N° 397
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Polémique. Des barons de la drogue au parlement ?

Akhbar Al Youm. Procès à la marocaine

Droits Télé. Le foot hors de prix
L'ACTU MAROC



Tendance. 2010, année écologique

En avril 2010, le gouvernement
présentera sa copie au roi. (AFP)

Le gouvernement livrera d’ici la fin de l’année une première mouture de la Charte pour l’environnement voulue par Mohammed VI. Elle pourrait être opérationnelle d’ici l’année prochaine.

L’annee 2010 sera écologique ou ne sera pas. Le 17 avril prochain, à la veille de la tenue au Maroc d’une grande messe onusienne sur l’environnement, le gouvernement présentera officiellement sa Charte pour l’environnement à Mohammed VI. Le monarque, qui semble y tenir particulièrement, avait expressément appelé, dans son discours du 20
août, à la mise en place d’un cadre juridique et incitatif visant à préserver l’environnement. Aussitôt dit, aussitôt fait. Abbas El Fassi s’est saisi du dossier en créant un comité ad hoc où siègent les secrétaires généraux de tous les départements ministériels. Depuis, les réunions hebdomadaires de ce comité, tenues en toute discrétion, ont reçu une flopée d’experts internationaux, climatologues et autres juristes. Après un benchmark avec des pays à structure économique comparable au Maroc (L’Espagne, la Tunisie, la Turquie), une première mouture devrait voir le jour fin décembre. Elle sera ensuite soumise à un débat national, à coups de colloques, de séminaires, de présentations… Objectif : recueillir les remarques des industriels, agriculteurs, spécialistes, politiques sur la question. Le texte suivra par la suite le circuit de tout projet de loi (adoption par le gouvernement, puis par le parlement) avant d’entrer en vigueur… peut-être en 2010. Fadoua Ghannam


Botola. Le couac du WAC
Dimanche 1er novembre, surprise sur le petit écran : la rencontre opposant le Wydad de Casablanca à l’Olympique de Safi pour le compte de la 7ème journée de la Botola n’a pas été diffusée comme prévu par 2M. La raison ? Les journalistes de la deuxième chaîne ont été empêchés par les dirigeants wydadis d’accéder au complexe Mohammed V. Ce faisant, le club présidé par Abdelilah Akram souhaitait protester contre le planning de la programmation des matchs décidé par la Fédération royale marocaine de football. “Nous en avons assez que la FRMF nous impose de jouer quand bon lui semble”, nous a déclaré un membre du comité du club bidaoui qui, du coup, risque d’être condamné à payer une amende de plusieurs dizaines de milliers de dirhams. Car, en claquant la porte au nez de 2M, le WAC n’a pas respecté les termes du contrat signé entre la FRMF et la SNRT, stipulant que les chaînes nationales, Al Aoula, 2M et Arryadia, ont le droit de retransmettre l’ensemble des matchs de la Botola. Mehdi Sekkouri Alaoui


VISITE. Hillary est passée par là
Arrivée à Marrakech pour participer à la 6ème édition du Forum pour l’Avenir les 2 et 3 novembre, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a soulevé des espoirs, même si certains sont restés sur leur faim. Clinton a assisté à deux jours de travaux avec ses homologues de la diplomatie arabe. Taïeb Fassi-Fihri a même décroché la bénédiction d’Obama pour la solution d’autonomie proposée par le royaume sur le dossier sensible du Sahara. Côté cour, la complicité a même transpiré dans l’entrevue d’Hillary avec Mohammed VI, à Ouarzazate. Côté presse, en revanche, c’est la déception. Interpellée par Reporters Sans Frontières, la semaine précédente, Clinton a seulement rappelé que la liberté de la presse est un “contre-pouvoir utile”. “Je sais, a dit Mme Clinton, qu’il est parfois difficile de rapporter les faits et de rester objectif”. Pour rappel, le Maroc avait déjà accueilli la première édition du forum, à Rabat fin 2004. A l’époque Colin Powell n’avait presque pas desserré les dents. Youssef Aït Akdim


PAM-PJD. Uppercut et coup bas
Entre le PAM de Fouad Ali El Himma et le PJD d’Abdelilah Benkirane, les choses ne font qu’empirer. Après les escarmouches, par presse interposée, qui ont émaillé les derniers rendez-vous électoraux, c’est désormais le parlement qui fait office de ring pour les deux partis de l’opposition. La semaine dernière, l’intervention du chef de groupe islamiste devant la commission des Finances de la première chambre a jeté de l’huile sur le feu. Censé discuter le projet de loi de finances, Mustapha Ramid est sorti du sujet pour critiquer la formation d’El Himma : “le PAM a contribué à altérer la vie politique”. Une plaidoirie qui n’a pas été du goût de ses adversaires. Le lendemain, le parti du tracteur s’est fendu d’un communiqué cinglant accusant le PJD de tenir “un discours populiste, stérile, axé sur la surenchère”. Ce premier round violent entre deux formations poids lourds, présage d’un match de boxe sanglant au Parlement. Hassan Hamdani

 
 
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