N° 397
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Financement. Fonds Hassan II : On touche le fond ?
L'ACTU ÉCONOMIE



Electricité. Ecran total

Le projet de production d’électricité propre mobilisera 10% du PIB. (AFP)

A l’horizon 2020, le Maroc ambitionne de se doter d’un méga-parc de production d’électricité solaire, pour un coût de 9 milliards de dollars. Le projet devrait couvrir 40% des besoins en électricité du pays.

Mobiliser 10 % du PIB pour un méga- projet de production d’électricité solaire. Voilà l’objectif du gouvernement marocain à l’horizon 2020. Mohammed VI, en présence de Hillary Clinton, a présidé la présentation de ce projet lundi dernier à Ouarzazate. A terme, 2000 MW s’ajouteront à la production d’électricité et permettront de couvrir 40 % des besoins
du pays, évitant ainsi l'émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an. Cinq sites localisés dans l’est et le sud du pays ont été retenus pour accueillir ces infrastructures énergétiques : Ouarzazate, Aïn Beni Mathar, Foum El Oued, Boujdour et Sabkhat Tah. En tout, 11 000 hectares seront mobilisés pour abriter les panneaux solaires géants. La première centrale, celle de Ouarzazate, entrera en service dès 2015. A elle seule, elle nécessitera un investissement de 2 milliards de dollars. Dans une conférence de presse tenue ce mercredi à Rabat, Amina Benkhadra, ministre de l’Energie et des Mines, a précisé que les premiers appels d’offres seront lancés en juin prochain. Avant d’être supplanté par l’Algérie, le Maroc devait à l’origine participer au projet Desertec- mené par un consortium allemand- du plus grand parc de panneaux photovoltaïques au monde regroupant plusieurs pays africains. Fadoua Ghannam


Foncier public. Bye bye happiness
Plusieurs groupes immobiliers du royaume se cognent la tête contre les murs. Ils ne peuvent plus faire leurs emplettes dans cette grande réserve foncière publique que l’Etat a mise à leur disposition depuis quelques années. La raison ? Il y a de cela un mois, trois hauts fonctionnaires de l’Intérieur et de l’Habitat, soupçonnés de spéculations foncières frauduleuses, ont été démis de leurs fonctions. Depuis, la direction des Domaines a tout simplement arrêté toute cession de terres étatiques aux promoteurs immobiliers privés. Du coup, plusieurs sociétés immobilières, qui ont intégré l’assiette foncière promise par l’Etat dans leur business plan, sont dans l’embarras. Pour certaines, le délai fixé pour le démarrage des chantiers est même dépassé, alors qu’elles n’ont pas pu entrer en possession des terrains concernés. F.G.


Pharmacie. Très chers médocs
Sueurs froides pour les industries pharmaceutiques du pays. Le très attendu rapport de la commission parlementaire sur le médicament a finalement été présenté mardi dernier à la Chambre des représentants. Décidée en 2008, cette enquête a passé au crible les pratiques du secteurs : prix, concurrence, filière d’approvisionnement… Conclusion ? Les médicaments vendus au Maroc sont (beaucoup) plus chers que ceux commercialisés dans d’autres pays comme la Tunisie ou la France (jusqu’à trois fois plus). Pire : pour une même molécule, le prix d’un médicament peut varier du simple au sextuple, selon le fabricant. Pour certains médicaments, la différence de prix peut atteindre 300 % d’une zone géographique à une autre. La commission a ainsi mis l’accent sur “le dysfonctionnement important du système pharmaceutique marocain”, pointant du doigt fabricants et ministère de la Santé. Les députés recommandent une révision urgente de la structure des prix, sous la tutelle d’une instance indépendante. F.G.


Loi de Finances. Majorité enflammée
Les débats s’animent dans l’hémicycle, au fur et à mesure que la discussion du projet de Loi de Finances 2010 avance en commission. Cette semaine, Salaheddine Mezouar, le ministre des Finances a pu constater le fragile équilibre de la majorité gouvernementale quand des députés USFP ont descendu en flamme les dispositions fiscales prévues pour les hydrocarbures. L’augmentation de la Taxe sur la valeur ajoutée de 7 à 10 % sur le gaz de pétrole, les autres hydrocarbures gazeux ainsi que sur les huiles de pétrole, ne fait pas l’unanimité. Pour le gouvernement, “la baisse de l’Impôt sur le revenu compensera la hausse de la TVA”. Mais les députés socialistes ne le voient pas de cet œil : “Ces produits sont surtout utilisés par les campagnards pour l’éclairage et le chauffage. Cette disposition pénalisera davantage le pouvoir d’achat des Marocains déjà affecté par la hausse du coût de la vie”, souligne Khalid El Hariri, qui siège à la commission des finances de la première chambre. F.G.

 
 
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