nombreux Algériens, comme de nombreux Marocains, une évolution positive des relations bilatérales dont le couronnement sera la réouverture de la frontière terrestre entre nos deux pays. Hassi Messaoud, Samia Boukerkeb et Lakhdar Boussaha, Algérie


Silence, on pense !
Je suis entièrement d'accord avec vous sur le constat fait quant à la position des intellectuels devant les problèmes d'actualité qui se posent à la société marocaine (Le silence des intellectuels, TelQuel numéro 393). Je voudrais donc participer à ce débat, en vous exposant quelques éléments de ma propre expérience en la matière. J'ai été amené, depuis de nombreuses années et de par mon itinéraire professionnel, à m'intéresser à l'image du Maroc et des Marocains dans le monde. Nous appelons cela entre nous la “Soumaâ”, c'est-à-dire la réputation, de notre pays. Par expérience, je peux déjà vous dire que c'est bien le sujet sur lequel intellectuels et Pouvoir ont à peu près la même position : il n’en ont cure ! Dommage. Abdelmalek Terkemani, Casablanca


Amazighement vôtre
Les voix qui s'élèvent de temps en temps pour réclamer la création d'un parti amazigh manquent-elles de lucidité? D’abord, nous savons que ceci n'est constitutionnellement pas permis. Et puis, l'amazighité est une question identitaire qui concerne tous les Marocains. Elle ne peut donc être réduite à la forme d'un parti politique.
La lucidité veut que, dans la mesure où le Maroc est un pays majoritairement berbère, les Marocains militent à travers tous les partis politiques pour les faire sortir de leur inaction et permettre au tifinagh de s'émanciper dans toutes les instances culturelles et éducatives. El Mhaimar Lahoussine, Fès


Autoroute de l’enfer
Je suis, comme des milliers d’autres personnes, un usager régulier du tronçon routier qui traverse Casablanca du nord au sud, appelé improprement par les Casablancais “l’autoroute”. Le constat est clair : cette “autoroute” est devenue un calvaire quotidien, avec des dizaines d’accidents par jour, des bouchons sur plusieurs kilomètres. Cela donne lieu à une pollution monstre, une perte de temps quotidienne, un blocage pour les transports d’urgence, ambulances, police… Plusieurs d’entre vous diront que c’est à cause de ces chauffards qui roulent trop lentement et s’amusent à créer des accidents là où il ne faut pas. Mais la vraie cause, c’est que cette route est une zone de non-droit, au point qu’on se croirait revenus aux temps du bled siba. Il est urgent de limiter la zone de circulation par des barrières interdisant le passage sur la bande d’urgence, d’interdire la circulation sur la bande d’urgence, d’installer des caméras de surveillance (de préférence sous les ponts, ainsi, personne ne pourra les voler) reliées à un poste de contrôle de la police pour dépêcher en urgence les moyens nécessaires en cas d’accident. Amine Abdelmajid, Casablanca
Je pense, donc…
Je souhaiterais réagir à l’article intitulé “Le silence des intellectuels” (TelQuel numéro 393), qui a eu le mérite de me sortir de mon silence, car je me sens concernée, faisant partie des intellectuels de ce pays. J’ai trouvé le thème judicieux, mais les critères non explicites. Il n’est pas faux que depuis la participation de l’USFP au gouvernement, de nombreux intellectuels se sont mis en retrait, ont moins participé à la presse partisane qu’ils animaient jusque-là. Beaucoup d’intellectuels ont été récupérés également par le Pouvoir. D’autres se sont plus investis dans la société civile. Pour ma part, je tenais une page hebdomadaire à Al Iittihad Al Ichtiraki, j’écrivais dans Libération, j’écris autrement aussi et j’estime que la création d’une école supérieure de psychologie est un acte intellectuel et militant à la fois. Assia Akesbi Msefer, psychologue et fondatrice de l'école supérieure de psychologie de Casablanca


Vite, du changement
Notre pays est en train de changer, de se moderniser, de s'industrialiser, de se démocratiser. Une Constitution moderne décrétera bientôt, je l’espère, la séparation des pouvoirs et ce serait une démarche positive de la part de notre roi. Mais dans notre paysage politique, asphyxié par des partis administratifs corrompus, le seul parti qui se bat pour la justice et le développement est un parti islamiste. Quant à la gauche, je ne crois pas qu'elle représente une solution pour notre époque vouée à la mondialisation économique. Il n'y a aucun parti politique marocain qui défende des idées progressistes et modernes. Un parti libéral, démocrate, qui défendrait les libertés individuelles, la laïcité, qui lutterait contre l'archaïsme et la corruption, serait pourtant le bienvenu dans le monde politique marocain. Elias Amador, Nador


Précision.
Je souhaite rectifier, suite à votre article intitulé Tajine et Tijania (TelQuel numéro 394), que Dar Lamraya où résidait notre ancêtre Cheikh Sidi Ahmed Tidjani ne sera jamais un lieu de restauration et que Sa Majesté Mohammed VI n'a jamais donné d'instructions dans ce sens. Mohammed El Kebir Ben Ahmed Tidjani
 
 
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