TUNISIE. Ben Ali V
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Zine El Abidine Ben Ali rempile, sans grande surprise.(AFP)
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Le président tunisien a été reconduit pour un 5ème mandat. Plébiscité par le peuple, Zine El Abbidine Ben Ali menace de poursuivre en justice quiconque remettrait en cause son élection sans preuves..
Zine El Abidine Ben Ali, réélu ce 25 septembre, ce n’est pas vraiment une surprise. C’est donc avec presque 90%, le score le plus bas depuis 1987, que les Tunisiens ont plébiscité “l’artiste du changement” pour un 5ème mandat. Quant aux autres candidats, ils ont dû se contenter de miettes, sans y trouver à redire. Susceptible, Ben Ali avait même |
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| menacé ses détracteurs samedi 24 octobre, en direct à la télé, avançant qu’il les poursuivrait en justice “s’ils émettaient des accusations ou des critiques concernant l'intégrité de l'opération électorale sans présenter de preuves concrètes”. Les législatives ont, elles aussi, été une simple formalité pour le parti au pouvoir, le RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique), qui a raflé 85% des voix. Les journaux proches de la famille ou officiels, tels La Presse, Assabah ou encore Le Temps, saluent le triomphe de la démocratie et la sagesse du peuple tunisien. Ces médias rappellent que sous Ben Ali, la Tunisie, qui enregistre chaque année des taux de croissance supérieurs à 3%, fait bonne figure dans tous les classements mondiaux de développement. Ils omettent toutefois de rappeler que le chômage culmine à 14%, que le salaire minimum est d’à peine 217 dinars par mois (soit environ 1400 dirhams), que le pays est sans cesse épinglé sur la question des droits de l’homme et de la liberté d’expression… En attendant un sixième mandat. |
Danemark. Un journal dans la tourmente
Les autorités américaines ont déclaré mardi 27 octobre, avoir arrêté un citoyen américain et un ressortissant canadien d’origine pakistanaise. Les deux hommes projetaient d’organiser des attentats contre le journal danois Jyllands Posten, qui avait diffusé les caricatures du prophète Mohammed en 2006, soulevant un tollé dans le monde musulman. Selon le département de la Justice américain, le rédacteur en chef et le caricaturiste du journal étaient visés par le tandem de terroristes présumés. D’après les enquêteurs, David Coleman Hadley, 49 ans, aurait effectué deux voyages au Danemark pendant lesquels il aurait visité les bureaux du journal, où il s’était fait passer pour un représentant d’une société d’émigration souhaitant acheter des espaces publicitaires. Il se serait aussi rendu au Pakistan, où il aurait rencontré des mouvements proches d’Al Qaïda. Tahawur Hussein Rana, 49 ans, est accusé d’avoir apporté un soutien à David Coleman Hadley, dans le but d’organiser des attentats à l’étranger. L’enquête suit son cours.
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Egypte. Au nom du frère
Youssef Abou Zouhri, le frère du porte-parole du mouvement Hamas, n’est pas mort sous la
torture dans une prison égyptienne. Arrêté en Egypte en avril dernier pour avoir passé illégalement la frontière de Gaza avec le Sinaï, il serait décédé des suites de complications cardiaques, selon une source au ministère égyptien de la Justice. Le rapport du médecin légiste ne signale aucune trace de torture, intérieure ou extérieure, ni la présence de drogues ou médicaments dans le sang du défunt. La mort de Youssef Abou Zouhri avait retardé le processus de réconciliation entre l’Autorité palestinienne et le Hamas. La rencontre entre les deux frères ennemis devait avoir lieu en Egypte le 26 octobre, mais a, depuis, été
reportée aux calendes grecques. La famille du défunt a dénoncé le rapport, décidant de porter l’affaire devant la justice tout en pointant du doigt les services secrets égyptiens, coupable selon elle, de torture.
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France. Fin de l’Angolagate
Le procès de l’Angolagate s’est clôturé mardi 27 octobre. Le tribunal correctionnel de Paris a eu la main lourde dans cette affaire de vente illégale d’armes dans les années 1990 à l’Angola, pays alors en pleine guerre civile. Jean-Christophe Mitterrand, fils aîné du président défunt, s’en tire avec deux ans de prison avec sursis et une amende de 375 000 euros. Charles Pasqua, ancien ministre de l’Intérieur et actuellement sénateur, a été condamné à un an de prison ferme. L’écrivain Paul-Loup Sulitzer a pour sa part été condamné à 15 mois de prison avec sursis, agrémentés d’une amende de 100 000 euros. Enfin, les deux hommes d’affaires, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, ont écopé de six ans de prison ferme chacun. Le même jour sur France 2, Charles Pasqua a demandé la levée du secret défense sur toutes les opérations de ventes d’armes à l’étranger, car, dit-il, “le président de la république et le Premier ministre étaient au courant, la plupart des ministres aussi... le moment est venu de mettre les choses au clair”.
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Afghanistan. La débâcle annoncée
Pendant que Barack Obama médite sur l’opportunité d’envoyer près de 40 000 hommes de troupe supplémentaires, les talibans intensifient leurs attaques. Le mois d’octobre aura été le plus meurtrier pour l’armée américaine depuis 2001. 8 soldats sont tombés sous les balles talibanes mardi 27 octobre, portant à 54 le nombre de morts pour le mois en cours et à plus de 5000 les pertes américaines depuis le début de l’offensive contre les talibans afghans. La veille, le crash de trois hélicoptères a fait onze morts. La version de l’ISAF (International security assistance force) conclut à des accidents, mais ne convainc pas grand-monde. Alors qu’ un deuxième tour de scrutin présidentiel est attendu pour le 7 novembre, les talibans ont promis de saboter le processus. Aussitôt dit aussitôt fait. Mercredi 28, un commando attaque, à Kaboul, un bâtiment de l’ONU. Huit personnes sont mortes, laissant planer le doute sur la capacité des forces afghanes, qui assuraient la sécurité du lieu, à prendre le relais des forces de l’OTAN.
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LU POUR VOUS. Chère mosquée
Adeptes du gigantisme, amateurs de grandiloquence, partisans du prestige à tout prix, vous serez servis : Alger aura sa Grande mosquée. Ceux qui croyaient que le projet était abandonné suite à un sursaut de pragmatisme, ou par la grâce de considérations économiques terre-à-terre induites par une crise financière qui invite plutôt à la prudence, en auront eu pour leur “excès de bons sens”.
Passons sur l’intérêt architectural, cultuel ou culturel, voire politique, peu consensuel et peu évident, d’un tel ouvrage. Les 1216 kilomètres de l’autoroute est-ouest ne sont pas encore livrés que, déjà, sont mises à mal les caisses de l’État. S’il faut rappeler ici que le budget initialement alloué à ce même projet d’autoroute a dû être multiplié par quatre, on peut s’interroger sur le coût final de notre future Grande mosquée. Il sera, à coup sûr, à la hauteur du minaret qui va surplomber (la ville). Mais avant cela, interrogeons-nous d’abord sur la faisabilité d’un tel projet. L’Algérie a-t-elle réellement les moyens de mettre en œuvre et de mener à son terme la réalisation d’un aussi coûteux édifice ? À moins que cette mosquée soit la priorité des priorités. Ce qui appellerait d’autres questions, plus en rapport avec la religion et l’abstrait qu’avec l’économie simple et concrète. Saïd Cherki, Liberté (Algérie), 28 octobre. |
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