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Par Sonia Terrab,
correspondance de Paris
Reportage. Casanegra à Paris
Après le Maroc, la Hollande et la Norvège, Casanegra a été présenté à Paris en avant-première. Coulisses de l’événement, comme si vous y étiez.
Mardi 13 octobre, 20h30, rue du Temple : il y a foule devant le cinéma Le Nouveau Latina. Casanegra y est présenté en une sorte d’avant-avant-première, projection privée ouverte seulement à la presse, aux invités de la distribution et de la production. L’excitation est à son comble et l’équipe du film, composée de Noureddine Lakhmari, Anas |
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Elbaz, Ghita Tazi et Dino Sebti (producteur), a le sourire. “Beaucoup de gens sont venus, y compris des VIP issus des milieux de la production et de la distribution, des scénaristes et des acteurs”, commente fièrement le réalisateur, qui court partout pour accueillir tout ce beau monde. Saïd Taghmaoui s’installe, les parents de Gad Elmaleh aussi. Après les discours d’usage, la projection commence.
2 heures et des poussières plus tard, sortie des spectateurs dans un brouhaha positif. “Je suis touchée”, déclare Marion, une jeune productrice française. “Le film m’a secoué”, renchérit Bruno, photographe parisien. Le cocktail qui a suivi la projection, ou after si vous préférez, a été marqué par la présence, parmi les people d’origine marocaine, de Ali Baddou, icône du showbiz audiovisuel. Le cocktail est pris d’assaut par une cinquantaine de personnes et placé sous le signe du soulagement et de la bonne humeur : “Je pense que le film a beaucoup plu, heureusement”, souffle Ghita Tazi, joyeuse, qui se laisse aller aux mondanités que lui confère sa position.
Rendez-vous est pris pour l’avant-première publique, beaucoup plus déterminante pour l’avenir français du film.
Grand public, grand succès
Jeudi 15 octobre, 20h, cinéma UGC Les Halles. Comme d’habitude, le réalisateur Noureddine Lakhmari est fidèle au poste, bien avant les autres. A la question : “ Stressé ?”, il répond en trompe-l’oeil : “Non, serein”. Attitude que semble partager Vincent Paul Boncourt, le directeur de Bodega Films, distributeur français du film : “C’est un challenge pour le public, les Marocains qui vivent ici mais aussi les Français curieux, désireux d’un autre cinéma”. Il y croit, il y croit, et il est difficile de ne pas faire autrement. La salle est pleine, à grande moitié marocaine, et le public est de tout âge. Durant la séance, les rires sont aux rendez-vous et tous sont scotchés à leurs sièges. La scène désormais célèbre de la masturbation de Driss Roukhe est, sans fausse surprise, le point culminant de l’hilarité de l’assemblée. Et le générique se déroule sur fond d’ovation générale. “J’ai adoré, vraiment adoré”, s’exclame Nadia, une jeune MRE, à la sortie. “Nous ne connaissons pas le Maroc, nous sommes venu voir le film grâce au bouche à oreille et c’est magnifique. Les gros plans, la ville, ces jeunes sont si attachants”, s’enthousiasment Marie, 22 ans, et Fabien, 20 ans, venus à deux savourer une séance de cinéma “exotique”.
Le buzz est vite lancé et la presse suit le mouvement dès le lendemain : “Petit budget, tournage en sept semaines et véritable phénomène au Maroc, Casanegra est un “OCNI” (objet cinématographique non identifié) nous administrant une thérapie de choc”, écrit Joseph Macé-Scaron dans l’hebdomadaire Marianne. “Energique, ce film de Noureddine Lakhmari dépeint brillamment cette ville atypique et sa cohorte de bandits très typiques”, relate Fabien Menguy, dans le magazine urbain A Nous Paris. Depuis le 21 octobre, le film est visible dans plus de 20 salles françaises. Bon voyage. |
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