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RSF, un classement contestable ?
Dans le numéro 395 de TelQuel, vous avez rapporté le dernier classement de la liberté de la presse dans le monde réalisé par l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF). Dans ce rapport, le Maroc a perdu 5 places et s’est retrouvé au 127ème rang sur 175 pays. Loin, très loin de certains pays du Golfe, notamment du Qatar, classé 94ème. Selon ce classement, on peut conclure a priori que les journalistes qataris jouissent de beaucoup plus de liberté que leurs homologues marocains. A priori seulement. Car il y a quelques mois de cela, l’ancien secrétaire général de Reporters sans frontières, Robert Ménard, a claqué la porté du Centre de Doha pour la liberté d'information et émis un communiqué fustigeant le manque de liberté de presse au Qatar. De fait, les journalistes qataris ont bien compris la règle : ils s’autocensurent pour éviter de s’attirer les foudres du régime. Les plus récalcitrants, eux, ont été muselés. Les journalistes du Qatar peuvent se permettre de critiquer tous les régimes du monde, excepté le leur. Aucun journaliste du Qatar ne peut par exemple critiquer l’émir ou le régime du Qatar. Aucun journaliste ne peut aller fouiller dans les années sombres du régime. Aucun journaliste ne peut s’exprimer sur l’esclavagisme des travailleurs immigrés et la traite des femmes au Qatar. Là où le bât blesse, c’est que les critères scientifiques du classement de RSF ne tiennent pas compte de l’autocensure. Revenons au Maroc. Ici, il n’y a presque pas de sujet tabou, la presse est relativement libre. On parle de tout, des années de plomb, de Hassan II, de sa vie privée, de Mohammed VI, de ses conseillers, de ses amis intimes. Et, malgré cela, le Maroc ne cesse de dégringoler dans le classement de RSF ! El Houssine Bouiamrine, Meknès
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Mais où est ZB ?
Je commence à m'inquiéter sérieusement. Où est donc Zakaria Boualem ? Vous nous aviez annoncé des vacances pour 3 mois. Et là nous sommes à la fin novembre et il n'est toujours pas revenu. Je l'avoue, il me manque. Votre petit schizo est certes très rigolo, mais notre parano national est irremplaçable.
Fatym Guedira, Guercif |
Smyet bak ?
La candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD, organisme public qui gère le plus grand quartier d’affaires d’Europe (La défense), a agité la France pendant plus de deux semaines. Deux logiques s’opposaient dans cette affaire : la légalité et la légitimité. D’un côté, les partisans du président français défendaient la candidature de son fils en mettant en avant son caractère légal. Jean Sarkozy a été d’abord élu par les habitants de Neuilly comme conseiller régional, il a été ensuite porté président de groupe au conseil régional par ses pairs de l’UMP. Il était donc naturel qu’il soit le candidat du groupe au poste d’administrateur puis, qu’il tente de se faire élire président de l’EPAD. De l’autre côté, les adversaires de cette candidature mettaient en doute l’aptitude, la légitimité, de Jean Sarkozy à assumer cette charge : ce jeune homme de 23 ans, en deuxième année de droit, élu d’une circonscription qui a toujours voté à droite, n’avait d’autres mérites que le nom qu’il porte. Bien mince pour remplir une fonction à forts enjeux économiques et urbains. Imaginez maintenant ce qui se passerait au Maroc si le gendre du Premier ministre était nommé ministre délégué. Imaginez aussi que le neveu du chef du gouvernement soit nommé ministre des Affaires étrangères, qu’un autre de ses neveux préside les Offices nationauxs de l’Eau et de l’Electricité… Non, décidément, le plus beau pays du monde défie toute imagination. Ismaïl Lazrek, Marrakech.
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La télé doit bouger !
Le Maroc ne manque pas de sujets de société captivants : chômage, pauvreté, sexualité, amazighité, religion, politique... Mais, malheureusement, la télé fait l’impasse sur la plupart de ces thématiques. Du coup, on est obligé de regarder tous les soirs ces émissions aseptisées, dans une langue très loin de nous et de notre quotidien. Les Marocains ne méritent-ils pas une télé nationale qui reflète leur réalité, une télé citoyenne, responsable, transparente ? Samir samir, Ouarzazate.
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Hasta siempre TelQuel
Je viens de regarder une émission sur la chaîne franco-allemande Arte. Ce programme télé m’a permis de faire en partie votre connaissance. Je vous souhaite de pouvoir continuer de défendre la liberté d’expression dans votre pays. Cela a, entre autres vertus, de permettre à vos lecteurs des réflexions vivifiantes. Bon courage pour la suite. Mado Chevreuil, enseignante à la retraite, France. |
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